LNH
Golden Knights de VegasOpens in new window

Ducharme réfléchit entre Vegas et la KHL

Mis à jour le 

Publié le 

JOLIETTE – Moins d’une semaine après avoir vu la coupe Stanley lui filer entre les doigts, Dominique Ducharme s’est changé les idées en redonnant à la relève et en rigolant avec Bob Hartley, Benoît Groulx et Pascal Vincent.

Ducharme était de retour dans son coin de pays et il a tenu, au Club de golf de Joliette, la première édition de l’événement « Derrière le banc ».

Vendredi soir, les entraîneurs de renom étaient invités à partager des anecdotes et des histoires de leur longue carrière tandis que la journée de samedi est ponctuée de conférences.

Malgré tout le plaisir que Ducharme a eu à écouter ses amis de la profession, la défaite aux mains des Hurricanes de la Caroline demeurait amère.

Quand on lui a fait remarquer que son équipe était celle qui avait le plus embêté les Canes durant les séries 2026, sa réponse voulait tout dire.

« On ne les a pas assez embêtés… Ce n’est pas facile à accepter d’avoir été si près et repartir les mains vides. Le deuxième match nous a fait mal, on avait une avance de 2-0 et Mitch Marner a failli ajouter un but, mais la rondelle a frappé la barre horizontale. Après ça, on a contesté un but et on a perdu la décision. On aurait pu revenir à la maison avec une avance de 2-0. En gagnant le troisième match à Vegas, comme on l’a fait, la pente aurait été plus difficile à remonter pour eux », a analysé Ducharme.

L’entraîneur québécois a convenu que la blessure au Frederik Andersen, qui a provoqué l’entrée en scène de Brandon Bussi, a influencé la « dynamique » des Hurricanes.

Ducharme a donc complété sa troisième saison à titre d’adjoint pour les Golden Knights. Après avoir travaillé sous les ordres de Bruce Cassidy, il a vécu le dernier droit de cette année auprès de John Tortorella qui l’a remplacé.

« Torts est passionné, il est très honnête et c’est une bonne personne. J’ai vraiment apprécié l’expérience de travailler avec lui. La perception que les gens ont de l’extérieur est un peu différente de la réalité », a noté Ducharme.

Toutefois, les dirigeants des Knights ont choisi de ne pas retenir Tortorella pour la suite des choses. Ils ont plutôt confié les rênes de l’équipe à Ryan Craig qui dirigeait le club-école de Vegas.

Ducharme se retrouve donc au cœur de quelques rumeurs. Il pourrait autant demeurer à Vegas avec un nouveau patron de 44 ans qu’accepter une offre dans la KHL alors que son nom a été évoqué pour diriger le Dinamo de Minsk.

« Le but, c’est d’avoir la meilleure situation possible. Je dois analyser ce qui est le mieux pour moi, ma famille, ma femme. À travers tout ça, c’est important de continuer à progresser comme entraîneur. On va voir dans les prochains jours », a réagi Ducharme.

Chose certaine, en invitant Hartley et Groulx à son événement, Ducharme pourra entendre parler de la KHL en long et en large par eux. La clé, dans la KHL, demeure la qualité des patrons.

« Ça pourrait être une option. Ça fait partie des possibilités à évaluer en temps et lieu », a-t-il lancé.

La bonne nouvelle, c’est que Ducharme a prouvé, de nouveau, son utilité dans la LNH. Il s’est notamment attiré des éloges pour son travail avec le jeu de puissance des Golden Knights.

Ducharme ne verrait pas d’un mauvais œil de travailler pour Craig.

« J’ai travaillé avec des entraîneurs plus expérimentés. Lui, il est plus jeune donc ce serait un rôle un peu différent pour l’épauler. Ça fait partie du processus dans la décision », a évoqué l’homme de 53 ans.

Il était impossible de ne pas discuter de sa situation avec Hartley qui a été un mentor dans son parcours. Hartley a reconnu que ça demeure difficile de quitter la LNH surtout quand on ne peut pas prévoir si on y reviendra.

« Tout coach et tout jeune vise la LNH, c’est notre rêve de petit gars. Dom est dans une très bonne organisation, il vient de se rendre en finale alors il va peser les pour et les contre », a souligné Hartley qui n’arrêtera jamais de travailler car il aime redonner aux autres entraîneurs.

« Dominique a les compétences pour diriger dans la KHL. Ça exige de l’adaptation, c’est une nouvelle culture, mais le hockey demeure le hockey. Il a encore sa place dans la LNH et je suis convaincu que c’est sa première option », a ajouté Hartley qui aurait aimé voir Vegas accorder une chance à Adin Hill pour renverser la vapeur.