Le match entre le Rocket de Laval et les Bruins de Providence sera présenté dès 19 h ce soir en webdiffusion sur le RDS.ca.
LAVAL – Samuel Blais est toujours chez le Rocket de Laval. Pour l’instant.
Avec la fin de semaine qu’il vient de connaître, l’attaquant québécois récemment rapatrié à Montréal par l’entremise du ballottage aurait été en droit de s’attendre à un rappel du Canadien.
À son premier match avec le club-école à Lehigh Valley samedi, Blais a marqué deux buts, avant d’en réussir un autre en tirs de barrage, décisif celui-là. Le lendemain à Hershey, il a ajouté deux mentions d’aide à son dossier, en plus d’assurer une présence physique.
Parlez-en à Louie Belpedio…
« Ç’a avait l’air facile pour lui en fin de semaine, résume l’un de ses partenaires de trio, Xavier Simoneau. On est chanceux de l’avoir, pour le temps qu’il va être avec nous autres. »
Car si le Tricolore a récupéré ses services après les avoir perdus au ballottage en début de campagne au profit des Maple Leafs de Toronto, c’est sans doute pour l’intégrer à sa formation.
Bientôt?
« Qui sait? Ce n’est pas ma décision », ne pouvait que répondre l’entraîneur-chef Pascal Vincent, après l’entraînement des siens mardi.
Chose certaine, Blais sera à la disposition du Rocket ce soir, alors qu’il jouera un premier match en carrière à la Place Bell dans le camp des gentils. Les Bruins de Providence – les méchants – seront alors les visiteurs, eux qui n’ont pas encore subi la défaite cette saison sur les patinoires adverses (8-0-0-0).
Une autre belle opportunité pour Blais de faire sentir sa présence et de continuer à prendre du rythme après avoir été limité à huit matchs avec les Leafs, avant d’être soumis au ballottage dans le but d’être cédé dans la Ligue américaine.
« À Toronto, je n’ai pas joué beaucoup de games, mais je pense que celles que j’ai jouées, ça a vraiment bien été. Dans ma tête, je n’ai rien fait de mal et j’ai juste essayé d’amener ça ici », observe celui qui a récolté 1 but et 2 passes chez les Leafs.
« L’année passée [dans la Ligue américaine], j’ai bien fini en série avec les Canucks d’Abbotsford, donc je connais la ligue et comment ça marche. Pour être efficace sur la glace, je dois être physique, mais je suis capable d’amener de l’offensive aussi. »
C’est ce qu’il a fait jusqu’à maintenant. Sans perdre de temps, apprécie Vincent.
« Ça ne me surprend pas. J’ai toujours été un fan de Samuel Blais. J’ai pu apprécier son jeu quand il jouait avec [les Blues de] St. Louis et qu’on l’affrontait (les Blue Jackets de Columbus, ancien club dirigé par Vincent, NDLR). Il excelle devant le filet et c’est l’un des meilleurs que j’ai pu voir pour rediriger une rondelle. »
« C’est un gars physique avec des mains formidables, ce qui est une rare combinaison, ajoute Vincent. Il peut faire des jeux sous pression, et quand il y a une mise en échec à donner, il la donne. Normalement, les gars aussi doués sur le plan des habiletés ne sont pas physiques comme ça. »
C’est ce qui a séduit le Canadien cet été, au point de lui offrir un contrat d’une saison à deux volets. La congestion dans la hiérarchie offensive de Martin St-Louis a certes fait dévier Blais de sa route pour le mener jusqu’à Toronto, mais il est presque de retour à destination.
« [Les Maple Leafs] m’ont donné l’opportunité de revenir dans la LNH et de jouer quelques matchs. Je pense avoir prouvé que je peux encore jouer là. Ce sera à moi de prouver avec mon jeu ici que je mérite un rappel », promet celui qui a 292 matchs d’expérience dans la LNH, mais aussi une coupe Stanley et une coupe Calder sur son C.V.
« Je suis heureux. Je voulais être ici depuis le jour 1 et je suis excité à l’idée de repartir les choses ici. »
C’est bien parti.
Un match un mardi soir?
Une autre chose de bien partie, c’est la semaine du Rocket. Car un match de la Ligue américaine disputé un mardi, c’est plutôt rare.
Pour faire une fleur à leurs visiteurs de ce soir, qui sont au cœur d’une séquence de cinq matchs sur la route et de huit en neuf en territoire ennemi, l’organisation lavalloise a accepté au moment de la confection du calendrier d’accueillir les Bruins un mardi.
Or, le Rocket n’est revenu que lundi de Hershey. L’autobus des entraîneurs et du personnel de l’équipe est rentré à Laval sans s’arrêter, alors que celui transportant les joueurs a fait une pause dodo à mi-parcours.
« Nous autres, les coachs, on était fatigués hier, mais ce sont les joueurs les plus importants. […] On a mis les chances de notre côté. Est-ce que ça va fonctionner? On ne sait pas. »
Jacob Fowler sera le gardien partant du Rocket ce soir.






