SAINTE-JULIE – Chez le Canadien, personne n'a sursauté quand Nick Suzuki, qui a grandement évolué comme capitaine, a osé évoquer la coupe Stanley la semaine dernière.
« C'est le bon état d'esprit à privilégier. Pendant les dernières années, on ne voulait pas trop parler de séries. Là, on a été en mesure d'y participer et c'est l'approche qu'on doit avoir; c'est important de visualiser le plus haut. À mes yeux, de voir que les gars le font, ça regarde super bien », a réagi Francis Bouillon qui agit comme entraîneur au développement des joueurs dans l'organisation du Tricolore.
Alex Burrows, consultant au développement des joueurs avec le CH, a partagé la même vision que Bouillon.
« J'adore ça, le groupe est rendu là. Notre capitaine Nick a raison de croire en ses moyens et ceux de l'équipe. Ils ont prouvé la saison dernière qu'ils peuvent rivaliser contre n'importe qui quand ils jouent de la bonne façon. J'adore voir que le capitaine ne craint pas la pression extérieure et qu'il vise haut », a noté Burrows alors que lui et Bouillon se préparaient à participer au tournoi de golf de la Fondation des Canadiens pour l'enfance au Club de golf de la Vallée du Richelieu.
En transportant l'équipe sur ses épaules après la date limite des transactions, Suzuki a démontré qu'il était rendu apte à assumer d'imposants mandats.
Dans les dernières semaines, Bouillon a constaté l'évolution de Suzuki dans son leadership.
« Nick devient un leader qu'il n'était peut-être pas il y a deux ans, tu vois qu'il assume un rôle important. J'étais au camp de développement à Brossard et il était autour des jeunes. J'aimais ce qu'il amenait comme contribution, il était ouvert avec eux. Il ne pense pas juste à s'occuper de ses coéquipiers, il se préoccupe aussi de la relève. C'est vraiment plaisant pour l'organisation de voir ça », a raconté Bouillon avec fierté.
Suzuki, qui s'est marié cet été, a compris l'influence positive qu'il pouvait exercer.
« Au début, vu qu'il n'a pas grandi à Montréal, il ne passait pas ses étés ici. Maintenant, c'est le cas. Tout le monde veut s'entraîner avec lui, plus de joueurs veulent être présents à Brossard. Des jeunes ont la chance de s'entraîner avec le capitaine du Canadien. Si on m'avait offert ça dans mon temps, j'aurais sauté sur l'occasion tout de suite », a indiqué Bouillon qui sent Suzuki moins timide à 26 ans.
L'intégration de Dobson et Bolduc au noyau
Le noyau du Canadien a grandi ensemble et ce facteur enchante Bouillon et Burrows. Pour maximiser le potentiel de ce noyau, les dirigeants devaient y greffer des acteurs d'influence et ils sont passés à l'action en faisant l'acquisition de Noah Dobson et Zachary Bolduc notamment.
« La haute direction a réussi de très bons coups cet été. Je travaille pour l'organisation, mais je demeure un partisan de l'équipe en même temps. Je côtoie beaucoup de gens au Québec et tout le monde est excité. Tu vois qu'on progresse comme organisation », a ciblé Bouillon qui s'est promené, cet été, entre la région montréalaise et sa pourvoirie au nord de La Tuque.
Burrows est arrivé à la même conclusion tout en sachant que le sport professionnel réserve toujours de nouveaux défis.
« C'est toujours à refaire, mais j'aime l'expérience qui a été acquise par le Canadien et chez le Rocket avec un plus long parcours éliminatoire. Il faut en tirer des leçons et les appliquer au camp d'entraînement. On sait qu'il y aura d'autres défis et d'autres obstacles dans notre chemin », a cerné avec réalisme celui qui a rechargé les batteries avec des vacances en famille dont à Vancouver.
L'ampleur du défi d'intégrer Dobson et Bolduc reste à découvrir. Le groupe du développement – incluant Bouillon, Burrows, Adam Nicholas et Paul Byron - sera mis à contribution pour aider Martin St-Louis et ses adjoints.
« Ça se fait souvent avec le développement, mais ils ont déjà du vécu dans la LNH. Ils vont se joindre au groupe assez facilement, il restera à développer la chimie », a précisé Burrows.
« Dobson est vraiment content d'être à Montréal et c'est très important. Il connaît un peu l'histoire de l'organisation. Il a déjà un beau rôle dans la LNH. Pour Bolduc, ce sera d'apprendre à le connaître et travailler avec lui. Tout le monde est content de l'avoir dans l'organisation. On verra ce qu'il donnera », a ajouté Bouillon.
Terminons avec une pensée pour Jacques Demers alors que le tournoi a eu lieu la journée de son 81e anniversaire.





