Patrik Laine ne se souvient pas de la date exacte. Il faudrait qu’il fouille dans son calendrier, admet-il, mais il est certain d’une chose.
Il avait reçu le feu vert du personnel médical des Canadiens pour jouer dans l’éventualité où ses services seraient requis.
On sait aujourd’hui que ce jour n’est jamais venu.
Blessé à la mi-octobre, l’attaquant finlandais n’a eu le temps de jouer que cinq rencontres avec le Tricolore avant se retrouver sur une table d’opération pour soigner une hernie sportive.
Tenu à l’inactivité pendant les semaines qui ont suivi, Laine a finalement repris l’entraînement aux côtés de ses coéquipiers en janvier.
« J’aurais probablement pu jouer assez tôt après le jour de l’An, a-t-il estimé, lundi, alors qu’il dressait le bilan de son éprouvante campagne. Mais d’un autre côté tu ne veux pas précipiter les choses et essuyer des reculs dans ta rééducation et que ça prenne encore plus de temps. On devait donc faire attention. »
N’empêche, Laine a fini par retrouver la santé complète. Le problème c’est qu’il était déjà trop tard.
« Il était tellement en arrière étant donné qu’il n’avait pas joué depuis longtemps. On était dans une situation où il fallait absolument gagner », a justifié le directeur général Kent Hughes, avant que ses joueurs, dont Laine, ne rencontrent les médias à leur tour.
« J’ai réalisé assez tôt que je ne jouerais pas puisque j’étais à l’écart depuis 4 ou 5 mois et que les gars bataillaient pour une place en séries, a dit avoir compris Laine. Tous les gars jouaient bien, alors j’ai réalisé que je ne jouerais probablement pas. Je me suis alors dit que j’allais prendre ce temps pour travailler fort. Je me suis dit que si l’appel vient, il viendra. S’il ne vient pas, je vais continuer à travailler. Ça ne peut que m’aider pour le futur de travailler chaque jour. »
Car un avenir dans la LNH, il y en a toujours un pour Laine. Peut-être pas à Montréal, mais assurément ailleurs, pense-t-il.
« Je vais jouer dans cette ligue pour encore longtemps, ce n’est même pas une question. Ce n’est jamais quelque chose dont j’ai douté. Je vais avoir besoin d’une opportunité. Je suis en excellente forme, je me sens bien et j’ai encore beaucoup de temps avant la prochaine saison. Ce n’est définitivement pas quelque chose dont je m’inquiète. »
Celui qui deviendra joueur autonome sans compensation tourne donc la page sur son séjour de deux ans à Montréal. Un arrêt dont il assure qu’il gardera un précieux souvenir.
« Les gens [de Montréal] vont me manquer. Vous (les journalistes, NDLR.), pas une seule seconde, je ne m’ennuierai pas de ça… Je plaisante! J’aime tout le monde, j’aime la ville. Je me sentais à la maison ces deux dernières années.
« Je suis choyé d’avoir pu faire partie de cette organisation pour quelques années et je la remercie. Je vais m’ennuyer de tout. C’est la meilleure place pour jouer au hockey. »











