Frederik Andersen est dans une situation qui peut sembler simple, mais qui ne l’est pas pour un gardien.
Après avoir permis cinq buts lors du premier match de la série contre les Canadiens de Montréal dans une défaite de 6 à 2, le gardien vient de signer deux victoires en prolongation pour voir la série basculer en faveur de son équipe.
Toutefois, le gardien a dû conserver sa concentration puisqu’il a été limité dans ces rencontres à seulement 12 et 13 lancers de la part des joueurs du Canadien. Lors du gain de 3 à 2 lundi soir, Andersen n’a eu qu’à faire un seul arrêt lors de la troisième période et ensuite en prolongation. Malgré cette mince charge de travail, il n’avait aucune marge de manœuvre puisqu’il était à un seul but alloué de voir son équipe tirer de l’arrière dans la finale de l’Est.
Devant les médias mardi, le principal intéressé n’a pas partagé de recette magique. Depuis qu’il a rejoint cette équipe dans la campagne 2021-2022, le gardien a su s’habituer à cette réalité d’être peu sollicité devant son filet avec le style de jeu de l’équipe.
« Ça fait partie d’être un gardien. Tu apprends avec le temps et l’expérience. Avec cette équipe, nous avons beaucoup la rondelle et nous appliquons beaucoup de pression. C’est comment la partie se déroule », a-t-il énuméré.
« Tu peux être actif, aider les défenseurs. Je dois me recentrer lors de chaque sifflet. Je reste concentré », a-t-il ajouté.
Un autre élément qui met à l’épreuve la concentration d’Andersen, c’est la réaction de la foule. Les gardiens adverses sont souvent la cible de chants des partisans à l’étranger et l’athlète de 36 ans n’échappe pas à cette coutume au Centre Bell. Le principal intéressé semble davantage se nourrir de la situation et il a toujours aimé évoluer dans l’environnement montréalais.
« J’entends définitivement ce qu’ils disent, ils sont très bruyants, a-t-il évoqué à propos des partisans. C’est très plaisant avec cette atmosphère de série et c’est spécial ici. J’ai toujours aimé venir à Montréal. C’est une ville de hockey et les partisans sont incroyables. »
Andersen savoure le moment après des blessures dans les dernières années et les parcours freinés plus tôt qu’espérés en séries. C’est d’ailleurs la première fois depuis qu’il portait l’uniforme des Ducks d’Anaheim en 2015 qu’il a signé 10 victoires dans un même parcours éliminatoire.
« Je suis reconnaissant pour l’opportunité. J’ai traversé beaucoup d’épreuves, mais je suis reconnaissant de pouvoir jouer aussi longtemps. On rêve à cette période de l’année et c’est spécial. »
L’expérience d’Andersen l’empêche de tomber dans le piège de croire que les Canadiens ne vont pas se relever après la récente défaite. L’entraîneur-chef du Tricolore Martin St-Louis a d’ailleurs passé son message à ce propos mardi matin.
Pour sa part, l’entraîneur-chef Rod Brind’Amour n’accorde pas trop d’importance à ceux qui laisseraient entendre que les joueurs du CH peuvent être épuisés avec le style préconisé des Hurricanes. Il reconnaît que c’est le but recherché avec un échec-avant aussi soutenu, mais il se concentre sur sa troupe, car le Tricolore représente un bon défi en ce moment, et il se projette aussi dans l’avenir.
« Les trois matchs sont faits, on regarde le suivant et comment on peut s’ajuster avec notre jeu. C’est moins à propos de ce qu’ils font, on regarde de notre côté. Évidemment, tu veux épuiser ton adversaire, ça fait partie du hockey en séries. Tout le monde a cet état d’esprit », a soutenu Brind’Amour.
« C’est 2 à 1, mais ça pourrait aller des deux côtés. Ils ont des jeunes joueurs, mais nous aussi. C’est une équipe qui effleure seulement ce qu’elle peut devenir. C’est une bonne équipe et elle ne va que devenir meilleure dans les prochaines années », a-t-il enchaîné.










