Succéder à Pascal Vincent derrière le banc du Rocket de Laval ne s’annonce pas comme une tâche facile.
Au lendemain de l’annonce de son retour dans la LNH, où il occupera les fonctions d’entraîneur adjoint chez le Kraken de Seattle, voici quelques candidats qui pourraient être à la hauteur du défi selon le RDS.ca.
La continuité
Daniel Jacob
Dans l’éventualité où les Canadiens décidaient de piger à l’interne, l’actuel entraîneur adjoint Daniel Jacob apparaît comme un candidat logique.
Le pédagogue de l’Université McGill qui veillait sur les défenseurs du club-école connaît bien l’environnement lavallois. Il y a évolué de 2028 à 2021, alors qu’il épaulait Joël Bouchard à titre d’adjoint, avant de suivre ce dernier à San Diego et Syracuse.
De retour chez le Rocket depuis 2024, alors qu’il avait soumis sa candidature pour le poste qui a finalement été offert à Vincent, Jacob n’a jamais été entraîneur-chef dans la LHJMQ, ou encore la Ligue américaine.
L’heure est peut-être venue de lui offrir sa chance.
Martin Laperrière, adjoint chez le Rocket depuis la saison 2021-2022, alors qu’il travaillait sous les ordres de Jean-François Houle, pourrait lui aussi être tenté par l’aventure.
Et que dire d’Alexandre Burrows et Francis Bouillon, qui veillent au développement des espoirs de l’organisation montréalaise depuis plusieurs années déjà, sont-ils prêts à faire le grand saut?
La relève
Sylvain Favreau
De l’avis de plusieurs spécialistes, notamment notre confrère Stéphane Leroux, l’entraîneur-chef des Voltigeurs de Drummondville s’impose comme l’un des meilleurs candidats disponibles, voire comme le no 1.
Lors du processus d’embauche ayant mené à la nomination de Vincent, Favreau aurait fait très bonne figure auprès de la direction des Canadiens.
L’Ontarien, qui parle très bien français, est mûr pour la prochaine étape. Champion de la LHJMQ en 2024, Favreau a aussi gravité dans l’environnement de Hockey Canada, remportant notamment l’or à titre d’adjoint de la sélection à la Coupe Hlinka-Gretzky et occupant les fonctions d’adjoint au Mondial junior de 2024. Il a de plus récemment remporté le titre d’entraîneur-chef de l’année dans la LHJMQ.
Louis Robitaille
En voilà un autre qui avait soumis son nom pour prendre le contrôle du banc à l’été 2024.
De retour l’automne suivant dans la LHJMQ chez les Eagles du Cap-Breton, l’ancien joueur du Rocket de Montréal (destin?) a surpris la planète hockey l’été dernier en annonçant son départ pour la VHL, la ligue développement de la KHL en Russie.
Robitaille y a été attiré par Guy Boucher, l’entraîneur-chef de l’Avangard d’Omsk, pour développer la relève de l’équipe au sein de l’Omskie Krylya, le club-école domicilié en Sibérie.
Est-ce le temps de rentrer au pays?
Carl Mallette
Après son départ de Victoriaville, où il a dirigé les Tigres de 2020 à 2025, l’entraîneur-chef de métier a lui aussi ressenti le besoin de passer au prochain niveau et de prendre les commandes d’une équipe professionnelle.
Il donc déposé sa candidature au Rocket pour succéder à Jean-François Houle, mais sans succès.
Son opportunité, il l’a finalement trouvé en France, chez les Dragons de Rouen, un club de la Ligue Magnus dont il a marqué l’histoire à l’époque où il chaussait encore les patins. Il a notamment aidé l’équipe à remporter cinq championnats, en plus de rafler deux titres de champion pointeur.
Avant son départ en juillet dernier, Malette confiait au RDS.ca se donner « six ou sept ans » à Rouen, soit jusqu’à ce qu’il atteigne la cinquantaine, pour « triper en famille et faire du hockey ».
Un appel de Laval pourrait l’inciter à revoir ses plans.
Yanick Jean
Après une campagne couronnée de succès, est-ce qu’il y a un désir pour Yanick Jean de relever un nouveau défi?
L’homme de 50 ans a fait sa marque dans la LHJMQ, lui qui est l’entraîneur avec le plus de victoires à son palmarès. Sous ses ordres, les Saguenéens de Chicoutimi ont remporté le championnat de la Ligue pour la première fois depuis 1994.
À la Coupe Memorial, les Sags ont baissé pavillon en demi-finales devant les Silvertis d’Everett.
Jean est à la barre des Saguenéens depuis la saison 2015-2016. Il s’agit de son deuxième séjour avec l’équipe après celui qui s’est entamé en 2002-2003 avec la troupe de Saguenay. Il est resté avec l’organisation pendant trois campagnes avant de joindre le Rocket de l’Île-du-Prince-Édouard. Il a aussi dirigé les Tigres de Victoriaville entre 2007 et 2014.
Une préférence pour des C.V. bien garnis?
Benoît Groulx
Si jamais la direction des Canadiens de Montréal a une préférence pour confier le mandat à un entraîneur qui a une feuille de route bien remplie, quelques candidats répondent à ce critère.
Le nom de Benoît Groulx allait certainement circuler, mais il reste à voir s’il souhaite effectuer un retour dans la Ligue américaine. Âgé de 58 ans, celui qui a dirigé les Cataractes de Shawinigan et les Olympiques (de Hull et Gatineau) dans la LHJMQ a mis un terme à son aventure en Russie après la saison 2024-2025, campagne au cours de laquelle il a tout de même mené l’équipe en finale de la Coupe Gagarine.
Groulx avait auparavant fait sa niche à Syracuse avec sept campagnes à la barre du club-école du Lightning de Tampa Bay entre 2016 et 2023. Le Crunch s’était d’ailleurs incliné en finale de la Coupe Calder à la première saison de Groulx derrière le banc.
Celui qui a aussi dirigé les Americans de Rochester pendant deux saisons a notamment côtoyé Gilles Bouchard (2018 à 2023) et Éric Veilleux (2019 à 2023) avec le Crunch. Ces deux hommes pourraient aussi faire valoir leur candidature auprès du Tricolore.
Stéphane Julien
Un autre candidat a quant à lui fait part de son intérêt pour le poste occupé par Pascal Vincent. Stéphane Julien, l’ancien pilote du Phoenix de Sherbrooke a confirmé à Radio-Canada vendredi qu’il était intéressé, lui qui avait eu des discussions avec l’organisation au moment de l’embauche de Vincent.
Après avoir œuvré dans l’organisation du Phoenix de la campagne 2012-2013 à 2022-2023, dont sept comme entraîneur-chef, Julien a rejoint les Griffins de Grand Rapids dans la Ligue américaine où il évolue comme entraîneur adjoint depuis trois saisons.





