Le joueur de centre Sacha Boisvert a disputé sept parties dans la LNH avec les Blackhawks de Chicago. Sept petits matchs qui lui ont donné un court échantillonnage de la réalité de la grande ligue, lui qui a passé les deux dernières années dans les rangs universitaires américains.
Ces matchs lui ont permis de grandir et de constater la hauteur de la marche qui sépare le hockey universitaire de celui de la LNH afin de se préparer au camp d’entraînement qui arrivera très vite.
De passage à l’Antichambre à RDS, le premier choix des Hawks en 2018 (18e au total) a vécu son premier bain en haut de façon accélérée. Il a signé un premier contrat de type recrue en mars et quelques jours plus tard, le 26 mars, il faisait ses débuts dans la LNH. Il n’a pas oublié son premier rendez-vous chez les pros, le 26 mars contre les Flyers de Philadelphie. « C’était une journée stressante. Du moment où je suis me coucher pour ma sieste jusque ce que j’arrive à l’aréna où j’ai retrouvé mes repères. »
Son court séjour lui a permis de marquer un but et de récolter sa première passe en carrière. Son but, obtenu le 4 avril dernier, s’est avéré celui de la victoire dans un gain de 4-2 sur le Kraken de Seattle. En plus de libérer un certain stress, ce filet lui a permis de se faire remarquer aux yeux de son entraîneur, Jeff Blashill. « Marquer son premier but était excitant, mais c’était un match serré. Le coach ne me connaissait pas beaucoup, mais le fait qu’il ait envoyé ma ligne et que nous avons marqué un gros but a provoqué de grandes émotions. »
Boisvert n’a pas froid aux yeux et la circulation lourde ne lui fait pas peur. Il a même été suspendu dans la NCAA cette saison pour s’être battu en janvier. Il n’a pas hésité non plus à le faire dans la LNH. Pour lui, le jeu rude fait partie de son ADN. « Je l’ai toujours dit que je voulais être un joueur complet. Que ce soit en attaque, en défense où que je doive jeter les gants, ça ne me stresse pas. Je ne suis pas un goon, mais je n’hésite pas à me porter à la défense de mes coéquipiers. »
Après avoir savouré ses premiers pas dans le circuit Bettman, Boisvert se prépare cet été pour le camp. Ce premier aperçu de la LNH lui a vite fait constater que la vie de joueur étudiant et celle de joueur professionnel étaient à des années-lumière l’une de l’autre avec des horaires réglés au quart de tour, du rythme de vie accéléré, du transport en avion et des hôtels notamment. Il a rapidement compris qu’il devrait vite s’adapter. « Tu te rends compte que le repos est vraiment important. Tu dois prendre soin de ton corps avec des saisons de 82 parties. C’est beaucoup de hockey quand tu participes aux séries. C’est là que tu constates que les gars sont vraiment professionnels en dehors de la glace. »
En plus, il a découvert le plaisir de jouer avec le jeune prodige Connor Bedard, qui a le même âge que lui.
« Il vient souper avec nous et tu ne te rends pas compte que c’est Connor Bedars, mais juste un autre gars de la gang. »





