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Quel doit être le plan des équipes canadiennes?

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Des déceptions, des surprises, des priorités, des besoins et des ambitions; les formations canadiennes abordent le dernier droit de la saison avec des enjeux bien différents les unes des autres.

Car si certaines formations se sentent prêtes à passer à la prochaine étape afin de s’approcher d’une conquête de la Coupe Stanley, d’autres doivent surtout miser sur un mot beaucoup moins spectaculaire, mais essentiel : la patience.

Après la qualification en séries des Maple Leafs de Toronto, des Sénateurs d’Ottawa, des Canadiens de Montréal, des Jets de Winnipeg et des Oilers d’Edmonton l’an dernier, deux équipes seulement pourraient se retrouver au bal printanier au terme de la saison : Montréal et Edmonton.

Les partisans de Calgary, Vancouver et Winnipeg peuvent oublier les séries au mois d’avril. Ottawa a besoin d’un tour de force tandis que Toronto doit s’accrocher à un miracle pour se qualifier.

En marge de la date limite des transactions le 6 mars prochain, le RDS.ca dresse un survol des listes de souhaits des équipes canadiennes, un exercice qui permet de mieux comprendre où elles en sont aujourd’hui, où elles espèrent se rendre au cours des prochains mois… et jusqu’où elles osent rêver.

CANADIENS DE MONTRÉAL : un défenseur d’expérience pour les séries/un attaquant top-6

Fiche : 33-17-9 (3es dans l’Atlantique)

Depuis le début de la saison, les rumeurs chez les Canadiens de Montréal parlent de la nécessité d’ajouter un attaquant de top-6 pour épauler le noyau offensif. Mais à mesure que la campagne avance, un autre besoin semble se dessiner. L’ajout d’un défenseur d’expérience capable de protéger les avances en fin de match pourrait s’avérer tout aussi prioritaire pour une formation encore en apprentissage dans les moments clés. À huit occasions cette saison, les hommes de Martin St-Louis ont laissé filer une avance en troisième période avant de s’incliner. Des points cruciaux au classement échappés!

Même si la place du CH en séries est très loin d’être assurée, la plus récente victoire acquise aux dépens des Capitals a de quoi rassurer l’état-major et les partisans. L’équipe a su protéger l’avance qui avait été perdue au match précédent contre les Islanders de New York le 26 février. D’ici la fin de la saison, Montréal jouera 11 matchs devant ses partisans et 12 sur la route. Dix d’entre eux sont contre des équipes en séries; le CH retrouvera deux fois les deux meilleures équipes de l’Est, soit Tampa Bay et la Caroline.

Si l’an passé le capitaine Nick Suzuki avait indiqué à son directeur général Kent Hughes de garder la formation intacte à la date limite des transactions, peut-être que son discours changera le 6 mars. Hughes devrait activer son mode « acheteur » pour aider son équipe en attaque et en défense.

Actuellement au 3e rang de la division Atlantique avec 75 points en 59 matchs, les hommes de Martin St-Louis ont avantage à attaquer le haut de la section plutôt que de gérer la pression des équipes qui les suivent comme les Red Wings (74), les Bruins (71), les Sénateurs (66), les Panthers (63) et les Maple Leafs (63).

Avec l’état de santé instable de Kaiden Guhle et le départ de David Savard qui a opté pour la retraite, le CH mise sur une troisième paire peu expérimentée avec Jayden Struble/Arber Xhekaj et Alexandre Carrier. Struble a joué deux des cinq matchs contre les Capitals de Washington en première ronde des séries l’an dernier, Xhekaj en a disputé trois.

En plus de son rôle de leader, Savard jouait de grosses minutes en désavantage numérique lors de chaque match. Mike Matheson a parfaitement répondu aux attentes avec un joueur en moins. Mais si Kent Hughes est en mesure de trouver un défenseur capable de remplir ce mandat, Matheson pourra bénéficier d’un petit répit alors que le calendrier est chargé en raison de la pause olympique, soit avec 15 rencontres en 29 jours au mois de mars.

Des cibles potentielles

Qui pourrait renforcer cette ligne bleue déjà bien garnie? Voici quelques profils susceptibles de répondre aux besoins identifiés par l’organisation du Tricolore.

Même si ses belles années sont derrière lui, le vétéran Luke Schenn continue de distribuer de bons coups d’épaule en plus d’être utile en désavantage numérique, et ce même, à 36 ans. Les Jets vont devenir vendeur et Schenn attirera l’attention de plusieurs formations. Logan Stanley des Jets deviendra lui aussi joueur autonome à la fin de la saison.

Parmi les autres arrières, Zach Whitecloud des Flames de Calgary, Braden Schneider des Rangers de New York et Tyler Myers des Canucks de Vancouver pourraient attirer l’attention de Kent Hughes.

Avec peu d’argent disponible (1 331 765 $ selon le site PuckPedia), un échange impliquant Patrik Laine vers une nouvelle destination serait plus qu’envisageable, lui qui écoule la dernière année d’un contrat ayant une masse de 8,7 M$. Le Finlandais, qui deviendra joueur autonome sans compensation, a pris part à cinq rencontres en 2025-2026. Selon Pierre LeBrun, Kent Hughes serait très actif dans le dossier Laine.

SÉNATEURS D’OTTAWA : un défenseur pour aider Jake Sanderson

Fiche : 29-22-8 (à cinq points d’une place en séries)

S’il y a bien une équipe canadienne qui n’est pas dans le portrait des séries et qui pourrait s’y faufiler, il s’agit des Sénateurs. Ottawa est à cinq points des Bruins. L’an passé, les Sens se sont qualifiés pour le bal printanier pour la première fois depuis 2017, année où ils ont atteint la finale de l’Est face aux Penguins avant de perdre lors du match no 7 sur un but de Chris Kunitz en deuxième période de prolongation.

Tout passe par Ullmark

Même si Jake Sanderson continue de s’affirmer comme un défenseur de premier plan, les succès d’Ottawa passent par le gardien suédois Linus Ullmark. Le portier des Sens a manqué un mois d’activités pour des raisons personnelles et Ottawa a présenté un dossier de 7-7-2 en son absence.

Leevi Merilainen a eu de la difficulté à garder le fort si bien que le directeur général Steve Staios a dû engager le vétéran de 37 ans James Reimer. Depuis que Ullmark est de retour avec l’équipe, les hommes de Travis Green ont gagné cinq de leurs sept matchs.

Thomas Chabot semble s’y plaire sur la deuxième paire avec Nick Jensen même si les blessures l’ont tenu à l’écart du jeu pendant 15 matchs cette saison. Son état de santé demeure fragile, lui qui a manqué 31 matchs en 2023-2024 et 23 en 2021-2022.

L’arrivée de Jordan Spence, en provenance des Kings, a représenté un atout considérable par rapport à ce que Travis Hamonic apportait à l’équipe en termes de vitesse l’année dernière.

Le problème demeure sur la première paire avec Sanderson. Depuis son arrivée en Amérique du Nord, Artem Zub a prouvé qu’il est capable d’offrir des minutes de qualité face aux meilleurs éléments adverses, mais peut-il le faire pendant un match complet et de façon répétée? C’est là que Staios doit se poser la question en vue du 6 mars. L’an dernier, le DG des Sens avait frappé le grand coup à la date limite des transactions en allant chercher Dylan Cozens des Sabres de Buffalo en échange d’un joueur bien respecté dans le vestiaire de l’équipe, Josh Norris.

Pour aider et encadrer Sanderson, le général à la ligne bleue des Flames MacKenzie Weegar pourrait attirer l’attention de Staios et son équipe. L’arrivée de Weegar permettrait à Sanderson d’exploiter son plein potentiel en attaque. Le vétéran droitier évolue contre les meilleurs joueurs de l’autre côté chaque soir. Il est responsable défensivement et serait un meilleur candidat que Zub. Seul bémol, Weegar vient avec un lourd contrat de 6,25 M$ pour encore six ans.

Les Sénateurs ont l’espace sous le plafond salarial pour en faire l’acquisition… mais qui Ottawa pourrait-il sacrifier comme espoir? Carter Yakemchuk? Tyler Boucher? Les Sens n’ont pas de choix de première ronde cette année.

En attaque, un joueur pouvant évoluer sur le top-6 avec Brady Tkachuk et Cozens pourrait être le bienvenue. Ridly Greig en est à sa troisième année complète dans le circuit Bettman et si Ottawa veut compétitionner avec les puissances de l’Est, un attaquant d’expérience tomberait à point.

Après Ullmark, les performances des Sens vont s’appuyer sur Tkachuk et Tim Stützle.

MAPLE LEAFS DE TORONTO : le temps d’être réalistes

Fiche : 27-24-9 (à huit points d’une place en séries)

Avec trois matchs à faire avant la date limite des transactions, les prochains jours des Leafs détermineront leur avenir. La bande à Auston Matthews accuse huit points de retard sur les Bruins de Boston, dernière équipe repêchée pour les séries. Toronto ne peut se permettre trop de revers et se trouve à la croisée des chemins. Le retour de la pause olympique ne s’est pas passé comme prévu pour les Leafs qui ont échappé des matchs contre le Lightning de Tampa Bay, les Panthers de la Floride et les Sénateurs, trois rivaux de division.

Toronto affrontera les Flyers de Philadelphie, les Rangers de New York et les Devils du New Jersey avant la date limite, soit trois équipes exclues des séries.

Les Leafs s’ennuient de Marner

Perdre un marqueur de 100 points en Mitch Marner au profit d’un joueur de troisième trio en Nicolas Roy allait sans doute signifier une chute importante au classement. Les Maple Leafs ont échappé 15 points à pareille date l’an dernier. Si les Leafs sont 14es dans l’Association de l’Est, c’est grâce au brio de plusieurs équipes qu’on ne voyait pas émerger cette saison. Les Penguins, les Islanders, les Sabres et les Bruins font taire tous les détracteurs.

Les blessures aux deux gardiens Joseph Woll et Anthony Stolarz devant le filet n’ont pas aidé la cause des Torontois. Les hommes de Craig Berube ont utilisé cinq gardiens en 57 matchs, dont l’ancien des Canadiens de Montréal Cayden Primeau. Tampa Bay, Montréal, Detroit, Buffalo et Boston ont tous envoyé trois gardiens ou moins dans la mêlée.

En défense, Brandon Carlo (23) et Christopher Tanev (46) ont aussi raté plusieurs matchs. Carlo et Tanev sont deux rouages importants de la brigade défensive torontoise alors que Morgan Rielly se fait vieillissant.

L’entraîneur adjoint Marc Savard a payé pour les déboires de l’équipe plus tôt cette saison. Celui qui s’occupait de l’avantage numérique a été remplacé par Derek Lalonde.

Peu de choix au repêchage

La situation est critique à Toronto si l’équipe ne parvient pas à se qualifier. Au cours des dix prochains tours de repêchage, entre 2026 et 2027, Toronto ne dispose que de quatre choix, dont un seul lors des deux premiers tours.

Et lorsque l’équipe avait son lot de choix, l’ancien directeur général, Kyle Dubas a procuré des résultats catastrophiques qui ont freiné l’organisation. En trois repêchages (2019-2021), Toronto a sélectionné 21 espoirs, dont seulement 2 qui sont devenus des joueurs de la LNH : Matthew Knies (218 matchs joués) et Robertson (213).

Brad Treliving pourrait être tenté d’échanger certains éléments afin de bonifier sa banque d’espoirs. Max Domi, Nicolas Roy, Nicholas Robertson, Bobby McMann, Dakota Joshua seraient des cibles intéressantes pour une formation qui aspire aux grands honneurs.

En termes d’espoirs, les Leafs n’ont pas de quoi faire saliver leurs partisans à l’exception d’Easton Cowan. À sa première saison, la recrue des Leafs compte 17 points en 43 matchs.

Les Leafs peuvent-ils sauver leur saison? La prochaine semaine dictera quelle direction l’équipe envisagera. Avec encore trois saisons à son contrat, Matthews voudra-t-il rester si l’équipe entreprend le chemin de la reconstruction?

OILERS D’EDMONTON : la solution trouvée devant le filet? Et ensuite…

Fiche : 29-24-8 (3es dans la Pacifique)

Le capitaine des Oilers d’Edmonton, Connor McDavid, a envoyé un message très clair aux dirigeants de l’équipe en signant un contrat de deux ans à rabais durant la saison. McDavid donne encore trois ans aux Oilers pour gagner. Le premier choix au total en 2015 a laissé plusieurs millions de dollars sur la table pour permettre à l’équipe de s’améliorer. McJesus touchera un salaire annuel moyen de 12,5 M$. Il s’agit du même salaire qu’il touchait depuis la signature de son dernier contrat en 2017.

Edmonton est devenue la première équipe de la LNH depuis les Bruins de Boston en 1977 et 1978 à perdre deux années consécutives en finale face à la même équipe. Boston avait perdu contre les Canadiens de Montréal. Une statistique que les partisans des Oilers aimeraient ne pas savoir sans l’ombre d’un doute.

Tous les regards seront tournés devant le filet

La situation des gardiens de but d’Edmonton alimente les discussions depuis quelques années, et elle pourrait bien se poursuivre en 2026 à la suite de l’échange envoyant Stuart Skinner aux Penguins de Pittsburgh en retour de Tristan Jarry. Cet échange a permis aux deux organisations et aux deux gardiens de prendre un nouveau départ apprécié.

La tâche s’annonce ardue pour Jarry qui n’a que huit matchs d’expérience en séries. Skinner a mené Edmonton en finale de la Coupe Stanley lors des deux dernières saisons, s’inclinant chaque fois aux dépens des Panthers de la Floride. Jarry, lui, a remporté la Coupe Memorial avec les Oil Kings d’Edmonton en 2014, mais n’a jamais eu de succès en séries depuis son arrivée dans la LNH. Il devra faire ce que Skinner n’a pas accompli, soit faire les arrêts clés aux moments opportuns. Jarry a concédé quatre et cinq buts à ses deux dernières sorties depuis la reprise des activités dans la LNH.

Connor Ingram a montré des signes encourageants en relève à Jarry avant la pause olympique. Depuis, ce sont trois défaites en quatre départs pour Ingram qui avait participé au programme d’aide de la Ligue nationale de hockey et de l’Association des joueurs de la LNH l’an dernier. Ses bonnes performances ont fait chuter Calvin Pickard au poste de troisième gardien de l’organisation.

Si les Oilers veulent avoir du succès en séries face à des puissances comme les Golden Knights, l’Avalanche, les Stars ou même le Wild, Edmonton devra avoir l’appui de ses six derniers attaquants pour enlever un peu de pression à son monstre à deux têtes. La perte de Corey Perry peut sembler banale pour certains, mais le vétéran amenait son lot d’expérience dans ce vestiaire. Est-ce que les Oilers pourraient le rapatrier pour un dernier tour de piste?

Quand on porte attention à la brigade défensive de la formation albertaine, un défenseur d’expérience sur la troisième paire ne ferait pas de mal. Spencer Stastney et Ty Emberson composaient cette paire. Les Oilers espèrent avoir trouvé une solution avec l’acquisition de Connor Murphy des Blackhawks de Chicago, lundi.

Sur papier, les Oilers n’ont pas l’équipe pour remporter le Saint Graal cette année, mais qui veut parier contre Connor McDavid et Leon Draisaitl en sachant que le capitaine vient de connaître deux échecs de suite en finale et une défaite crève-cœur en prolongation lors du match de la médaille d’or aux Jeux olympiques de Milan-Cortina? McDavid était justement sur la glace lors du but victorieux de Jack Hughes.

En espérant que McDavid et sa bande n’affronteront pas les Panthers de la Floride une troisième fois…

JETS DE WINNIPEG : penser à aider le premier trio - on efface et on recommence

Fiche : 23-26-10 (à neuf points d’une place en séries)

Comment expliquer l’effondrement total des Jets?

À pareille date l’an dernier, les Jets de Winnipeg étaient bien installés au premier rang de la LNH avec une récolte de 88 points. Depuis, 365 jours ont passé et la troupe de Scott Arniel pointe au 27e rang de la Ligue nationale de hockey avec un maigre total de 56 points en 59 matchs.

Du 1er décembre au 8 janvier, Winnipeg a présenté un dossier de 2-11-5, chutant dans les bas-fonds de la ligue. Les Jets ont connu une séquence de 11 revers consécutifs au cours de cette période.

Oui, les Jets ont perdu les services du rapide patineur Nikolaj Ehlers, qui est parti rejoindre les Hurricanes de la Caroline avec un lucratif contrat en poche, mais difficile à concevoir qu’un seul joueur puisse faire toute la différence.

Dans les buts, Connor Hellebuyck est moins dominant que ces deux dernières campagnes où il arrivait à voler les matchs à lui seul. L’Américain s’est blessé au genou au mois de novembre, blessure qui lui a fait manquer un mois d’activités. Avant de joindre l’infirmerie, Hellebuyck avait gagné 8 de ses 14 départs, mais depuis son retour, il a gagné 5 matchs sur 24, présentant un taux d’efficacité de ‚892 et une moyenne de buts alloués de 3,00. Il a toutefois repris l’action récemment avec une médaille d’or olympique dans ses bagages.

Sans rien enlever à la brillante carrière de Jonathan Toews, le Franco-Manitobain n’a pas le même impact offensivement qu’Ehlers. Avant de signer avec son club d’enfance, Toews n’avait pas vu d’action dans la LNH en plus de deux ans. Difficile de retrouver le rythme et la vitesse des jeunes loups comme Matthew Schaefer, Ivan Demidov, Macklin Celebrini, Connor Bedard et Wyatt Johnston.

Un manque d’attaque flagrant

Kyle Connor, Mark Scheifele et Gabriel Vilardi ont l’air de Chuck Noland (Tom Hanks) dans le film de Robert Zemeckis « Seul au monde ». Le premier trio des Jets est le seul à générer de l’attaque cette saison. Le quatrième meilleur pointeur chez les attaquants est Alex Iafallo avec un petit 22 points en 59 rencontres. Nino Niederreiter et Toews suivent de près avec 19 points chacun. C’est un écart de 33 points avec Vilardi qui en totalise 52, bon pour le troisième rang derrière Connor (67) et Scheifele (70).

Après un sommet en carrière de 50 points l’an dernier, Cole Perfetti a ralenti en 2025-2026 avec 21 points.

Les Jets ont repris l’action sans leur défenseur étoile Josh Morrissey, toujours blessé, qui lui compte 42 points en 56 rencontres. Son retour est prévu cette semaine cependant.

Regarder vers la saison 2026-2027

Avec 23 matchs à jouer, la marge de manœuvre des Jets est très mince. Winnipeg est à neuf points d’une place en séries. Le seul moyen pour Winnipeg de se qualifier sera par la porte d’en arrière via les équipes repêchées. Le directeur général de l’équipe, Kevin Cheveldayoff, sera sans doute du côté vendeur le 6 mars.

À 37 ans, Toews pourrait bien faire ses valises vers une équipe aspirante à la coupe Stanley. L’ancien des Hawks devra lever sa clause de non-échange s’il souhaite quitter les Jets. Toews demeure utile au cercle des mises en jeu ainsi que défensivement. Il gagne 2 millions de dollars cette année.

Parmi les autres joueurs qui auront droit à l’autonomie à la fin de la saison, les défenseurs Luke Schenn (2,75 M$), Colin Miller (1,5 M$) et Logan Stanley (1,25 M$) vont attirer les regards des directeurs généraux à travers la ligue. En attaque, un départ n’est pas écarté pour des joueurs de soutien comme Gustav Nyquist, Morgan Barron, Tanner Pearson et Cole Koepke, qui deviendront joueurs autonomes sans compensation après la saison.

FLAMES DE CALGARY : de l’aide à venir pour épauler Dustin Wolf

Fiche : 24-28-6 (29es au classement général)

Les Flames ont créé la surprise la saison dernière avec 96 points, à un seul d’une participation à la danse printanière. Ils le doivent en grande partie à Dustin Wolf. Originaire de Gilroy en Californie, Wolf a terminé au deuxième rang au scrutin pour le titre de recrue de l’année derrière Lane Hutson des Canadiens. Le jeune portier des Flames n’a pas réussi à répéter ses prouesses cette année et Calgary peut oublier les séries avec la pire attaque du circuit Bettman.

Depuis l’échange de Matthew Tkachuk, les Flames sont toujours à la recherche d’une véritable identité dans le vestiaire. L’équipe est composée de bons joueurs de soutien comme Mikael Backlund, Nazem Kadri, Mackenzie Weegar et Kevin Bahl, mais n’as pas de joueur appartenant à l’élite de la LNH.

Les Flames ont misé gros en Jonathan Huberdeau, mais le Québécois n’a pas livré les résultats escomptés. L’ancien des Panthers de la Floride sera tenu à l’écart du jeu jusqu’à la prochaine saison en raison d’une blessure à la hanche. Il reste encore quatre ans au contrat de 10,5 M$ par saison de Huberdeau.

Avec une performance de deux buts dans une victoire de 4 à 1 sur les Sharks de San Jose, jeudi, Kadri continue d’augmenter sa valeur à l’approche de la date limite des transactions. Alors que les rumeurs s’intensifient à l’endroit du vétéran centre de 34 ans, le directeur général Craig Conroy attendra la date butoir pour maximiser le retour de Kadri. Il reste encore quatre saisons à écouler à son contrat de 7 millions de dollars.

Parekh, Gridin, Reschny et les autres

En plus d’avoir un noyau vieillissant, Calgary se retrouve avec une banque d’espoirs peu garnie et enlevante. Si le jeune défenseur de 19 ans Zayne Parekh a montré tout son savoir-faire offensivement au dernier Mondial junior avec le Canada, Parekh a aussi révélé qu’il aura besoin de temps pour peaufiner son jeu défensif. Les Flames devront aller chercher un défenseur d’expérience pour bien l’encadrer même si Weegar peut effectuer le travail à court terme.

En attaque, les Matvei Gridin et Cole Reschny auront de la pression sur leurs épaules pour mener cette pauvre attaque.

Avec la transaction de Rasmus Andersson aux Golden Knights de Vegas en retour du défenseur Zach Whitecloud, Calgary a aussi mis la main sur un choix conditionnel de première ronde en 2027 et d’un autre choix conditionnel, cette fois en deuxième ronde en 2028. Avec un choix au sein du top-10 au prochain repêchage en juin, les Flames pourraient miser sur un Gavin McKenna, Ivar Stenberg, Viggo Bjorck, Tynan Lawrence, Oliver Suvanto ou Oscar Hemming…

CANUCKS DE VANCOUVER : de la patience… en attendant un produit local

Fiche : 18-34-7 (32es au classement général)

Vancouver a rapidement affiché ses couleurs en échangeant son capitaine et défenseur étoile Quinn Hughes le 12 décembre dernier au Wild du Minnesota. Hughes avait déjà avisé l’état-major des Canucks qu’il n’avait pas l’intention de signer un nouveau contrat avec l’équipe à la fin de son contrat qui viendra à échéance lors de la prochaine saison. Le directeur général des Canucks, Patrik Allvin, a quand même eu un retour intéressant avec les jeunes attaquants Marco Rossi et Liam Öhgren ainsi que le prometteur défenseur Zeev Buium. Vancouver est aussi allé chercher un choix de première ronde en 2026 du Wild.

La prochaine question à Vancouver d’ici la lite limite des transactions : qui seront les prochains à partir? Elias Pettersson, Brock Boeser, Jake DeBrusk, Evander Kane, Marcus Pettersson, Tyler Myers, Derek Forbort sont tous des candidats potentiels. Le club devrait faire le plein de haut choix en vue des trois prochains repêchages.

Qui seront les Canucks après l’ère Hughes?

Les Canucks pensaient bien avoir repêché en 2018 le joueur qui permettrait à la franchise de remporter une première coupe Stanley. Huit ans plus tard, tout est à refaire pour Vancouver qui se retrouve sans meneur dans le vestiaire.

En 2023-2024, les Canucks ont conclu la saison au sommet de la division Pacifique avec une récolte de 109 points. Le beau parcours de la formation vancouvéroise s’est terminé lors du septième match de la deuxième ronde aux mains des Oilers d’Edmonton.

L’équipe semble ne jamais avoir digéré l’élimination. Vancouver a perdu 19 points au classement en 2024-2025 et les Canucks devraient finir la présente année aux alentours des 60 points. Les blessures à Thatcher Demko aux cours des deux dernières saisons, la saga J.T Miller l’an passé et les décevantes performances d’Elias Pettersson en attaque expliquent la chute de Vancouver.

Peu d’experts auraient prédit ce genre de saison des Canucks en début de campagne. Plusieurs les voyaient même en séries.

Avec trois choix de première ronde en 2026, les Canucks risquent de s’avancer au repêchage pour sélectionner un autre espoir de premier plan avec leur deuxième sélection.

Les Canucks seront sans doute dans la loterie Gavin McKenna-Ivar Stenberg. Oseront-ils prendre le choix maison en McKenna (il vient de Whitehorse au Yukon) ou le prochain Suédois qui fera la pluie et le beau temps comme l’ont fait les frères Henrik et Daniel Sedin?

Une chose est sûre, les partisans des Canucks devront s’armer de patience d’ici les trois-quatre prochaines années.