Jordan Binnington sera de retour avec l’équipe canadienne malgré une saison difficile dans la Ligue nationale de hockey (LNH), et deux nouveaux visages masqués l’accompagneront aux Jeux olympiques de Milan-Cortina.
Logan Thompson et Darcy Kuemper sont les deux autres gardiens au sein de la formation dévoilée mercredi. Le gardien du Canadien de Montréal Samuel Montembeault et Adin Hill, membres de l’équipe canadienne qui a remporté la Confrontation des 4 nations l’hiver dernier, ont été écartés.
« Quand on a sélectionné tous les joueurs, on a regardé leur jeu (cette saison), et on a regardé leur carrière, et celle de Jordan Binnington parle d’elle-même, a dit le directeur général du Canada, Doug Armstrong, lors d’une conférence de presse. En parlant aux entraîneurs et aux gestionnaires, une des choses qui m’ont surpris, c’est que son nom n’était jamais accompagné d’un point d’interrogation. »
Les Jeux olympiques seront la cinquième opportunité de Binnington de représenter son pays.
Originaire de Richmond Hill, en Ontario, il a aidé le Canada à triompher à la Confrontation des 4 nations, au cours de laquelle il a montré une fiche de 3-1-0, dont une performance mémorable de 21 arrêts dans un gain de 3-2 en prolongation face aux États-Unis, en finale.
Même si sa place au sein de l’équipe n’a jamais été remise en question selon Armstrong, le gardien des Blues de St Louis ne voulait pas s’emballer avant l’annonce officielle.
« Ma première réaction après avoir appris la nouvelle et en avoir parlé à ma famille et à mes amis, a été d’être très ému, excité et émotif, a déclaré Binnington après la séance d’entraînement matinale des Blues. Même si on dit qu’on n’y pense pas, je suis sûr que c’est présent dans notre subconscient.
« Je suis vraiment excité de poursuivre le processus ici et de simplement jouer mon jeu », a-t-il ajouté.
Armstrong a indiqué que les performances dans la LNH ont été un facteur dans le processus de sélection, mais que les accomplissements de Binnington, autant avec les Blues qu’avec le Canada, ont eu beaucoup plus de poids.
Binnington montre une fiche de 7-9-6, une moyenne de buts alloués de 3,44 et un taux d’efficacité de ,870, loin de sa moyenne de 2,82 et son taux de ,905 en carrière. Il est le meneur dans l’histoire des Blues avec 180 victoires et 359 matchs.
Mais Armstrong, qui est le président et le directeur général des Blues, assume une partie de la responsabilité pour les statistiques en dessous des attentes de Binnington.
« Je ne pense pas que les Blues de St Louis ont présenté du hockey dont nous pouvons être fiers devant lui, a concédé Armstrong. Il est donc un produit indirect de la façon dont nous jouons certains soirs. »
C’est l’une des raisons pour lesquelles Armstrong est confiant d’ajouter Thompson et Kuemper au groupe.
Thompson affiche un dossier de 15-10-3, une moyenne de 2,33, un taux de ,915 et deux blanchissages en 28 parties avec les Capitals de Washington cette saison. Il était à égalité au troisième rang du circuit pour le taux et au quatrième échelon pour la moyenne parmi les gardiens ayant joué au moins 20 matchs, avant les matchs de mercredi.
Kuemper revendique quant à lui une fiche de 10-6-6, une moyenne 2,19 et un taux de ,917 avec les Kings de Los Angeles. L’athlète de 35 ans a joué pour cinq équipes, remportant la coupe Stanley avec l’Avalanche du Colorado en 2022.
« Statistiquement, je pense que Logan a peut-être été le meilleur gardien canadien ces deux dernières années, a expliqué Armstrong. Il était tout près de participer à la Confrontation des 4 nations l’an dernier. Depuis, il n’a cessé de jouer du hockey exemplaire. Et Darcy possède un palmarès impressionnant. Il a placé les Kings en bonne position. Il est champion de la coupe Stanley. »
Hill (Golden Knights de Vegas), Montembeault et le duo de l’Avalanche, composé de Mackenzie Blackwood et Scott Wedgewood, étaient tous candidats pour faire partie de l’équipe, mais Armstrong a déclaré que le choix des gardiens était l’une des décisions les plus faciles que l’équipe de direction du Canada avait à prendre.
« (Le camp d’orientation) aurait eu l’air d’un camp de gardiens si on avait réuni tous les joueurs de notre liste à ce moment-là, a dit Armstrong, ajoutant que l’entraîneur des gardiens, David Alexander, avait pris l’initiative de la sélection. Je dois dire qu’en tant qu’équipe de direction, on n’a pas beaucoup discuté des gardiens, mais le groupe était imposant, et on est convaincus que les trois joueurs qu’on a nommés méritent leur place.
« On a dit aux autres qu’on ne sait jamais avec les blessures, et qu’il faut rester prêts », a-t-il conclu.






