L’entraîneur-chef des Hurricanes de la Caroline paraît particulièrement posé lorsqu’il se présente devant les journalistes.
Il faut dire qu’il a toutes les raisons de l’être en cette finale de l’Est avec la possibilité de voir son équipe atteindre la finale de la coupe Stanley en soirée grâce à l’avance de 3 à 1 de son équipe sur les Canadiens de Montréal.
Il semble toutefois avoir une tout autre approche à quelques instants du début de la rencontre dans le vestiaire. Un journaliste lui a fait part dans sa disponibilité média vendredi matin, que ses joueurs étaient motivés par ses discours d’avant-match et qu’il leur offrait de l’énergie pour enchaîner sur la glace ensuite.
Brind’Amour a répondu candidement qu’il improvisait rarement dans ce genre de situation. Il a aussi évoqué que parfois, ceux qu’il considérait comme ses meilleurs discours n’ont pas entraîné les résultats escomptés une fois la partie entamée. Le pilote des Canes voit dans ce moment une occasion pour lui de clore son travail de préparation et de passer la rondelle par la suite à ses joueurs pour accomplir le travail.
« Je dois me préparer, mais je pense que tout le monde a une approche différente. Parfois, lors de mes meilleurs discours, on ne joue pas si bien par la suite », a-t-il remarqué.
« Mon travail est de les préparer, d’exposer le plan et le travail est fait ensuite. Oui, on apporte des ajustements durant les matchs, mais on se tourne vers les gars comme ils sont les joueurs », a-t-il enchaîné.
Sans savoir dans la planète hockey quel sera le verbatim de son énoncé avant le cinquième affrontement de la finale de l’Est, Brind’Amour a beau jeu de rappeler à ses joueurs comment ils ont évolué lors des matchs no 2 à 4. Même s’il comprend que le sujet actuellement tourne autour de ces rencontres, il n’est pas question pour sa troupe de tomber dans le piège de croire qu’automatiquement, le rythme qui a permis aux Hurricanes de l’emporter 4 à 0 au Centre Bell mercredi va se transposer en soirée devant leurs partisans.
« Ce groupe est bien concentré et nous comprenons que vous (les journalistes) parlez ainsi, mais nous savons que ce sera difficile. Pour gagner chaque soir, il faut qu’on soit à notre meilleur et c’est ce qu’on vise », a souligné l’entraîneur-chef.
Il ne lui reste que quelques heures pour peaufiner sa préparation et trouves les bons mots pour son discours afin qu’au moment de voir la rondelle tomber sur la glace, ses joueurs soient dans les meilleures dispositions pour clore cette série.











