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Les grands moments vers le contrat monstrueux de Cale Makar

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Cale Makar (Icon Sportswire/Icon Sportswire via Getty Images)

Le record pour le contrat avec la plus grande moyenne annuelle ne fait qu’augmenter.

Et maintenant, c’est le défenseur Cale Makar qui est le roi de la montagne, avec son contrat de 163,2 M$ sur huit ans.

Cette entente, qui va s’amorcer au début de la saison 2027-2028, s’écoulera à une moyenne annuelle historique de 20,4 M$, tout juste sous le contrat maximal de 20,8 M$ qui pouvait être signé.

Makar a donc surpassé le contrat de 18,8 M$ pour cinq ans qui avait été accepté par Macklin Celebrini plus tôt cet été avec les Sharks de San Jose.

Quels grands moments ont mené à ce contrat monstre? La dernière année en est grandement responsable, mais on peut remonter aussi loin que 2014.

En juillet 2014, Jonathan Toews et Patrick Kane ont fait sauter la banque à Chicago en signant chacun une entente de huit ans et 84 millions de dollars.

Pour la première fois de l’histoire de la Ligue nationale, des joueurs allaient alors empocher 10 M$ ou plus sur la moyenne d’un contrat.

Jusqu’à la saison 2023-2024, l’étiquette des 10 M$ ou plus était surtout réservée à la figure de proue d’une franchise... à l’exception de Toronto et son trio de vedettes.

Les premiers indices d’une nouvelle envolée des salaires sont venus en août 2023, quand Auston Matthews a rehaussé la barre avec un pacte de quatre ans et 53 M $.

Un premier grand bal de signatures s’est logiquement ouvert l’année suivante. Leon Draisaitl, à 14 M$ par saison, est devenu le joueur le mieux payé du circuit... puis Igor Shesterkin a établi un nouveau sommet pour un gardien.

Le reste s’est joué dans la dernière année.

Kaprizov fait sauter la banque

Le système a été remis à zéro en septembre 2025 lorsque Kirill Kaprizov a forcé Bill Guerin à sortir ses chèques.

La vedette russe s’est laissé convaincre par un contrat de huit ans et 136 M$, ce qui devait à ce moment faire de lui le joueur le mieux payé de la LNH au commencement de son contrat, avec une moyenne annuelle de 17 M$.

Kaprizov venait d’être limité à 41 matchs, lors desquels il avait amassé 56 points. Il était toutefois déjà une vedette dans le circuit avec trois saisons de plus de 40 buts et une saison de 100 points derrière la cravate.

McDavid et Eichel moins gourmands

Kaprizov a été le premier domino parmi les vedettes admissibles à des prolongations de contrat.

Connor McDavid a été le suivant sur la liste et son approche a été différente. McDavid n’a pas demandé un sou de plus que le salaire qu’il touchait déjà aux Oilers.

Il leur a toutefois une sorte d’ultimatum en acceptant un contrat de seulement deux saisons. À 12,5 M$ par saison, ce contrat représente une aubaine pour les Oilers.

Avec six saisons de suite d’au moins 100 points, dont trois de plus de 130 points, McDavid aurait sans doute mérité un contrat maximal s’il l’avait souhaité.

Jack Eichel a de son côté opté pour une approche à long terme avec un contrat de huit ans, mais sa moyenne annuelle de 13,5 M$ l’a tout de même placé bien en-deçà de Kaprizov.

Cette entente s’entamera cette saison, alors que Eichel vient de connaître deux saisons de suite d’au moins 90 points.

Une offre hostile qui change tout

L’été 2026 a été celui des jeunes vedettes. Connor Bedard, Leo Carlsson et Macklin Celebrini étaient tous joueurs autonomes avec compensation ou encore admissibles à une prolongation de contrat.

Si Kaprizov était, en date du 1er juillet, le joueur le mieux payé pour la prochaine saison, cette réalité a vite changé.

Daniel Brière a complètement chamboulé le marché avec une offre hostile de cinq ans à un salaire annuel de 18 M$ que Carlsson n’a bien sûr pas refusé.

Ce contrat, bien au-delà de la valeur réelle de Carlsson, avait pour but de coincer les Ducks, mais la stratégie n’a pas fonctionné puisque Anaheim a égalé l’offre.

Carlsson venait de connaître la meilleure saison de sa carrière avec 67 points en 70 matchs, mais il n’avait toujours pas trouvé de terrain d’entente avec les Ducks.

Ce contrat aurait normalement permis à Connor Bedard d’exiger le même salaire, mais la vedette des Blackhawks de Chicago a fait preuve de clémence avec une entente de cinq ans et 15 M$ annuellement.

On a ensuite vu Celebrini décrocher la lune avec une nouvelle marque, un contrat de 18,8 M$.

La vedette des Sharks, malgré ces chiffres monstrueux, croit avoir laissé de l’argent sur la table.

Qui seront les prochains?

De gros contrats, on en verra encore dans les prochaines semaines.

Seront-ils aussi gros que celui de Makar? Seul l’avenir le sait.

Celui qui pourrait toucher autant, sinon plus que Makar, c’est Quinn Hughes.

Makar et Hughes sont inévitablement au cœur des comparaisons et le défenseur du Wild du Minnesota, qui compte un trophée Norris, est admissible à une prolongation de contrat.

Ce qui freine peut-être le dossier de Hughes, c’est son intérêt à prolonger à long terme son passage au Minnesota.

Ses intentions de jouer avec ses frères Luke et Jack Hughes sont un secret de polichinelle et un certain doute plane au-dessus de ce cas.

À l’attaque, Adam Fantilli et Cutter Gauthier n’ont toujours pas de contrat pour 2026-2027.

Gauthier a explosé offensivement avec 41 buts et le contrat de son coéquipier Carlsson ne devrait pas calmer ses envies de faire sauter la banque. Il n’est pas admissible à une offre hostile toutefois, contrairement à Carlsson.

Fantilli, des Blue Jackets de Columbus, est aussi à la recherche d’une entente après 24 buts et 59 points l’an dernier.

Chez les vétérans, Nikita Kucherov est à 11 mois de devenir libre comme l’air, à l’approche de son 34e anniversaire.

Avec les informations de TSN