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« J’y ai goûté, je suis affamé d’y retourner »

Publié le 

Florian Xhekaj, après son premier combat dans la LNH, contre Dakota Mermis des Maple Leafs de Toronto le 22 novembre 2025. (Getty Images)

LAVAL – Florian Xhekaj retient deux choses de la vie dans la LNH.

D’abord, il y a la bouffe.

« La nourriture est vraiment bonne. Impossible de rester sur sa faim. »

Puis, bien sûr, il y a le voyagement. Au fil de son récent séjour d’une dizaine de journées avec le Canadien, l’attaquant a pu passer l’essentielle d’une semaine éprouvante sur la route, avec des arrêts à Salt Lake City, Las Vegas et Denver.

C’est ainsi qu’il y a deux semaines, il s’est retrouvé à marcher sur la célèbre Strip de Vegas, avec ses coéquipiers de la dernière année et demie, Adam Engström et Jared Davidson.

« Il s’y passe tellement de choses. Il y a des gens qui dansent, de la musique, des casinos partout, des montagnes russes… C’est comme Disneyland! »

« C’est un autre monde. »

La ligue américaine, c’est un autre monde aussi. Fini les vols nolisés – un autre avantage de jouer sur les patinoires de la grande ligue. Mardi prochain, ce sera le retour à la réalité pour Xhekaj.

Avec ses coéquipiers du Rocket de Laval, il montera à bord d’un autocar et y passera une dizaine d’heures pour aller rendre visite aux Monsters de Cleveland.

À moins qu’il ne soit rappelé d’ici là.

« Tout le monde le dit, mais afficher de la constance, amener ce que je peux amener dans chacun de mes matchs, chacune de mes présences sur la glace, c’est ce qui me permettra de rester [à Montréal] longtemps. »

À 21 ans, le colosse de 6 pi 4 po et 204 lb a encore bien du temps devant lui. Après tout, sa deuxième saison chez les professionnels n’en est qu’à son premier tiers, et il a déjà un rappel à son C.V..

Et il n’a pas raté son entrée.

À son premier match dans la grande ligue, au Centre Bell qui plus est, il a glané son premier point (une passe) et jeté les gants. Contre l’ennemi juré venu de Toronto en plus.

« J’ai montré un peu de tout dans mon premier match. J’ai été bon offensivement et j’ai très bien fait dans mon combat. Ç’a bien été. »

Xhekaj est ainsi demeuré dans la formation pour les quatre matchs suivants du Tricolore, n’ajoutant pas de point à sa fiche.

Limité à 7 minutes 43 secondes d’utilisation dans un revers de 5-2 contre les Sénateurs d’Ottawa au retour du club au Centre Bell, « Flo » a ensuite été laissé de côté face aux Jets de Winnipeg, avant d’être cédé au Rocket après la rencontre.

« Ils ont retenu beaucoup de choses positives de mon premier rappel. Mais ils veulent que je continue de me développer en jouant plus de minutes et en ayant un plus grand rôle. »

« Je n’étais évidemment pas heureux d’être rétrogradé, mais je savais ce que j’avais à faire en revenant ici. Et je sais aussi ce que je dois faire pour rester en haut. J’y ai goûté, je suis affamé d’y retourner. »

—  Florian Xhekaj

C’est ce qu’il a démontré dès son retour dans la formation du Rocket, vendredi dernier à Belleville. Face aux Senators, il a marqué deux buts, dont un dans un filet désert, et récolté trois points.

Et, il a été Florian Xhekaj.

Celui qu’il vaut parfois mieux d’éviter, a sans doute appris Carter Yakemchuk. On l’espère pour lui en tout cas…

« Récemment, on a tenu de rencontres individuelles avec les joueurs. Je lui avais alors dit : “À un certain moment, tu vas être rappelé et tu vas être rétrogradé. Ce sera alors un test de caractère. Dans quel état d’esprit tu vas revenir?”. Il a répondu de la meilleure des façons », apprécie l’entraîneur-chef du Rocket, Pascal Vincent.

Depuis son retour, Xhekaj pilote le deuxième trio des Lavallois, avec à ses côtés le nouveau venu Samuel Blais et Joshua Roy. La mission première reste de produire offensivement, mais l’espoir promet néanmoins de ne rien perdre du style qui le distingue et qui lui a permis d’inscrire 24 buts l’an dernier.

« J’ai un plus grand rôle cette année et je joue en ce moment avec deux joueurs très doués. Mais je ne délaisserai pas mon jeu physique, mon intensité en échec-avant et ma volonté de me battre quand il le faudra. C’est ce qui m’a mené jusqu’ici et ce qui m’a permis de jouer cinq matchs dans la LNH.

« Je dois rester fidèle à mon style. C’est mon pain et mon beurre. Mais en jouant avec des gars comme ça, je vais obtenir mes chances de marquer. Je crois être assez bon pour capitaliser. »

C’est ce qu’il aura à nouveau l’occasion de faire ce soir, alors que les Marlies de Toronto sont de passage à la Place Bell pour le premier de deux matchs en trois jours face aux Lavallois.

Ce duel vous sera présenté dès 19 h à RDS et sur le RDS.ca.