Coupe du Monde

La FIFA punit l'Argentine pour une bagarre et la banderole concernant les Malouines

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Une banderole portant l'inscription «Les Malouines sont argentines» — en référence aux îles Falkland — est étendue sur la pelouse à l'issue de la demi-finale de la Coupe du monde de soccer masculin opposant l'Angleterre à l'Argentine, à Atlanta, le mercredi 15 juillet 2026. (Photo AP/Mike Stewart) (Mike Stewart)

La FIFA a imposé des mesures disciplinaires mercredi contre deux joueurs argentins pour avoir frappé des adversaires espagnols quelques instants après la finale de la Coupe du monde de soccer masculin, et elle a également sanctionné la fédération argentine de soccer pour avoir laissé ses joueurs brandir une banderole à caractère politique concernant les îles Malouines après leur victoire contre l’Angleterre en demi-finale.

La liste des procédures disciplinaires intentées par la FIFA à l’encontre de l’Argentine comprend également des « chants et gestes discriminatoires » de la part des partisans, une agression présumée commise par un entraîneur adjoint après la finale et « des lancers d’objets par des spectateurs lors de plusieurs matchs » de la Coupe du monde.

Le milieu de terrain argentin Leandro Paredes fait l’objet de trois chefs d’accusation pour agression lors des affrontements d’après-match qui ont suivi la victoire 1-0 de l’Espagne le 19 juillet; le défenseur Nahuel Molina fait l’objet de deux chefs d’accusation et l’entraîneur Roberto Ayala d’un seul.

Molina et Thiago Almada sont également accusés de comportement antisportif, le même chef d’accusation étant retenu contre le joueur espagnol Gavi.

Les joueurs argentins avaient brandi une banderole portant le slogan « Las Malvinas son Argentinas » — « Les Malouines sont argentines » — après avoir battu l’Angleterre 2-1 en demi-finale.

L’Argentine désigne les îles Falkland sous le nom d’« Islas Malvinas ». Celles-ci ont été envahies en 1982 sur ordre de la dictature militaire argentine de l’époque, déclenchant une guerre de 10 semaines remportée par le Royaume-Uni.

Des responsables du gouvernement britannique ont exhorté la FIFA à ouvrir une enquête, et l’instance dirigeante du soccer a déclaré mercredi que l’accusation officielle portait sur « l’utilisation d’un événement sportif à des fins de manifestations de nature non sportive ».

La FIFA a précisé que toutes les personnes mises en cause « ont désormais eu la possibilité de présenter leur point de vue, à l’issue de quoi une décision sera rendue par la Commission de discipline de la FIFA en temps voulu ».