Le comité organisateur des Jeux olympiques d’hiver de 2030 a nommé lundi un président par intérim, suite au départ, la semaine dernière, d’Edgar Grospiron, une décision qui vient couronner une période de vives turbulences.
La nomination temporaire de Vincent Roberti a été annoncée alors qu’une délégation du Comité international olympique (CIO) se rendra à Lyon cette semaine pour inspecter les sites proposés, suite au transfert des sports de glace depuis Nice.
Roberti avait été nommé directeur général en début d’année. Le comité organisateur a indiqué que les parties prenantes du projet avaient adopté un amendement afin de lui permettre d’exercer simultanément ses fonctions de président par intérim.
«Cette solution vise à garantir la stabilité de la gouvernance de l’organisation et la continuité des activités du comité d’organisation en attendant la nomination d’un nouveau président», a-t-on indiqué.
La décision de Grospiron de démissionner a constitué le dernier revers en date pour les organisateurs des Jeux olympiques des Alpes françaises. Il n’avait été nommé que l’année dernière — après que l’ex-étoile du biathlon, Martin Fourcade, eut retiré sa candidature, alors qu’il était considéré comme le favori pour ce poste.
L’instabilité a perduré sous la direction de Grospiron à la tête d’un projet d’accueil des Jeux olympiques qui avait pris du retard dès sa conception en 2023. Lorsque les Alpes françaises ont été officiellement choisies à la veille des Jeux d’été de Paris en 2024, le calendrier était déjà le plus serré de tous les hôtes des Jeux olympiques modernes, les autorisations gouvernementales essentielles étant encore en suspens et accordées sur la base de la confiance.
Avant le départ de Grospiron, les Jeux olympiques de 2030 dans les Alpes françaises avaient déjà perdu leur directeur général à la suite de plusieurs semaines de troubles internes en février. Cyril Linette, remplacé par Roberti, était en désaccord avec Grospiron lorsqu’il a quitté ses fonctions, dans un climat de tensions croissantes et sur fond de plusieurs autres démissions.
Depuis la passation officielle des pouvoirs par le CIO en février à Milan, les prochains Jeux d’hiver ont également écarté Nice de son statut de ville hôtesse principale, en raison d’un différend concernant les sites après l’élection d’un maire d’extrême droite. La confirmation d’une nouvelle ville hôtesse — à l’instar de Lyon plus tôt cette année par le comité exécutif du CIO —, à moins de quatre ans de la cérémonie d’ouverture, est également sans précédent.
La semaine dernière, le CIO a réaffirmé sa confiance dans les Jeux de 2030.
«Les éléments fondamentaux économiques du projet sont solides, avec un premier commanditaire et d’autres qui devraient suivre prochainement. Le projet bénéficie également de l’élaboration d’un plan directeur solide pour les sites», a déclaré le CIO, ajoutant qu’il «continuera de travailler en étroite collaboration avec le comité organisateur».
The Associated Press






