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L'UEFA s'apprête à mettre fin à la menace de boycottage des événements de la FIFA

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ARCHIVES – Le président de l'UEFA, Aleksander Ceferin (à droite), et le président de la FIFA, Gianni Infantino, posent lors du 48e congrès de l'UEFA à Paris, le jeudi 8 février 2024. (Photo AP/Christophe Ena, archives) (Christophe Ena)

L’instance dirigeante du soccer européen s’apprête à lever officiellement sa menace de boycottage des compétitions de la FIFA, après avoir reçu l’assurance que le projet de Gianni Infantino visant à privatiser la Coupe du monde ne serait pas relancé.

Les fédérations membres de l’UEFA se réuniront jeudi à Monaco avant le tirage au sort de la Ligue des champions, où elles devraient mettre fin à cette menace de boycottage, a déclaré mercredi à l’Associated Press une source proche du dossier.

Cette personne s’est exprimée sous le couvert de l’anonymat avant la réunion à huis clos.

L’abandon de la menace de boycottage permettra à six équipes européennes de poursuivre leur préparation pour la Coupe du monde de soccer féminin des moins de 20 ans de la FIFA, qui commencera le 5 septembre en Pologne.

La France et l’Espagne ont dévoilé la semaine dernière la composition de leurs équipes pour ce tournoi réunissant 24 pays, qui risquait de devenir un champ de bataille indésirable dans la riposte du soccer européen contre le projet d’Infantino visant à faire appel à des investisseurs privés. L’Angleterre, l’Italie, le Portugal et la Pologne, pays hôte, participeront également à la compétition.

Infantino a provoqué la colère des dirigeants du soccer du monde entier le mois dernier lorsque son projet de création d’une filiale de 20 milliards $ contrôlant les droits commerciaux de la FIFA, y compris la Coupe du monde, a été révélé par le quotidien britannique ‘The Times’. Cette filiale devait être détenue à 20% par des investisseurs menés par un fonds new-yorkais créé par Joshua Kushner, le frère du gendre du président américain Donald J. Trump.

Le président de la FIFA a abandonné sa proposition en l’espace de quatre jours, face à une vive levée de boucliers menée par l’UEFA, qui allait jusqu’à menacer de boycotter le tournoi, avec le soutien de la Confédération asiatique de soccer et de l’instance nord-américaine, la CONCACAF. La polémique a été attisée par les critiques formulées à l’encontre du projet et d’Infantino par de hauts responsables de la FIFA.

L’UEFA a alors déclaré vouloir obtenir l’assurance que cette nouvelle société, qui devait s’appeler «FIFA Forward Enterprise», ne serait pas présentée sous une autre forme. Cette assurance a maintenant été obtenue, a déclaré cette source à l’AP.

L’instance européenne du soccer avait déclaré le 1er août qu’elle n’avait aucune confiance dans la direction d’Infantino, signalant clairement qu’elle tenterait d’empêcher sa réélection en mars prochain.