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Malik L’Italien est comparé à Thomas Chabot

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MONTRÉAL – Les recruteurs n’hésitent pas à comparer ses qualités à celles de Thomas Chabot, Kristopher Letang et Jay Bouwmeester. Malik L’Italien possède le physique et l’aisance sur patins, il ne lui reste qu’à démontrer l’ampleur de son potentiel offensif.

Le grand défenseur a déjà très bien compris que son rang de sélection au repêchage 2027 de la LNH dépendra de cet aspect de son jeu.

« C’est sûr que c’est mon but. À 16 ans, c’est quand même dur (d’exercer un grand rôle offensif) dans la LHJMQ. Cette saison, je vais être plus confiant. Je veux un rôle plus offensif en continuant à bien défendre. Je suis un défenseur qui contribue des deux façons et je pense que défendre, c’est plus important encore. Dans la LNH, c’est vraiment dur d’être offensif, mais j’ai vraiment un côté offensif et je veux continuer de le montrer », a réagi l’athlète de six pieds quatre pouces qui a franchi le plateau des 200 livres.

Jeudi dernier, quand on a procédé à l’entrevue, L’Italien avait obtenu congé pour les quatre premiers matchs préparatoires des Mooseheads de Halifax. Le lendemain, il n’a pas tardé à répondre avec son bâton en inscrivant deux buts dans le cinquième duel.

Quand on lui raconte que des dépisteurs nous disaient qu’il est en avance sur Chabot au même âge et qu’il pourrait avoir un impact similaire à Letang dans la LNH, il ne peut pas retenir un grand sourire.

« C’est spécial quand même de se faire comparer à Chabot et Letang, c’est bien. En espérant que je puisse avoir une carrière aussi électrisante qu’eux. J’admire tellement ce qu’ils ont fait. »

—  Malik L'Italien

De plus en plus, L’Italien est perçu comme une option intéressante pour la première ronde. Oui, grâce à sa saison recrue dans la LHJMQ, mais surtout parce qu’il a validé la solidité de son arsenal pendant le tournoi Hlinka-Gretzky qui constituait sa première occasion internationale.

« Plus le tournoi avançait, plus je gagnais en confiance. Au début, je devais m’adapter un peu. Et bien sûr, de gagner l’or, c’était vraiment fou. Je n’aurais pas pu espérer mieux, mais ce n’est que le début, je veux continuer de démontrer ce que je peux réussir », a commenté L’Italien.

« Est-il ultra-offensif? Ou plutôt un défenseur de transition à la Bouwmeester? Est-ce qu’il dirigera le jeu de puissance ou il évoluera sur un deuxième duo comme Kaiden Guhle », a soulevé un recruteur.

Cette saison, L’Italien fournira certaines réponses avec sa contribution et également via les entrevues qui se multiplieront avec les clubs de la LNH. D’ailleurs, quel est le comparatif qu’il utilisera lui-même pour se décrire?

« J’ai varié un peu avec quelques noms, mais je pense à Rasmus Dahlin et Jake Sanderson, des joueurs qui ont un bon gabarit et qui peuvent tout faire sur la glace », a-t-il cerné.

Quand on jette un coup d’œil à la cuvée des défenseurs du repêchage 2027, c’est évidemment celle du phénomène Landon DuPont qui domine les classements actuellement. Parmi les autres défenseurs, L’Italien se démarque avec sa charpente plus imposante.

« Et il vole sur la glace, c’est un point vraiment qui le caractérise, qui le fait sortir du lot », a insisté un recruteur.

Outre sa production offensive, il devra démontrer l’évolution de sa vision du jeu. « Il a encore des choses à travailler de ce côté-là », notait un dépisteur.

Les équipes de la LNH ont aussi remarqué qu’il a « ajouté une petite touche plus physique ce qui l’aidera au niveau professionnel. Il est maintenant capable d’asséner la grosse mise en échec de temps en temps. »

Une autre étoile a été ajoutée à son cahier pour ses progrès dans son anticipation afin d’anéantir des jeux adverses.

Un parcours différent qui le rend confiant

Une ascension comme celle du défenseur montréalais sera toujours intéressante. D’autant plus que L’Italien a opté pour un parcours différent à partir de son passage au hockey scolaire au Séminaire St-Joseph, une belle pépinière ayant notamment participé au développement de Zachary Bolduc et Sacha Boisvert.

« Ils ont prouvé qu’ils développent bien les joueurs. Sébastien Lemay a vraiment été un entraîneur incroyable, je suis reconnaissant. Ç’a été très positif pour moi », a mentionné L’Italien.

Ensuite, il s’est dirigé au Collège Stanstead au lieu d’évoluer dans le M18AAA. À Stanstead, il a amélioré son anglais et il s’est habitué à vivre éloigné du domicile familial. Au niveau hockey, il a adoré son développement avec Olivier Magnan qui a joué 18 matchs dans la LNH.

« Il a accompli un travail incroyable avec moi. Il est comme un mentor, il m’aide beaucoup là-dedans », a noté L’Italien.

En accumulant de telles expériences, L’Italien est arrivé dans la LHJMQ avec une belle confiance. S’il rate un jeu, il n’est pas du style à se morfondre longtemps et à l’éliminer de son répertoire.

Avec la maturité, il apprendra aussi à éviter certaines actions qu’il pouvait réussir dans un calibre moins relevé.

« C’est important d’être confiant, mais pas trop en même temps et de s’amuser sur la glace. Le hockey, c’est un jeu que j’adore depuis que je suis jeune. Le reste va suivre », a conclu L’Italien qui a suivi les traces de son père, Eric, et qui a hâte de voir l’évolution de son jeune frère Emrick.