Le match entre les Marlies et le Rocket est présenté samedi, dès 14 h 55, sur les ondes de RDS
LAVAL – Il y a des athlètes malchanceux et il y a David Reinbacher. L’espoir du Canadien a dû quitter hâtivement le dernier match du Rocket de Laval et ses coéquipiers compatissaient avec lui.
« Surtout que c’est un gars qui veut beaucoup, il s’excusait, il disait qu’il était désolé. Il est tellement une bonne personne. Quand tu es blessé ou que quelque chose te dérange (physiquement), c’est parfois plus dur de jouer un gros match de séries. On n’arrête pas de lui dire de garder la bonne attitude, il va être correct », a réagi le défenseur Tobie Bisson.
« C’est plate pour lui, on essaie de le supporter. Tu ne peux rien faire contre les blessures. En espérant, à l’avenir, qu’il ait la chance de son côté », a exprimé Laurent Dauphin.
Inutile de vous faire un dessin, c’est bien connu que Reinbacher a enchaîné les blessures malchanceuses lors des dernières années.
Cette fois, il a dû déclarer forfait après une seule présence en deuxième période lors du quatrième match de la série contre les Marlies de Toronto. Il venait tout juste d’être impliqué dans une petite collision.
Outre ceci, ce fut difficile d’identifier une séquence en particulier pouvant expliquer son inconfort. On a seulement remarqué qu’il a encaissé un contact en zone défensive au premier tiers.
D’après les observations de notre collègue Andrée-Anne Barbeau, Reinbacher aurait pu se blesser dans un match précédent de la série.
La situation de Reinbacher s’est ajoutée à celle du vétéran défenseur Marc Del Gaizo qui a manqué le quatrième duel. Sans surprise, l’entraîneur-chef Pascal Vincent n’a pas dévoilé beaucoup d’informations sur le sujet.
« Ça se peut qu’on retrouve nos gars pour le match. On va voir comment ça va se dérouler. On a quand même plus de 48 heures donc ça pourrait tout changer, mais pour l’instant on est confortables avec nos ressources », a expliqué Vincent.
Il n’est donc pas impossible qu’une décision soit prise avant la partie dans les deux cas.
Heureusement pour le Rocket, le Canadien lui a cédé Adam Engström et sa présence a été fort bénéfique dans le gain de 4-0 mardi.
« Adam amène une aisance à notre défense avec ses sorties de zone, son contrôle de la rondelle et des jeux que d’autres défenseurs ne peuvent pas faire. Son impact a été gigantesque surtout qu’on avait perdu Del Gaizo. Ça nous a vraiment aidés », a reconnu Bisson.
Dauphin a retrouvé son aplomb
Durant le dernier droit de la saison, Laurent Dauphin s’est retrouvé sur la touche afin de soigner une blessure. Dauphin a terminé la campagne au deuxième rang des pointeurs du Rocket avec une récolte de 59 points.
Force est d’admettre que le Rocket a besoin de sa contribution et il a répondu avec six points après quatre matchs éliminatoires.
« C’était le but, en sautant des matchs en fin de saison, de prendre du temps pour arriver prêt pour les séries. J’ai eu besoin d’un ou deux matchs pour retrouver mes repères, mais je suis confiant pour la suite. »
D’ailleurs, Dauphin est désormais à égalité au premier rang de l’histoire du Rocket pour la production offensive en séries.
« Un de mes amis m’a dit ça, je ne le savais pas. C’est plaisant », a noté Dauphin qui devrait dépasser Danick Martel (ils sont à égalité avec 15 points) surtout si le Rocket accède au prochain tour.
Le CH contre les Sabres, le duel des grands frères Xhekaj et Tuch
Terminons sur une note légère concernant Florian Xhekaj et Luke Tuch. Les deux membres du Rocket n’ont pas fini de se taquiner alors que la série entre le Canadien et les Sabres de Buffalo oppose leur grand frère : Arber Xhekaj et Alex Tuch.
Évidemment, c’est plus facile pour Florian Xhekaj de déterminer dans quel camp se ranger.
« On se taquinait dans l’autobus, nos frères s’affrontent et c’est amusant. De plus, son frère a joué contre celui (Casey) de Luke Mittelstadt en première ronde donc on se dit que c’est la bataille des frères à chaque ronde pour lui », a rigolé Florian Xhekaj.
« C’était cool à regarder. J’aime mon frère, je ne lui souhaite que le meilleur, mais j’ai le même souhait pour l’organisation du Canadien », a conclu Luke Tuch qui a joué de prudence.







