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Un mariage naturel entre Imama et les Panthers de la Floride

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MONTRÉAL – Bokondji Imama espère que l’alliance parfaite entre son arsenal et le style robuste des Panthers de la Floride lui permettra de jouer plus souvent dans la LNH en 2026-2027.

À l’aube de fêter son 30e anniversaire, Imama ne vit pas une crise de la trentaine menant à une remise en question. Bien au contraire, il assume son identité sur la patinoire et il continue de pousser afin de s’établir dans le circuit Bettman.

« J’ai eu de très belles conversations avec les Panthers. Ils avaient la même approche, ils recherchent de la robustesse et du jeu physique. Ce sont des aspects naturels pour moi, ça fait partie de mon arsenal. Je n’ai aucun problème à jouer ce style. Je trouvais que c’était un bon contexte, je vais rester fidèle à moi-même. Je vais leur démontrer mon jeu physique, dès le camp d’entraînement, en espérant les satisfaire », a raconté Imama.

Croisé au camp de la Fondation Anthony Duclair, où il s’implique à fond chaque année, Imama utilisait son grand sourire et ses talents de communicateur pour échanger avec les jeunes qui rêvent d’une carrière dans la LNH.

Ironiquement, Imama caresse le même rêve qu’eux alors qu’il entamera sa 10e saison professionnelle durant laquelle il a disputé 400 matchs dans la LAH ponctués de 906 minutes de punition.

« Absolument. Peu importe l’organisation, je m’impose toujours cette responsabilité sur les épaules. Mon été se déroule très bien, je me sens bien physiquement, la balle est dans mon camp pour percer la formation des Panthers », a-t-il noté.

En 2025-2026, Imama a dû se contenter de deux parties dans la LNH avec les Penguins de Pittsburgh, une baisse considérable par rapport à ses 16 auditions avec le club de Sidney Crosby en 2024-2025.

Autant qu’il s’amuserait comme un enfant à jouer dans le même club que les frères Tkachuk, Sam Bennett et Brad Marchand, Imama voue un immense respect à la Ligue américaine.

« C’est un très, très bon calibre. Je suis reconnaissant envers la LAH, ce circuit m’a aidé à devenir le joueur que je suis désormais. Avec les Penguins, j’ai pu jouer quelques matchs et mon niveau de confiance était plus élevé qu’en début de carrière. La LAH a beaucoup changé aussi, c’était une ligue beaucoup plus vieille lors de mes premières années. Maintenant, ce n’est plus le cas. L’an passé, à 29 ans, j’étais parmi les plus vieux de mon équipe. On retrouve beaucoup de jeunes avec un talent élite. Je pense à Quinton Byfield, j’ai joué avec lui au sein de Reign. Il fait maintenant partie des meilleurs de la LNH et il était dans la LAH pour se développer », a exposé Imama qui sera accueilli à bras ouverts par les Checkers de Charlotte cette année.

En vertu de son bagage et son utilité, Imama reçoit un salaire fort intéressant même quand il joue dans les mineures.

« Oui, même si on n’en parle pas souvent. Ce n’est pas pour rien que plusieurs joueurs restent dans la LAH même si les options existent en Europe. À ce niveau, il y a eu une belle amélioration et ça permet de garder les joueurs de l’Amérique du Nord ici », a déclaré le colosse de six pieds un pouce et 223 livres.

Évidemment, en restant dans la LAH, Imama profite d’un contexte familial plus facile que celui de s’enraciner en Europe.

« Vraiment et surtout pour moi, je suis très axé sur la famille, c’est facile de voir mes proches et il y a aussi des matchs à la Place Bell. C’est important pour moi de rester près d’eux même si ma carrière demeure la priorité. »

Imama enfilera les couleurs d’une cinquième équipe dans la Ligue américaine en 2025-2026 et son seul arrêt en sol canadien s’est produit avec les Senators de Belleville.

Jusqu’à présent, Imama n’a jamais vraiment discuté avec le Rocket de Laval.

« Non, pas vraiment, je n’ai jamais été joueur autonome longtemps. Je me suis souvent entendu sur une nouvelle entente dès le premier juillet. Éventuellement, ce serait le fun de recevoir une offre de mon équipe locale, mais ce n’est pas encore arrivé », a reconnu le Montréalais.

Qu’il s’établisse ou non dans la LNH, Imama a déjà réalisé une enviable carrière professionnelle alors qu’il a été repêché en sixième ronde, par le Lightning de Tampa Bay, en 2015.

De plus, il rate rarement une occasion de redonner à la relève dont via les camps de la Fondation d’Anthony Duclair qui vise à rendre le hockey plus accessible, inclusif et représentatif.

« C’est très satisfaisant de pouvoir redonner à la prochaine génération, je ressens beaucoup de plaisir à le faire », a exprimé Imama qui a été touché par plusieurs histoires, au fil des ans, incluant celle d’un jeune qui a retrouvé le plaisir du hockey grâce au camp organisé par Duclair et lui.

« C’était vraiment une émotion assez exceptionnelle pour Anthony et moi. »