La rivalité entre le Canada et les États-Unis est reconnue pour son intensité, mais l'affrontement de samedi soir à la Confrontation des 4 nations samedi soir, au Centre Bell, sera certainement un des matchs marquants de l'histoire de la rivalité.
La rencontre avait préalablement été qualifiée de plus grande qu'un simple match de hockey par certains joueurs et le sens de cette affirmation a été dévoilé au grand jour.
Au coeur de la situation politique qui touche le Canada et les États-Unis, les partisans montréalais ont une fois de plus hué l'hymne national américain, avant de chanter avec émotions le « Ô Canada ». Ce contexte a mis la table pour un intense et violent début de match et pas moins de trois combats ont éclaté dans les neuf premières secondes de jeu de la première période.
Dès la mise au jeu initiale, l'attaquant Matthew Tkachuk a d'abord jeté les gants contre Brandon Hagel. Les deux hommes se sont livré un intense combat qui a semé l'hystérie au Centre Bell et c'est Hagel qui a finalement renversé Tkachuk.
Puis dès que la rondelle a été déposée à nouveau sur la patinoire, son frère Brady Tkachuk a jeté les gants avec un coéquipier de Matthew avec les Panthers de la Floride, Sam Bennett. Les deux hommes ont offert un furieux combat et ils ont tous les deux perdu leur casque. Cette fois, c'est Tkachuk qui a renversé Bennett.
Après le match, Brady et Matthew sont revenus sur les événements du match lors d'une conférence de presse conjointe. Le cadet des frères Tkachuk a avoué que l'idée des combats avait été discutée plus tôt samedi.
« Nous avons une conversation de groupe et disons que c'est quelque chose qui se discutait pendant la journée », a dit Brady avec un grand sourire au visage.
« Matthew a dit qu'il voulait y aller en premier, c'est arrivé et maintenant c'est terminé », a ajouté Brady Tkachuk à ESPN.
Du côté de Matthew, il a dit que ce match figurait déjà parmi les meilleurs moments de sa carrière.
« Je crois qu'après le match 7 de la finale de la Coupe Stanley l'an dernier, c'est le plus beau moment de ma carrière de joueur. Nous allons pleinement profiter de cette victoire ce soir, nous avons tellement un bon groupe de joueurs et nous avons beaucoup de plaisir.
Il y a ensuite eu une brève pause de bagarres... une pause de seulement six secondes. Les Américains ont pris un tir sur le filet de Jordan Binnington et ils ont rapidement attaqué l'enclave, un geste qui n'a pas été particulièrement apprécié des joueurs du Canada.
Cette fois, c'est le défenseur Colton Parayko qui en est venu aux coups avec J.T. Miller et le Canadien a eu l'avantage du combat. Les Américains ont écopé d'une pénalité supplémentaire sur le jeu, mais le Canada a été incapable de marquer en avantage numérique.
Jon Cooper, l'entraîneur du Canada, comprenait que ce départ n'a pas plu à tous, mais il a répondu ceci.
« Je n'ai vu personne courir vers la sortie. Certains spectateurs n'ont sûrement pas aimé, mais le tout a lancé un grand match et les joueurs ont tout donné ensuite », a mentionné Cooper.
Les partisans présents au Centre Bell avaient aussi hué l'hymne national américain jeudi, alors que les États-Unis avaient affronté la Finlande. Avant la rencontre d'aujourd'hui, l'annonceur au Centre Bell a fait la demande de ne pas huer les hymnes nationaux.
Après le match jeudi, Matthew Tkachuk avait dit « ne pas avoir aimé » les huées et samedi, ce sont ses poings qui ont parlé après son invitation lancée à Hagel.
« Je voulais amener de l'énergie dans l'amphithéâtre et il me l'a demandé, je ne vais pas reculer devant lui », a expliqué Hagel durant le premier entracte.
« Je crois que nous avons un bon historique lui et moi, donc je me disais que si nous commencions sur la patinoire les deux, il allait peut-être me le demander. »
Les menaces d'imposition de tarifs douaniers par le président américain Donald Trump plus tôt en février et ses propos suggérant que le Canada devrait devenir le 51e État américain ont mené des spectateurs à huer l'hymne américain durant des événements sportifs à travers le Canada.





