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Mandolese à Laval pour se « donner une autre chance »

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Cette fois, Kevin Mandolese restera dans les parages.

Moins d’un an après s’être vu offrir un contrat d’essai professionnel lui ayant permis de participer successivement aux camps d’entraînement des Canadiens de Montréal et du Rocket de Laval, sans toutefois s’y enraciner, le gardien est de retour dans l’organisation pour deux saisons.

Après un court exil en Slovaquie, où il a complété la dernière campagne après des escales à Charlotte et Syracuse, Mandolese a signé la semaine dernière un contrat d’un an à un volet avec le club-école des Montréalais à l’ouverture du marché des joueurs autonomes.

« L’année passée, ç’a été un peu rock’n’roll », confiait-il à notre collègue Raphaël Guillemette, lundi, lorsque rencontré au Tournoi de golf de Jonathan Huberdeau au Club de golf Le Mirage à Terrebonne.

En acceptant l’essai que lui offrait le Tricolore l’an dernier, l’ancien espoir des Sénateurs d’Ottawa calculait alors qu’il se donnait de bonne chance d’obtenir un casier dans le vestiaire du Rocket advenant qu’un des portiers du CH soit soumis au ballottage.

Ce n’est finalement pas arrivé.

Le Crunch de Syracuse, club-école du Lightning de Tampa Bay, lui a bien offert de rester en Amérique du Nord quelques semaines plus tard, mais Mandolese a plutôt opté pour une autre avenue.

« Ce n’était peut-être pas la meilleure situation à ce moment-là, alors j’ai décidé d’aller en Europe. Juste pour jouer le plus de games possible. Au courant des années dans la Ligue américaine, il y a toujours eu des circonstances qui ont fait que je n’ai pas joué beaucoup de matchs.

« La seule ouverture qu’il y avait à ce moment, c’était en Slovaquie. C’était évidemment du hockey très différent, mais je voulais recevoir le plus de tirs possible et compétitionner. »

Avec le HKM Zvolen, Mandolese a ainsi pu jouer 11 matchs de saison régulière, puis deux en éliminatoires après n’avoir obtenu que deux départs dans la LAH en 2025-2026.

Au terme de la campagne, le portier de 25 ans originaire de Blainville aurait pu décider comme bien des hockeyeurs n’ayant pas encore percé dans la LNH de s’enraciner en Europe pour y trouver une certaine stabilité financière.

« Souvent, les joueurs veulent aller en Europe pour un peu plus d’argent et le mode de vie, mais je veux me donner une autre chance d’être en Amérique du Nord », a expliqué le joueur de 6 pi 4 po et 180 lb.

« Je veux me pousser, ne pas me satisfaire d’aller en Europe et accepter mon sort. »

—  Kevin Mandolese

À Laval, Mandolese risque d’entrée d’obtenir les fonctions de gardien auxiliaire derrière le Finlandais Kaapo Kahkönen, qui a quant à lui récemment signé un contrat d’une saison à un volet avec les Canadiens.

« Kaapo, j’ai appris à la connaître un peu l’année passée, c’est vraiment un bon gars. Les deux on va se pousser et ça va être une saine compétition.

« [Être] le no 1, 2, 5 ou 6, c’est la même chose chaque année, ça ne veut rien dire. Il faut juste que tu travailles et que tu le mérites », raisonne celui qui a joué trois matchs en carrière dans la LNH, avec les Sénateurs en 2022-2023.

Mandolese n’a d’ailleurs pas fait son deuil de la grande ligue.

« Je me suis prouvé à moi-même que je suis capable de jouer dans la Ligue nationale. Maintenant, je reviens ici pour jouer des games, travailler fort et être la meilleure version de moi-même. En faisant ça, je sais que je peux revenir au niveau que je sais que je suis capable de jouer.

« Ce feu-là est encore en dedans de moi. C’est là que je veux retourner. »