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Mesar voudrait se battre, « il a dit ça? »

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Mesar qui veut se battre; « j'aime ça, mais je vais lui parler! » Dans le cadre du camp des recrues 2025 des Canadiens de Montréal, l'entraîneur-chef du Rocket de Laval, Pascal Vincent, répond aux questions des médias.

BROSSARD – « Mesar ? » Voilà la réaction de Pascal Vincent lorsqu'il s'est fait dire par un journaliste que le petit attaquant souhaitait se battre, au moins une fois, cette saison.

Ce moment cocasse était savoureux, car personne ne s'attend à voir le choix de première ronde (26e rang) en 2022 jeter les gants pour se frayer un chemin jusque dans la LNH.

Par contre, Mesar a eu droit à une rencontre avec des dirigeants du Canadien qui lui ont demandé de démontrer davantage de hargne dans son jeu. Ça explique pourquoi Mesar a nommé Brad Marchand parmi les joueurs desquels il peut s'inspirer pour ajuster son style.

Alors, même si l'entraîneur du Rocket de Laval était étonné de l'affirmation de Mesar, il était loin de détester sa conviction.

« En fait, j'apprécie ça, il veut faire des choses inhabituelles pour lui. Si ça arrive et qu'il est prêt, c'est correct. Mais on n'a jamais demandé ça. Si c'est ce qu'il a compris quand on lui a parlé pour demander plus de hargne, ce n'est pas le cas », a décrit Vincent.

« Je vais lui reparler », a ajouté l'entraîneur en faisant sourire les journalistes.

En 45 matchs réguliers dans l'uniforme du Rocket, Mesar n'a purgé que 18 minutes de punition. Il visitera peut-être plus souvent le cachot, mais les entraîneurs souhaitent d'abord qu'il exprime son talent.

Avec les espoirs qui ont été sélectionnés dans les trois cuvées qui ont succédé à la sienne, Mesar n'attire plus tant l'attention. La route menant à un rôle avec le Canadien s'est compliquée, mais la nervosité a diminué pour le Slovaque.

« Je pense que oui. Il s'est blessé (cheville et épaule) quelques fois l'an passé ce qui l'a ralenti. Là, il est à 100%. Il a joué à l'aile l'an passé et là, on le fait jouer au centre. On va voir les résultats. Je veux juste le voir continuer de progresser, je ne veux pas changer son style », a cerné Vincent.

Plus tôt cette semaine, le pilote du Rocket avait vanté l'habileté de Mesar pour réussir des jeux avec une exécution très rapide. Cet atout pourra lui servir dans les espaces restreints, mais il devra assurément démontrer d'autres cartes de son jeu pour demeurer dans les plans de l'organisation.

Mesar s'est même fait devancer par Oliver Kapanen qui a été repêché un an avant lui, en 2021, en deuxième ronde.

L'attaquant suédois a déjà 21 matchs avec le CH derrière la cravate. Certes, Kapanen continue de peaufiner ses actions pour être plus efficace sur la patinoire, mais son gabarit, son patinage fluide, son aisance offensive et son jeu responsable ont sauté aux yeux.

Kapanen a compris qu'il doit pousser chacune de ses forces à un autre niveau pour s'établir dans le circuit Bettman.

Actuellement, si le Canadien évite les blessures à court terme, le droitier de 22 ans devra probablement attendre un rappel.

« Je me suis entraîné fort cet été avec un seul but en tête, me tailler une place avec le CH. Je sais davantage à quoi m'attendre et j'ai pu travailler sur quelques aspects de mon jeu. Rien ne me sera offert gratuitement. Je crois qu'il y a une place pour moi en attaque », a affirmé Kapanen.

« Ma carrière professionnelle est encore jeune, mais je m'attarde plus aux détails sur la patinoire, le jeu se déroule vite », a-t-il expliqué.

Kapanen a commencé par goûter au hockey professionnel en Europe. Grâce à ses expériences suivantes avec le Canadien et le Rocket, il a été en mesure de visualiser la chaise qui lui conviendrait.

« Être un joueur fiable qui peut jouer dans toutes les situations, c'est ma force depuis les débuts de ma carrière professionnelle », a indiqué l'athlète de six pieds deux pouces.