Jeux olympiques

Les visiteurs de Milan pourront voir un joyau de Léonard de Vinci

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Stefania Negro travaille à la restauration de la Sala delle Asse, qui fait partie des nouveaux parcours sur Léonard de Vinci créés au sein du château des Sforza à Milan, en Italie, le mardi 20 janvier 2026. (Photo AP/Antonio Calanni) (Antonio Calanni)

En l’honneur des Jeux olympiques de Milan-Cortina, les autorités culturelles milanaises autorisent temporairement l’accès aux visiteurs à une fresque murale et de plafond de Léonard de Vinci, longtemps dissimulée, le temps des travaux de restauration.

Cette vaste peinture représentant une pergola recouverte de branches fleuries entrelacées, située dans le château des Sforza à Milan, est cachée derrière un échafaudage de six mètres de haut dans la Sala delle Asse. Des lettres attestent que Léonard de Vinci en a commencé l’œuvre, mais il l’a laissée inachevée.

« En 1498, il a dû fuir à l’arrivée des Français à Milan, et après cette date, la fresque a été recouverte et cachée », a expliqué Luca Tosi, conservateur du patrimoine au château des Sforza, monument emblématique de Milan, situé dans le même parc Sempione où la flamme olympique brûlera pendant les Jeux olympiques d’hiver, du 6 au 22 février.

Sous l’occupation française, le château a été transformé en caserne et la peinture, qui orne le plafond et une partie du mur, a été recouverte de plâtre. L’œuvre n’a été redécouverte qu’au début du siècle dernier, lorsque des restaurateurs ont retiré le plâtre et l’ont colorée pour reproduire l’œuvre originale de Léonard de Vinci.

« De ce fait, les spécialistes de Léonard de Vinci ne la considéraient plus comme une œuvre authentique, mais plutôt comme une reproduction, une sorte de faux, pour reprendre une expression courante », a ajouté M. Tosi.

Du 7 février au 14 mars, les visiteurs pourront monter sur l’échafaudage et observer les restaurateurs à l’œuvre. Le site sera ensuite fermé au public pendant 18 mois afin de permettre la finalisation des travaux.

Les restaurateurs utilisent du papier de riz japonais imbibé d’eau déminéralisée pour éliminer les sels infiltrés dans les murs, nettoyant ainsi progressivement la surface de la peinture.

« Le plus difficile, c’est que la peinture de Léonard de Vinci est très délicate. Il y a des zones soulevées, des parties plus fragiles, et le travail doit donc être effectué centimètre par centimètre, avec la plus grande attention et le plus grand soin », a expliqué M. Tosi.

Le tableau est une étude de feuilles et d’espèces végétales qui apporte un témoignage supplémentaire de la célèbre quête scientifique de Léonard de Vinci, a souligné Tomasso Sacchi, directeur culturel de Milan.

« C’est passionnant de découvrir un autre Léonard de Vinci et de constater cet extraordinaire dévouement à diverses formes de connaissance de la part de cette figure fondamentale de notre histoire », a-t-il indiqué.