MONTRÉAL – Échangé aux Oilers d’Edmonton, Devon Levi est emballé à l’idée de devenir la solution recherchée, depuis si longtemps, devant le filet de la troupe à Connor McDavid et Leon Draisaitl.
Le 1er juillet demeure synonyme de déménagement au Québec et le gardien montréalais n’a pas échappé à cette tradition.
« Ce n’était pas complètement une surprise. Jarmo (Kekäläinen, le directeur général) m’avait dit qu’un gardien serait échangé. Je ne savais pas si ça allait être moi, mais j’étais prêt à recevoir cet appel », a admis Levi à RDS.
Mais il était loin de voir ce changement d’adresse comme une corvée.
« Je suis tellement excité, ça va être un plaisir de jouer pour les Oilers. Mais ça n’a pas changé grand-chose dans le sens que je continue à travailler fort et faire les choses qui vont me donner du succès dans la LNH », a réagi le gardien de 24 ans.
Il faut avouer que c’est dur à battre d’arriver dans la « maison » actuelle de McDavid et Draisaitl.
« C’est tellement cool. Je veux être le meilleur gardien au monde et je suis prêt pour pratiquer avec les meilleurs de la LNH. Je n’aborde pas à ça à la légère, je sais que j’ai un boulot à accomplir et je suis excité de l’exécuter », a-t-il précisé.
Disons-le, ça fait une éternité que les locataires du filet des Oilers en arrachent pour prendre soin de leur domicile. Cela dit, Levi devra déloger l’un des vétérans (Tristan Jarry et Frederik Andersen) pour s’y implanter.
D’un côté, Levi pourra poursuivre son apprentissage en côtoyant des gardiens expérimentés. De l’autre, il arrivera à Edmonton en désirant voler un poste à l’un deux.
« C’est ça, ce serait cool d’apprendre d’un vétéran comme Andersen qui est dans la LNH depuis près de 15 ans. Ça m’aiderait assurément. Mais, je veux jouer et je suis prêt à contribuer dans un long parcours en séries. Je veux être ce gardien et on sait qu’Edmonton veut gagner la coupe (Stanley) et ça doit arriver maintenant », a décortiqué Levi.
Depuis plusieurs années, Levi est encadré par l’entraîneur des gardiens Marco Raimondo. Ce dernier le connaît donc par cœur et il le croit mur pour s’établir dans le circuit Bettman.
« Tous les gardiens vont avoir une chance et on connaît bien Devon, il est très fort du côté mental. Ce n’est pas toujours facile de monter et descendre dans la Ligue américaine. Mais il a beaucoup appris, il a joué plusieurs matchs et il est encore très jeune. Les gens oublient parfois que les gardiens se développent un peu plus tard. C’est tout ça qui a fait en sorte que les Oilers étaient intéressés par ses services », a indiqué Raimondo qui encadre aussi les gardiens des Tigres de Victoriaville.
Au printemps, Levi a complété sa troisième saison professionnelle. C’était la première durant laquelle il n’était pas rappelé pour jouer quelques parties dans la LNH. Le plan était justement de le laisser vaquer à son développement.
« Les deux dernières années ont été très bonnes pour moi. L’an passé, j’ai pu jouer 55 matchs (incluant les séries). Tout ce qui m’est arrivé à Buffalo, c’est une expérience que je vais conserver toute ma vie et ça fait que je suis prêt pour le chapitre que je vais commencer », a assuré Levi qui est friand des livres ayant un lien avec la préparation mentale.
Cette fois, Levi veut saisir sa chance
Dès sa première professionnelle complète, en 2023-2024, Levi s’était vu confier le filet des Sabres pour 23 matchs. Depuis, ce privilège lui est revenu seulement 9 fois.
Il veut prouver que l’histoire sera différente, à Edmonton, grâce à l’expérience acquise.
« C’est mon deuxième essai et je sais ce que je dois faire. J’ai appris des leçons que je devais vivre et je suis prêt maintenant », a-t-il cerné.
Pour maximiser ses chances, Levi et Raimondo ont bâti un plan en collaboration avec Peter Aubry, l’entraîneur des gardiens des Oilers.
« J’avais déjà une belle relation avec lui. Quand je travaillais avec les Mooseheads de Halifax, il travaillait avec l’organisation des Blackhawks qui avaient repêché Alexis Gravel. On voit beaucoup de choses de la même façon », a précisé Raimondo.
D’ailleurs, Aubry serait content de savoir que Levi a prolongé son entraînement, vendredi, d’une heure ce qui a fait dire à Raimondo que son éthique de travail est A+.
« On a discuté quelques fois au téléphone. J’ai entendu beaucoup de bonnes choses à propos de lui. C’était un entraîneur intelligent et il est très dévoué », a vanté Levi à propos d’Aubry.
Mais le véritable entraîneur avec lequel Levi veut s’habituer de collaborer, c’est Mike Babcock, le nouveau pilote des Oilers. Ça voudrait dire qu’il aurait réussi sa mission.
« Je pars à Edmonton dans deux semaines. Je voudrais y aller maintenant », a conclu Levi pour donner une idée de son excitation.




