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« Le kid va être correct »

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Le brio de Schaefer fait de l'ombre aux efforts du Tricolore

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Le Tricolore joue avec le feu et se brûle face aux Islanders

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« Nous avons trouvé une façon de gagner... »

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MONTRÉAL – Avec humour, Mathieu Darche a lancé « le kid va être correct » quelques secondes après l’impressionnante remontée amorcée par Matthew Schaefer menant au triomphe des Islanders de New York.

Le directeur général des Islanders pouvait difficilement contenir sa joie après cette victoire savourée au Centre Bell. C’était un cadeau du ciel pour Darche et les Islanders de remporter la loterie avec un tel joyau disponible.

Si Jean-Gabriel Pageau a inscrit le but victorieux, le nom de Schaefer était sur toutes les lèvres en fin de soirée.

C’était logique puisque Schaefer a démontré une autre facette de son arsenal exceptionnel à 18 ans.

Alors que le Canadien lui avait fait la vie dure en première moitié de match, il est parvenu à s’imposer par la suite. À son âge, il aurait bien pu se contenter d’une soirée ordinaire, mais ce n’est pas sa nature.

« Ça fait partie du hockey, il y a des matchs que tu vas te faire bardasser. Il faut encaisser les gros coups, c’est amusant de jouer de hockey. C’est bien quand les autres équipes foncent vers toi, tout le monde travaillait fort », a réagi Schaefer qui se nourrit du jeu intense.

De son côté, Pageau n’a pas hésité à dire que c’est le signe des grands joueurs de s’imposer dans l’adversité.

À ne pas en douter, le défenseur gaucher voulait également s’éclater au Centre Bell.

« C’était si cool, c’était plein et les spectateurs faisaient la vague. J’ai hâte de parler à mon père et mes frères, ils étaient vraiment excités d’assister au match. En plus, c’était un match au Canada », a commenté Schaefer avec une excitation rafraîchissante.

Grâce à sa troisième partie de deux buts dans la LNH, le prodige de 18 ans a désormais marqué 18 fois. Il a ainsi plus de buts que Phil Housley au même âge, lui qui avait marqué 17 filets alors qu’il était âgé de 18 ans lors de la saison 1982-1983. Il avait ajouté deux buts à sa récolte après son 19e anniversaire ce qui lui a fait terminer sa saison recrue à 19 filets.

« Ce n’est pas que grâce à moi, je ne pourrais pas réussir ça sans eux. À 18 ans, j’ai été si bien accueilli par tout le monde. Ma famille est contente que je m’amuse, ça rassure tout le monde », a mentionné Schaefer qui s’exprime aussi bien qu’il joue sur la patinoire.

Personne ne doutera de sa mobilité, de ses feintes extraordinaires, de son lancer très efficace et même de son implication défensive. Mais ce qu’on a aussi constaté sur son deuxième but, c’est son intelligence à décocher des lancers simples quand la situation le commande.

« Je trouve qu’on n’avait pas assez décoché de lancers en première moitié. J’ai gagné de la vitesse et j’ai pu me libérer. J’ai seulement envoyé la rondelle au filet avec la circulation générée par mes coéquipiers », a répondu le numéro 48 des Islanders.

Patrick Roy, son entraîneur, était le dernier surpris.

« Chose certaine, je n’ai jamais douté de son intelligence », a insisté Roy qui aurait pu parler pendant des heures des détails observés dans son jeu.

Ce gain a mené les Islanders à un dossier de 11-5 en prolongation cette saison et Roy n’a pas hésité à faire référence à 1993.

« Ça me rappelle un peu 1993 quand on avait remporté plusieurs matchs en prolongation durant les séries. Ça exige de la confiance. On le disait sur le banc, si on pouvait compter ce but égalisateur, on pourrait l’emporter », a indiqué l’entraîneur.

« C’est si plaisant de jouer avec ces gars, on est prêts à aller à la guerre l’un pour l’autre », a tenu à dire Schaefer pour expliquer la combativité de sa troupe.