Depuis son arrivée comme directeur général des Canadiens de Montréal, Kent Hughes est reconnu pour ses talents de fin négociateur.
Autant dans ses transactions avec les équipes adverses que dans la négociation de contrats avec ses joueurs.
Un modèle de statistiques avancées de The Athletic a démontré les talents de Hughes comme négociateur cette semaine, dans un texte mis en ligne.
Selon l’analyse de Dom Luszczyszyn, le Tricolore aurait la deuxième meilleure structure salariale de la LNH, uniquement derrière les champions de la Coupe Stanley, les Hurricanes de la Caroline.
Dans cet exercice, la valeur totale de chaque contrat d’une équipe est analysée (avec le montant et le nombre d’années restantes au contrat) et une valeur estimée du joueur par le modèle y est aussi calculée pour déterminer si le joueur touche un montant trop élevé pour son impact ou si, au contraire, ledit joueur est signé à rabais.
Dans le cas des Canadiens, la valeur positive des contrats serait de 59 % et le CH sauverait actuellement un total de 240 millions de dollars par rapport à la valeur réelle analysée par le modèle.
À titre d’exemple, Lane Hutson détient un salaire annuel moyen de 8,85 M$, mais sa valeur réelle selon le modèle serait de 22,5 M$ annuellement.
Sur l’ensemble de son contrat de huit ans, le CH sauverait donc 109,1 M$ selon le modèle.
Les contrats de Hutson, Nick Suzuki, Cole Caufield et Juraj Slafkovsky ont tous des notes de A+ d’un point de vue organisationnel.
Ivan Demidov, qui vient tout juste de signer un contrat de huit ans et 9,15 M$, aurait quant à lui une valeur réelle de 12 M$ annuellement et le Tricolore sauverait donc un total de 22,8 M$.
Toujours d’un point de vue organisationnel, Josh Anderson et Phillip Danault auraient les deux pires contrats, évalués à C-. Il ne reste toutefois qu’une saison à leurs contrats.

Au premier rang, les Hurricanes détiennent une valeur positive de 76 % qui leur permettrait de sauver 187 M$.
Jackson Blake et Seth Jarvis auraient les deux meilleures valeurs contractuelles, alors qu’ils font partie d’un groupe de sept joueurs avec des contrats dont les notes sont de A+, A ou A-.
Sans surprise, Jesperi Kotkaniemi a le pire contrat de la formation selon le modèle avec plus de neuf millions en trop sur son entente. Son entente est évaluée à D+.
Selon ce modèle, le pire contrat de la LNH serait celui du Québécois Jonathan Huberdeau, qui toucherait 30,1 M$ en trop pour l’ensemble des cinq saisons restantes à son entente.
Huberdeau touche une moyenne annuelle de 10,5 M$, mais le modèle détermine que sa valeur annuelle serait plutôt de 4,5 M$.
Nouvellement riche, Macklin Celebrini a fait grimper la note globale des Sharks avec son nouveau contrat de cinq ans à une valeur annuelle de 18,8 M%.
La valeur positive du contrat de Celebrini serait de 63 % selon le modèle et l’attaquant aurait une valeur de 20,6 M$.
Les Sharks sont au dernier rang du classement de ce modèle avec une note globale de C-. Avant l’entente de Celebrini, la note globale était toutefois de D+.
À l’opposé, le contrat de Leo Carlsson né d’une offre hostile se mérite une note de D- et il gagnerait 24,5 M$ en trop pour les cinq prochaines années.



