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RÉSULTATS

La victoire du Rocket contre les Senators pourrait avoir des effets bénéfiques

Sean Farrell Sean Farrell - @RocketLaval
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Mise à jour

LAVAL – Au-delà des deux points qu'elle lui a procurés au classement dans la section Nord de la Ligue américaine de hockey, la victoire de 6-4 du Rocket de Laval mercredi face aux Senators de Belleville pourrait être bénéfique à bien des égards pour la jeune troupe de Jean-François Houle.

Dans le vestiaire, après que la formation lavalloise eut effacé un recul de 0-4 après environ 18 minutes de jeu, on pouvait sentir le soulagement et la satisfaction chez les joueurs.

C'était notamment le cas chez Sean Farrell, l'auteur du quatrième but du Rocket, au tout début de la troisième période.

« C'est gros. Nous nous sommes creusé un trou vraiment profond. Ensuite, nous avons commencé à mieux jouer. "Manner" (le gardien Strauss Mann) est entré dans le match et a fait tout un travail, et le reste du club a pris le relais. Ç'a été un très bel effort d'équipe. C'est bon d'aller chercher des victoires en venant de l'arrière comme ça. »

C'est la deuxième fois cette saison que le Rocket (5-7-1) efface un recul significatif dans un match de manière tardive.

Le 3 novembre, face aux Marlies de Toronto, le Rocket avait inscrit quatre buts sans riposte en deuxième moitié de troisième période pour signer un gain de 5-3.

Mercredi, contre les Senators, la remontée a commencé dans les derniers instants de la première période lorsque Brandon Gignac a fait vibrer les cordages lors d'une supériorité numérique.

« Mentalement, pour une jeune équipe, c'est une très bonne chose de venir de l'arrière comme ça, parce que si on est dans cette situation-là une fois de plus, au moins on sait qu'on est capable de le faire », a noté Houle.

Toutefois, même si des victoires comme celle de mercredi peuvent être salutaires pour le moral, à la longue, elles peuvent aussi être usantes, physiquement.

Lors de sa rencontre avec les médias après le match de mercredi, Houle a glissé un mot à ce sujet en revenant sur les deux parties précédentes.

Face au Moose du Manitoba, dimanche et lundi, le Rocket a rapidement pris le contrôle, en route vers autant de belles victoires qui n'ont jamais vraiment fait de doute.

« S'il avait fallu que l'on vienne de l'arrière une ou deux fois contre le Manitoba, il aurait été presque impossible de revenir ce soir (mercredi), a affirmé Houle. C'est normal. C'est le corps humain. Tu dépenses tellement d'énergie quand tu dois venir de l'arrière. »

La victoire de mercredi recelait aussi plusieurs autres leçons, estimait Houle. Notamment celle d'être capable de partir à point.

Lorsqu'il a été questionné sur le mauvais début de match, Houle n'était pas en mesure de donner une réponse. Au point où il a lui-même assumé une partie du blâme.

« On les avait avertis (mercredi matin) à l'entraînement d'avant-match. Il y a certaines choses que l'on peut faire. Peut-être qu'il faut que je lève le ton un peu plus de bonne heure comme instructeur. Moi aussi je peux apprendre de ça. C'est peut-être de notre faute, les instructeurs, de ne pas les avoir préparés comme il faut », a-t-il d'abord souligné.

« Mais eux aussi tiennent le bâton, a-t-il aussitôt enchaîné au sujet de ses joueurs. Il faut être prêts dès le départ. Je n'ai vraiment pas aimé notre effort en première (période). »

L'entraîneur-chef du Rocket a aussi reconnu, en réponse à une question d'une journaliste, que ses joueurs ont peut-être voulu compléter trop de beaux jeux, au lieu d'opter pour la simplicité.

C'est un phénomène qui tend à se produire peut-être plus souvent à la Place Bell où, inconsciemment peut-être, les joueurs essaient de faire plaisir à leurs partisans.

« Lors de nos avantages numériques en première période, j'ai trouvé qu'on essayait, quatre, cinq, six passes avant de lancer au filet. On essayait de faire des jeux "cute" et ce n'est pas comme ça que tu gagnes au hockey. Il faut que tu travailles, il faut que tu envoies des rondelles au filet, il faut que tu sois devant le gardien de but », a rappelé Houle.

« Il faut donc mettre nos bottes de travail, dès le début. Lorsque nous mettons nos bottes de travail comme on l'a fait en deuxième et troisième période, c'est difficile de jouer contre nous. C'est la constance. C'est une jeune équipe et on espère qu'elle va apprendre de toutes les leçons qu'on a eues (mercredi). »

Peu importent les leçons à retenir du match de mercredi, les joueurs du Rocket allaient tenter de les assimiler à l'extérieur de la patinoire, jeudi. Seuls les joueurs qui n'étaient pas en uniforme face aux Senators allaient sauter sur la glace.

La formation lavalloise vient de compléter une séquence de trois matchs en quatre jours, et jouera deux autres rencontres cette semaine, vendredi à domicile contre les Phantoms de Lehigh Valley, et samedi à Utica, face aux Comets.

« Je pense que ça ne m'est jamais arrivé chez les professionnels d'avoir autant de matchs en si peu de jours », a mentionné Houle.

« (Les joueurs) vont venir à l'aréna, on va avoir un petit "meeting", une couple de vidéos, peut-être de la première période », a précisé Houle, avec un sourire en coin.

« Il faut qu'ils gèrent leurs énergies présentement », a-t-il conclu.