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CFM - Orlando : le duel de la renaissance

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MONTRÉAL — Le CF Montréal tentera samedi de poser une autre pierre à la nouvelle fondation pensée par l’entraîneur-chef par intérim Philippe Eullaffroy. Les joueurs devront toutefois se méfier de l’Orlando City SC, qui vit le même genre de renaissance depuis quelques semaines.

Nommé le 13 avril en remplacement de Marco Donadel, Eullaffroy a rapidement marqué un tournant dans l’identité du onze montréalais, cherchant à simplifier le jeu. Acté à temps pour les débuts à domicile de l’équipe, le changement à la barre du club s’est rapidement traduit en succès sur la pelouse du stade Saputo.

Bien qu’obtenue contre une équipe de calibre largement inférieur, l’éclatante victoire contre le Blizzard de Calgary, mercredi, s’inscrit dans cette tendance. Eullaffroy a déclaré qu’il avait vu de nouveaux progrès dans cette troisième victoire en autant de sorties à la maison en 2026.

« Ça nous a permis de renforcer les principes sur lesquels on avait travaillé sur les trois semaines d’avant, ce qui était important, a lancé Eullaffroy, jeudi, après la séance d’entraînement de son équipe. Tout n’était pas parfait, mais on n’a laissé aucun doute sur notre maîtrise du match. Et ça, ça veut dire que c’est une équipe qui est sur la bonne voie, qui applique de plus en plus facilement son identité de jeu, même si l’opposition, encore une fois, a été logiquement dominée.

« Ça paraît banal à dire, mais il y a tellement d’histoires au soccer dans ces situations-là où ça tourne plutôt de manière négative que, quand ça se passe normalement, il faut aussi le souligner parce que ce n’est pas forcément la règle », a-t-il noté.

La défaite de 3-1 contre l’Atlanta United FC subie samedi au Mercedes-Benz Stadium représente donc le seul faux pas du club depuis son arrivée. Or, sept des neuf prochains matchs du Bleu-blanc-noir dans la MLS auront lieu à la maison, au grand plaisir d’Eullaffroy.

« Ici, on a nos partisans, on connaît le stade et évidemment, on n’a pas besoin de voyager, donc nous sommes dans un environnement plus positif pour travailler sur notre identité, a-t-il expliqué. On peut ajouter quelques détails semaine après semaine.

« Il y a aussi un peu plus de pression, mais une pression positive, parce que les partisans sont là et nous voulons montrer aux partisans que nous nous améliorons et que nous pouvons gagner », a-t-il ajouté.

La tâche sera toutefois ardue contre l’Orlando City, dont la trajectoire est très semblable à celle du CF Montréal depuis le début de la campagne.

Ayant également changé d’entraîneur-chef – Martin Perelman a remplacé Oscar Pareja après trois défaites en début de campagne –, l’équipe floridienne montre une fiche de 3-7-1 cette saison. Le CF affiche un dossier de 3-7-0.

S’ils ont eu besoin d’un peu plus de temps pour s’adapter à leur nouvel entraîneur-chef, les joueurs de l’Orlando City SC semblent maintenant déborder de confiance. Ils ont signé trois victoires en quatre parties, dont deux de 4-3 en venant de l’arrière contre le Revolution de la Nouvelle-Angleterre et l’Inter Miami.

Face à Lionel Messi et ses coéquipiers à Miami, ils ont comblé un retard de 3-0, avec notamment trois buts lors de la dernière demi-heure de jeu.

« C’est une équipe qui est offensive, qui a marqué quatre buts à Miami. Ce n’est pas toutes les équipes qui peuvent faire ça, a reconnu Eullaffroy. Donc, on s’attend à un jeu ouvert. C’est une équipe qui joue au ballon, qui cherche à marquer, qui est très offensive. »

L’occasion sera donc parfaite de corriger l’un des éléments qui avaient retenu l’attention d’Eullaffroy à Atlanta.

« On veut marquer, (mais) on ne veut pas s’arrêter après un but, a-t-il fait valoir. C’est peut-être le regret qu’on a eu à Atlanta. On a très bien commencé le match et on a marqué. Après, il y a eu peut-être un comportement inconscient des joueurs de dire: “On mène 1-0, on va essayer de préserver cet avantage-là”.

« C’est sur que si tu marques à la 95e minute, tu vas peut-être calmer un petit peu le jeu, a-t-il précisé. Si tu marques pendant la première mi-temps, ce qu’il faut, c’est de continuer à attaquer pour marquer le deuxième. »

Le défenseur Luca Petrasso, qui évoluait avec Orlando avant de s’entendre avec le CF Montréal, redoute également cet affrontement contre son ancienne équipe.

« Récemment, ils sont en feu, pour être honnête, a affirmé l’Ontarien de 25 ans. Ils ont beaucoup de joueurs talentueux, dont Martin Ojeda, qui a réussi un tour du chapeau la semaine dernière. Ils vont créer des chances. C’est juste de les limiter, et avec nos partisans derrière nous, on peut faire ça. »

Le match de samedi sera également marqué par la présence du gardien québécois Maxime Crépeau devant la cage d’Orlando. Crépeau, 31 ans, a été formé à l’Académie et devrait vraisemblablement faire partie de la formation canadienne qui participera à la Coupe du monde, cet été.

« Il va vouloir montrer qu’il est peut-être un joueur qui va faire la Coupe du monde et qu’il est dans ce calibre-là, et Max est de ce calibre-là, a dit Eullaffroy, qui a travaillé avec Crépeau quand il était directeur de l’Académie. Donc oui, c’est un de leurs très bons joueurs à Orlando et il va falloir qu’on passe cette dernière muraille du mieux possible. »