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Championne d’Europe en titre, l’Espagne affiche une ambition maximale pour la Coupe du monde de la FIFA 2026 avant ses débuts lundi à Atlanta contre le Cap-Vert, même si elle devra attendre un peu pour profiter totalement de son arme fatale Lamine Yamal, apte, mais pas titularisé.
Pour voir le prodige de 18 ans jouer sa première Coupe du monde, il faudra encore attendre un peu.
Tous les voyants sont au vert et l’équipe est au complet, mais aucun risque ne s’est pris par l’équipe
Les deux attaquants Nico Williams et Lamine Yamal, touchés à une cuisse en fin de saison, commenceront le premier match sur le banc. L’ailier de l’Athletic Bilbao n’a plus joué depuis un mois et le prodige du FC Barcelone depuis le 22 avril.
Le sélectionneur, Luis De La Fuente, préfère la prudence face à la 67e équipe au classement de la FIFA, pour faire revenir progressivement ses deux attaquants qui avaient déjà fait l’impasse, le week-end dernier, lors du dernier match amical contre le Pérou au Mexique.
Celui qui va disputer à 18 ans sa première Coupe du monde de la FIFA et qui rêve de devenir la vedette mondiale de sa génération, comme l’ont été avant lui Lionel Messi et Cristiano Ronaldo, devra donc être encore un peu patient.
Mais si tout se passe comme prévu pour la Roja, le Barcelonais - affiché en immense sur un édifice d’Atlanta - pourrait joueur quelques minutes.
« La meilleure nouvelle, c’est que Lamine est en pleine forme, il s’est très bien préparé et s’entraîne très bien, tout comme Nico (Williams) et Víctor (Muñoz). Il est disponible, même s’il ne débutera pas le match, nous verrons comment celui-ci se déroule », a déclaré lundi l’entraîneur, très souriant devant la centaine de journalistes.
Beaucoup de candidats au titre
Comme lui, les Espagnols respirent la confiance depuis leur installation il y a une semaine à Chattanooga au Tennessee, à deux heures de route d’Atlanta.
Même si leur équipe n’a remporté aucun match à élimination directe en Coupe du monde depuis le sacre de 2010, ils ne veulent pas entendre parler de cette statistique.
À la suite du premier titre de son histoire, la Roja a été éliminée dès la phase de groupes en 2014, puis deux fois au stade des huitièmes de finale, en 2018 et 2022, aux tirs au but.
« Ce sont des choses du passé. On se concentre sur le quotidien, sur le fait d’arriver le mieux préparé possible. L’équipe a beaucoup de confiance et a énormément d’enthousiasme à l’idée de faire un grand tournoi », a balayé auprès de l’AFP Alex Grimaldo, doublure de Marc Cucurella au poste de latéral gauche.
Comme lui, le reste de l’équipe et le groupe d’entraîneurs se basent sur d’autres faits bien plus d’actualité: la Roja est championne d’Europe en titre, après sa victoire en finale de l’édition 2024 contre l’Angleterre. Sa dernière défaite remonte à plus de deux ans (mars 2024) contre la Colombie.
Depuis, elle n’a perdu aucun de ses 30 derniers matchs dans le temps réglementaire, mais compte tout de même un échec en finale de la Ligue des nations en juin 2025 contre le Portugal aux tirs au but.
Fort de ce statut et de cette dynamique, l’Espagne fait partie des « favorites », assume Alex Grimaldo. « On sait qu’on est champions d’Europe, qu’on a une grande sélection et on le vit très naturellement », a complété samedi le gardien David Raya.
Luis De la Fuente, lui, se veut réservé sur la question: « Qu’est-ce que cela signifie dans le sport ? Cela vous place parmi les candidats potentiels, mais un seul peut gagner... J’y accorde de l’importance parce que cela rend hommage au parcours exceptionnel de certains joueurs. Je n’avais jamais vu une Coupe du monde avec autant de candidats réellement capables de la remporter ».
Après cette entrée en matière qu’on imagine au petit trot, la route va doucement s’élever pour la Roja, avec l’Arabie saoudite, puis l’Uruguay dans le groupe H. Viendra ensuite ce maudit match à élimination directe qu’il faudra enfin remporter, seize ans après.





