La Fédération italienne de soccer est devenue la dernière en lice à retirer son soutien au président de la FIFA, Gianni Infantino, actuellement sous le feu des critiques.
La FIGC a publié mercredi un communiqué indiquant qu’elle ne soutiendrait plus la candidature d’Infantino à sa réélection en mars en raison « des récentes initiatives promues par le président de la FIFA concernant la gouvernance et le développement des compétitions internationales ».
Infantino, dont les deux parents sont italiens, subit une pression croissante pour qu’il démissionne en raison de son projet de vendre des parts du plus grand tournoi de soccer, la Coupe du monde, à des investisseurs privés. Trois des confédérations continentales de ce sport l’ont accusé de «tromperie» et l’UEFA, l’instance dirigeante du soccer européen, a menacé de boycotter les compétitions de la FIFA.
« Nous continuerons de travailler aux côtés de l’UEFA et des autres fédérations européennes pour promouvoir une vision du soccer fondée sur le mérite, la solidarité, la durabilité et la place centrale des partisans », a déclaré le président de la FIGC, Giovanni Malago.
« Nous adhérons à un modèle de dialogue, d’écoute et de responsabilité partagée qui a, jusqu’à présent, permis au soccer de se développer, d’innover et, en même temps, de défendre ses principes fondateurs », a-t-il ajouté.
Les fédérations de soccer d’Angleterre, du pays de Galles et d’Irlande ont retiré leur soutien à la réélection d’Infantino au début du mois, tandis que la Norvège lui a demandé de démissionner et a publié une déclaration conjointe avec cinq autres pays nordiques — la Suède, la Finlande, le Danemark, l’Islande et les îles Féroé — pour indiquer qu’elles avaient « perdu confiance » en sa direction.
Infantino est le président de la FIFA depuis 2016 et, jusqu’à la levée de boucliers suscitée par ses propositions, semblait assuré d’être réélu sans opposition l’année prochaine au Maroc. La FIFA a établi au 18 novembre la date limite pour le dépôt des candidatures.
Certaines des 211 fédérations membres de la FIFA soutiennent Infantino, notamment le Maroc, coorganisateur de la Coupe du monde de 2030, ainsi que le Qatar, où il résidait avant que l’émirat n’accueille la Coupe du monde de 2022, et le Liban, qui lui a accordé la nationalité cette année. L’Arabie saoudite, pays hôte de l’édition de 2034, n’a pas publiquement apporté son soutien à Infantino, malgré ses liens politiques étroits avec le royaume.





