LNH
Canucks de VancouverOpens in new window
Wild de MinnesotaOpens in new window
Quinn HughesOpens in new window
Liam OhgrenOpens in new window
Marco RossiOpens in new window
Zeev BuiumOpens in new window

Guerin fier de son coup

Mis à jour le 

Publié le 

La transaction envoyant Quinn Hughes au Minnesota a eu l’effet d’une bombe dans la LNH, de quoi rendre fier l’architecte de cette nouvelle explosive, le directeur général du Wild, Bill Guerin.

Le grand manitou du Wild n’a pas caché sa joie au lendemain de l’annonce, alors qu’il rencontrait les médias samedi après-midi pour discuter de son acquisition majeure faite vendredi soir.

« Je crois que nous avons ce que nous voulions et eux aussi. Ils reçoivent trois jeunes joueurs qui vont les aider à reconstruire et nous, un défenseur de franchise », a laissé savoir Guerin, qui a clairement mentionné à plusieurs reprises être content de son coup.

En échange de Hughes, souvent considéré comme le deuxième meilleur arrière de la LNH après Cale Makar, le Wild a donné beaucoup, « très beaucoup » en bon québécois, aux Canucks de Vancouver.

Zeev Buium, un jeu défenseur qui a eu 20 ans la semaine dernière et repêché 12e au total lors de la séance de sélection de 2024. Il compte déjà 14 points en 31 matchs, lui qui a amorcé sa carrière lors des éliminatoires la saison dernière.

Marco Rossi, un joueur de centre de 24 ans, 9e choix au total en 2020 et auteur d’une saison de 60 point l’année dernière à son deuxième tour de piste dans la LNH.

Liam Ohgren, un ailier de 21 ans sélectionné 19e en 2022. Il ne connaît peut-être pas les débuts espérés dans la LNH avec une récolte de cinq points en 24 matchs la saison dernière et aucun en 18 cette année, mais il reste un espoir de premier plan comme en témoigne son rang de sélection. Et finalement un choix de premier tour en 2026.

« Amener un joueur comme Quinn, tu n’as pas cette occasion souvent. Marco, Zeev et Liam sont de bons jeunes avec un bon futur. C’est difficile de se séparer de joueurs que tu as repêchés, développés et appris à connaître, eux et leur famille, mais quand un Quinn Hughes est disponible, il y a un coût et on était prêt à faire ce qu’il faut », a justifié Guerin avec l’assurance d’avoir pris la bonne décision.

Le Wild se retrouve maintenant dans une situation périlleuse. L’équipe, déjà dans les cinq plus âgées en moyenne de la LNH, vient de liquider trois jeunes joueurs de 20, 21 et 24 ans, en ajoutant son choix de premier tour en juin prochain.

Le Minnesota a donc des visées à court terme, mais le chemin vers les grands honneurs ne sera pas de tout repos dans la même division que l’Avalanche du Colorado et les Stars de Dallas, les deux formations qui trônent au sommet de la LNH cette saison.

« Je crois en nos joueurs et cette équipe. D’ajouter Quinn, je crois que les gars sont contents. Oui, nous sommes dans une division compétitive, on respecte nos adversaires, mais on veut faire nos propres choses. On veut se battre pour la coupe Stanley », a expliqué Guérin.

À cela, il faut ajouter le fait que Hughes deviendra joueur autonome sans compensation en juin 2027. Le pari pourrait donc être très coûteux pour le Minnesota s’il ne parvient pas à conserver les services de l’arrière américain, qui a d’ores et déjà annoncé ses couleurs en mentionnant plus tôt cette année son désir d’évoluer avec ses deux frères, Jack et Luke, les deux étant actuellement avec les Devils avec en prime chacun un long contrat avec le New Jersey, jusqu’en 2030 et 2032 respectivement.

« Tu ne peux pas faire de promesse. Après la transaction, j’ai parlé à Quinn et son agent. Je crois qu’il se plaira ici. C’est un mordu du hockey, il regarde les autres matchs, il suit ce qui se passe et il n’y a pas meilleur endroit que le Minnesota pour être un joueur de hockey », a expliqué Guerin.

Le directeur général pense donc pouvoir convaincre Hughes de rester et de mettre en veilleuse son rêve d’évoluer avec ses frères. « Je crois en notre équipe, notre culture, notre organisation, mais aussi en nos amateurs. Le hockey est dans l’ADN ici », a amorcé celui qui sera aussi le directeur général des Américains aux Jeux olympiques.

« J’aime le Minnesota, nos joueurs aiment le Minnesota. C’est un endroit incroyable pour jouer. Que tu ailles de la belle température, de bas impôts, n’importe quoi, le côté hockey doit être bon. Tu peux avoir tout le reste, mais si le côté hockey n’est pas bon, tu ne peux pas être heureux. Je crois qu’il sera ici. »