Quinn Hughes avait la tête hors de Vancouver depuis un moment. C’était le secret le moins bien gardé de la LNH : son temps à Vancouver était compté.
Le directeur général des Canucks, Jim Rutherford, lui a permis de clore un chapitre tumultueux vendredi, en l’échangeant au Wild du Minnesota. Hughes a disputé un premier match avec ses coéquipiers dimanche et il a amassé un but, malgré ce qu’il a qualifié de « tourbillon » dans les 48 dernières heures.
« C’était assez spécial, je ne m’y attendais pas. Je sais que c’est un marché de hockey, c’était cool », a confié Hughes à propos de l’accueil chaleureux des partisans du Wild, qui l’ont acclamé dès la période d’échauffement.
Les sujets de discussion ont été nombreux pendant son point de presse de neuf minutes dimanche, après la victoire du Wild contre les Bruins de Boston.
Il a été question de la transaction, de ses années à Vancouver, de ses relations avec ses coéquipiers et sans surprise, de son avenir au Minnesota.
Ce qu’il est possible de retenir surtout de ce point de presse, c’est la reconnaissance de Hughes envers le directeur général du Wild, Bill Guerin.
« Je l’apprécie d’avoir échangé des actifs pour m’obtenir. Certaines équipes étaient intéressées jusqu’à ce qu’elles sachent ce qu’elles devaient échanger pour obtenir mes services. Billy était investi à 100% et je pense que c’était sa première offre. Je veux faire mon possible ici et lui prouver qu’il a fait le bon choix », a dit Hughes.
Guerin a donné le plus bel espoir de l’équipe en Zeev Buium, en plus des attaquants Marco Rossi et Liam Ohgren. Rossi évoluait sur le top-6 du Wild, alors que Ohgren a été un choix de premier tour en 2022 et qu’il avait joué 18 matchs avec le Wild cette saison.
Guerin a couronné son offre avec un choix de premier tour.
« Évidemment, Billy a eu beaucoup de courage pour faire cette transaction, il m’a en estime. D’autres équipes auraient pu proposer ce genre d’offre, mais elles ne voulaient pas le faire, contrairement à Billy. Ça signifie beaucoup pour moi que Billy ait fait cela, je m’en souviendrai. »
Est-ce que le courage de l’appréciation de Guerin seront suffisants pour convaincre Hughes de signer une prolongation de contrat, à laquelle il sera admissible à partir du 1er juillet 2026 ?
Impossible de connaître la réponse, mais Hughes a tout de même laissé la porte ouverte.
« Je suis très ouvert [à rester ici], l’équipe a un noyau fantastique. Évidemment, je suis ici depuis à peine 48 heures, mais les gars sont pleins d’énergie et ils sont positifs. Le Minnesota est proche du Michigan, c’est l’état du hockey et il y a beaucoup de passion. »
L’immense talent au sein du Wild, avec les Kirill Kaprizov, Matt Boldy et Brock Faber notamment, pourrait aussi aider à convaincre Hughes de mettre sur la glace son projet de jouer avec ses frères Jack et Luke dans un avenir rapproché.
« Je viens d’arriver, mais je pense que c’est un incroyable groupe, difficile à affronter et qui a du talent élite. »
« Les gars ont été accueillants et évidemment, sur la patinoire, il y a du talent élite. Ça prendra 5 ou 6 matchs [pour trouver une chimie], mais ensuite, je crois que nous serons difficiles à battre. »






