MINNEAPOLIS – Depuis qu’il a été ignoré pour la Confrontation des 4 nations, Nick Suzuki a prouvé tout son talent aux dirigeants de Hockey Canada qui étaient heureux de l’ajouter sur l’équipe olympique canadienne.
Quand une équipe savoure l’or, comme ce fut le cas pour le Canada à la Confrontation des 4 nations, il faut exceller pour convaincre les décideurs de modifier la formation victorieuse.
Suzuki a pris les grands moyens pour mériter son poste. Quand on décortique les statistiques du 1er janvier au 31 décembre 2025, Suzuki (97 points) n’est devancé que par Nathan MacKinnon (121 points) et Connor McDavid (115 points) parmi les attaquants canadiens.
Mercredi matin, à quelques heures de l’annonce officielle effectuée à Minneapolis, le capitaine du Canadien a reçu l’appel tant désiré.
« Je ne pouvais pas vraiment dormir, je me suis réveillé tôt en espérant recevoir l’appel. Je suis vraiment content », a confié Suzuki à notre collègue Luc Gélinas.
« C’est si précieux pour moi, j’en ai rêvé dans mon enfance. C’est une sensation merveilleuse, j’ai très hâte de me rendre en Italie pour viser la médaille d’or », a-t-il ajouté.
Doug Armstrong, le directeur général de la formation canadienne, a reconnu l’impact majeur de Suzuki avec le CH depuis les 4 nations.
« Nick a continué d’être un très bon joueur et Martin St-Louis a accompli un excellent travail. Au sein d’une équipe en ascension, Nick a joué un rôle majeur », a d’abord vanté Armstrong.
« La pression de jouer au Canada atteint déjà un niveau élevé, celle de jouer à Montréal est à un niveau supérieur en plus d’être le capitaine du Canadien. Ce qui m’impressionne de la part de Nick, c’est qu’il est capable de gérer le tout en étant l’un des meilleurs joueurs match après match », a poursuivi Armstrong.
D’ici le lancement des Jeux olympiques, l’entraîneur-chef Jon Cooper et ses adjoints auront amplement le temps de poursuivre leur réflexion quant au rôle qui lui sera confié. Mais la polyvalence de Suzuki a visiblement influencé la décision finale.
« On aime sa polyvalence. Il n’est pas tant utilisé en infériorité numérique, mais on a parlé aux dirigeants du Canadien et c’est surtout pour gérer son temps de jeu. On sait qu’il peut le faire, il est un joueur complet et on veut fournir des joueurs avec plusieurs outils à Jon Cooper et ses adjoints; Nick en fait partie », a cerné Armstrong.
Suzuki a bien composé avec le stress élevé
À travers l’attente, Suzuki a ressenti un stress plutôt inévitable et il n’a pas craint de le dire. Ça ne l’a pas empêché de maintenir une superbe cadence avec le Tricolore cette saison avec 44 points en 39 rencontres. Et ce, malgré des changements fréquents au sein du premier trio.
« Oui, j’ai ressenti beaucoup de stress à y penser. Évidemment, je ne voulais pas que ça dérange mon jeu. Je devais bien jouer pour d’abord aider mon équipe. Quand tu es dans ton lit, en soirée, tu y penses régulièrement. C’est bien que ce soit fait », a mentionné Suzuki avec soulagement.
Le droitier de 26 ans était fier du boulot accompli avec le Canadien qui l’a mené à cette sélection. Rappelons qu’il a été préféré à d’autres excellents attaquants comme Connor Bedard, Mark Scheifele, Sam Bennett, John Tavares, Seth Jarvis, Zach Hyman, Robert Thomas...
« Ça m’a procuré une motivation supplémentaire de ne pas avoir été sélectionné pour la Confrontation des 4 nations. Je voulais jouer de mon mieux et permettre aux Canadiens d’accéder aux séries, ce qu’on a réussi. Ce fut une année très plaisante et ça se poursuit. J’essaie de faire mon mieux lors de chaque match, heureusement Hockey Canada a remarqué ma contribution », a exprimé Suzuki.
Le numéro 14 du CH participera donc aux Jeux olympiques pour la première fois de sa carrière. Sa dernière expérience avec le Canada remonte au Championnat mondial junior 2019.
Macklin Celebrini, Tom Wilson et Bo Horvat sont les trois autres attaquants qui ont réussi à se tailler une place olympique sans avoir participé à la Confrontation des 4 nations.






