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Des gradins à la LPHF, Émilie Lavoie veut faire sa place avec la Victoire

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En mai dernier, Émilie Lavoie était dans les gradins de la Place Bell de Laval à supporter la Victoire de Montréal après sa cinquième et dernière saison avec l’Université Concordia. Quelques mois plus tard, l’attaquante se prépare pour son premier camp professionnel avec Montréal.

Elle s’apprête donc à se battre afin de faire sa place avec les championnes en titre. Mardi, elle était au camp estival de la Victoire pour les jeunes joueuses M12 et M16 comme entraîneuse. Elle portait pour l’une des premières fois les couleurs de sa nouvelle équipe.

« J’étais une partisane dans les estrades lors des dernières séries. De réaliser que maintenant, ça se peut que ce soit moi que les gens encouragent. Je vais avoir beaucoup de famille présente aussi. Ça fait chaud au coeur. Je me sens très spéciale. C’est un honneur de pouvoir porter ce logo avec les jeunes qui nous regardent comme des modèles », a raconté Lavoie.

Lors du dernier repêchage, Lavoie était prête à tout. Des discussions avec New York lui laissaient croire qu’elle pourrait potentiellement prendre la route des États-Unis après la soirée du 17 juin.

Puis New York a annoncé sa dernière sélection, le 67e choix, lors du sixième tour. Ce n’est pas le nom de Lavoie qui est sorti des haut-parleurs. Les espoirs étaient rendus minces, mais elle a gardé l’espoir vivant et ce fut la bonne décision. Avec le tout dernier choix de l’encan 2026, la Victoire de Montréal mettait la main sur la Québécoise.

« Peu importe quelle équipe, j’aurais été heureuse, mais d’entendre son nom avec son équipe locale, c’est spécial. Pendant un mois, j’étais sur un nuage. C’est retombé un peu, mais plus on va s’approcher du camp, ça va remonter. C’est un rêve qui existe depuis les trois dernières années. »

Mais quel genre de joueuse peut être Lavoie dans la LPHF, elle qui était une force offensive à l’université comme en témoignent ses cinq saisons consécutives dans les hauteurs du classement des pointeuses, mais qui a aussi été utilisée à la défense la dernière saison?

« C’est une équipe gagnante. Je vais être ici pour travailler fort. Je veux faire ma place dans l’équipe et donner mon maximum pour gagner une autre coupe. Ma force, c’est ma polyvalence. On m’a donné un gros défi l’année dernière et je suis une fille qui veut apprendre beaucoup. Je vais être une fille qui va travailler fort dans les coins, aller devant le but. Je peux marquer aussi, mais je suis capable de jouer physique. »

Le jeu physique est cependant bien différent entre le hockey universitaire et la LPHF. De son propre aveu, elle devra s’habituer, mais est sûre d’y parvenir.

« C’est quelque chose que j’ai travaillé beaucoup, être en contrôle. Je vais devoir m’adapter à recevoir les mises en échec, mais c’est une partie de moi, de qui je suis. C’est un élément qui va pouvoir ressortir au niveau professionnel. »

La confiance de Caroline Ouellette

À Concordia, Lavoie a côtoyé la légende du hockey féminin Caroline Ouellette, qui était l’entraîneuse de l’équipe de 2021 à 2025. Pendant quatre saisons, elle a évolué pour Ouellette, maintenant adjointe à Kori Cheverie avec la Victoire.

La réunion des deux n’est pas la raison de sa sélection, mais la confiance de Ouellette envers Lavoie n’a pas du nuire, les deux qui ont une excellente relation.

« Avoir Caro qui croit encore en moi, qui pousse pour moi, c’est impressionnant. Je la connais bien, si j’ai besoin de quelque chose, je suis à l’aise avec elle. Elle a eu un gros impact sur mon hockey, mais aussi en dehors de la glace. Elle m’a aidé beaucoup. Elle m’a ouvert les yeux sur le jeu défensif et sur le jeu de transition. »

Cette semaine, il s’agit de son premier camp pour jeunes avec la Victoire, mais elle avait déjà participé à ceux de Ouellette par le passé avec le but d’aider son entraîneuse, mais aussi de redonner un peu des enseignements qu’elle a reçus.

« J’ai eu beaucoup de personnes qui m’ont donné dans ma jeunesse, donc j’essaie de redonner à mon tour. J’aime ça les enfants et j’aime ça redonner. Pouvoir le faire à travers le hockey, c’est très plaisant. »

D’après des commentaires recueillis par Catherine Savoie