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Un avocat, ancien proche de Maradona, interroge les circonstances de sa mort

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Diego Maradona

L’ancien avocat et agent de Diego Maradona a déclaré jeudi lors du procès consacré à sa mort que la star du football n’aurait jamais accepté de se trouver dans la maison louée pour sa convalescence, qui a débouché sur son décès en 2020.

S’il avait été en bonne santé, Maradona « n’aurait pas passé plus de 30 secondes » dans la maison située à Tigre, au nord de Buenos Aires, où il était hospitalisé à domicile après une opération pour un hématome à la tête, a estimé au procès Matias Morla, un proche de l’ancien footballeur argentin et avocat de profession.

Diego Maradona y est décédé à 60 ans le 25 novembre 2020, d’une crise cardiorespiratoire couplée à un œdème pulmonaire, seul sur son lit.

Le procès qui se déroule à San Isidro (province de Buenos Aires) examine la pertinence et les conditions de cette hospitalisation à domicile ainsi que la responsabilité de l’équipe médicale chargée de s’occuper de la célébrité.

Comme d’autres témoins avant lui, Matias Morla a indiqué que la chambre où se trouvait Maradona « était aménagée de manière très précaire » et que la maison « ne disposait ni d’équipement médical ni d’ambulance » en cas d’urgence.

Du vivant de Diego Maradona, M. Morla gérait ses affaires et embauchait du personnel pour s’occuper de l’ancien footballeur. Il a toutefois affirmé n’avoir eu aucune influence sur l’hospitalisation à domicile.

« Nous faisions tous confiance à Swiss Medical (la société de médecine privée, ndlr), je ne suis pas médecin », a-t-il déclaré.

Il a toutefois été l’un des rares témoins à parler en bien du neurochirurgien Leopoldo Luque, à l’époque de facto médecin personnel de Maradona, et principal accusé dans cette affaire.

« Diego aimait Luque, il lui accordait une confiance immense », a affirmé Matias Morla.

Le témoignage de M. Morla était très attendu et scruté en raison du litige qui l’oppose par ailleurs aux enfants de l’ancien footballeur. Dans cette autre affaire, Matias Morla, deux sœurs de Maradona et trois autres personnes seront jugés pour gestion frauduleuse présumée de la marque « Maradona ».

Un peu plus tôt, Jonathan Esposito, neveu et assistant de Maradona, l’un des premiers à avoir découvert l’ancien numéro 10 mort dans son lit, a témoigné: « il était gonflé, la langue pendante et le corps glacé ».

Leopoldo Luque et six autres professionnels de santé sont jugés depuis mi-avril pour « homicide avec dol éventuel », c’est-à-dire négligences commises en sachant qu’elles peuvent entraîner la mort. Ils encourent jusqu’à 25 ans de prison et tous clament leur innocence.

Une huitième accusée, une infirmière, sera jugée dans le cadre d’un procès distinct.