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Hunter Jones, le gardien no 5 dans ses valises

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Le gardien Hunter Jones, dans l'uniforme du Rocket de Laval. (Rocket de Laval)

LAVAL – Hunter Jones a perdu le compte.

Trois-Rivières → Laval. Laval → Trois-Rivières. Trois-Rivières → Laval. Laval → Trois-Rivières…

Depuis qu’il a été rappelé pour la première fois de la saison par le Rocket de Laval le 8 décembre dernier, le gardien des Lions de Trois-Rivières a été appelé à la rescousse six autres fois par le club-école du Canadien.

Au fil de ces séjours à la Place Bell, parfois aussi courts qu’une séance d’entraînement, le choix de deuxième ronde du Wild du Minnesota en 2019 (59e) a obtenu trois départs. Le dernier de ceux-ci lui a été offert dimanche, après trois mandats successifs octroyés à Kaapo Kähkönen en l’absence de Jacob Fowler, malade.

« Mon dernier match ne s’est pas déroulé comme je l’aurais aimé », analysait Jones, en début de semaine.

Dimanche dernier, contre le Crunch à Syracuse, l’Ontarien de 25 ans a cédé à six reprises sur 19 lancers, encaissant ainsi un troisième revers en autant de présences dans le demi-cercle lavallois.

« Les trois premiers buts, c’étaient des tirs parfaits. Pas beaucoup de gardiens auraient arrêté ces lancers-là », relativise l’entraîneur-chef du Rocket Pascal Vincent, dont la troupe s’est inclinée 6-4 ce jour-là, alors qu’elle était privée de plusieurs de ses réguliers.

La confiance du pilote envers le gardien no 5 de l’organisation du Tricolore n’est donc pas ébranlée, assure-t-il.

« C’est un gars qui travaille fort et il a du succès à Trois-Rivières, où il a gagné la coupe [Kelly dans l’ECHL]. C’est un joueur important. »

Après avoir joué le rôle de second à Luke Cavallin l’an dernier, Jones a hérité des fonctions de gardien no 1 des Lions cette saison à la suite du départ de son partenaire pour l’organisation des Bruins de Boston.

En 21 matchés joués, Jones montre un dossier 14-5-0 et s’impose comme l’un des meilleurs portiers du circuit avec une moyenne de buts alloués de 2,00 et un taux d’efficacité de ,923.

Les Lions peuvent donc toujours compter sur lui, tout comme le Rocket, avec qui il a signé cet été une entente d’un an à deux volets ouvrant la porte à ses nombreux rappels.

« Lorsque j’ai appelé [le directeur général du Rocket John Sedgwick] pour lui dire qu’on allait le faire goaler, il était content de ça, parce qu’on veut redonner aux joueurs », note Vincent.

« Je ne dirais pas que ce sont des sacrifices, parce qu’on les paie nos joueurs, mais c’est quand même différent pour lui comparativement à d’autres joueurs. Ceux qui font les choses de la bonne façon, on veut leur rendre la pareille. »

Jones n’en est pas à sa première expérience du genre. Avant de se joindre à la filiale du Canadien, le gardien a souvent fait des allers-retours entre les Heartlanders de l’Iowa, équipe affiliée du Wild dans l’ECHL, et le club-école de la Ligue américaine, aussi établi dans l’Iowa.

La présente saison se distingue toutefois pour ses rappels aussi rapprochés les uns des autres.

« Je m’assure d’avoir une valise toujours prête quand je suis à Trois-Rivières parce que j’ai été rappelé souvent récemment. J’ai toujours dans ma chambre une valise remplie de ce qu’il me faut pour une fin de semaine ou une semaine complète. »

Quand son téléphone sonne, Jones n’a alors qu’à charger celle-ci et son équipement de gardien dans son camion pour faire un trajet d’une heure et demie qu’il connaît maintenant par cœur.

« Chaque fois que j’ai la chance d’être ici, c’est toujours un privilège », apprécie-t-il.

« En amorçant cette saison, je voulais être le gars qu’on appelle quand des blessures surviennent et qu’on a besoin d’un gardien. Autant j’aimerais aider les Lions à gagner des matchs, autant je veux faire avancer ma carrière et être avec ces gars-là sur une patinoire dans la Ligue américaine. »

Car Jones s’estime mûr pour faire le saut à temps plein dans la LAH dans un avenir rapproché.

« Je pense que je suis tout près. Cette année, j’ai prouvé que je peux être l’un des meilleurs gardiens dans l’ECHL », affirme celui qui a un vécu de 33 matchs en carrière dans la Ligue américaine.

Fowler s’approchant de retour au jeu en fin de semaine, Jones doit refaire sa valise, lui qui a été cédé aux Lions en matinée jeudi. Qui sait s’il sera de nouveau appelé à rescousse d’ici la fin de la campagne, mais si c’est le cas, il compte profiter de chaque minute passée chez le Rocket.

« Tout ce que je veux, c’est de finir l’année en force et être à mon meilleur pendant que je suis ici pour profiter au maximum de cette opportunité. Je connais l’une de mes meilleures saisons en carrière chez les pros. Je dois continuer sur cette lancée. »