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Malgré la prestation très aboutie de Rayan Cherki, l’équipe de France a totalement raté son premier match de préparation pour le Mondial-2026 en étant battue par la Côte d’Ivoire 2-1, jeudi à Nantes.
A moins d’une semaine du grand départ pour les Etats-Unis et le camp de base de Boston, ce résultat constitue un net coup d’arrêt et a de quoi inquiéter pour une formation considérée comme l’une des grandes favorites de la Coupe du monde.
Alors qu’ils restaient sur une tournée américaine pleine de promesses en mars avec des succès de prestige face au Brésil (2-1) et à la Colombie (3-1), les Bleus ont rendu une copie indigne de leur statut et devront vite relever la tête pour éviter d’aborder la Coupe du monde avec le moral en berne.
Car en dépit d’une large domination en première période et d’une succession d’occasions, concrétisée par l’ouverture du score de Rayan Cherki (44e), les nombreux changements opérés après la pause par Didier Deschamps ont totalement déséquilibré les Tricolores, punis par Guéla Doué (53e), parfaitement lancé par Nicolas Pepe (53e), puis par Amad Diallo (84e). Un revers qui interpelle alors que l’entrée en lice des Français à la Coupe du monde, le 16 juin contre le Sénégal à East Rutherford (New Jersey), approche à grands pas.
Hommage nantais à « DD »
Avant ce premier rendez-vous au Mondial, les troupes de Deschamps auront un dernier amical à disputer, lundi à Lille face à l’Irlande du nord, qui précédera de deux jours leur vol pour l’Amérique, le 10 juin.
Il leur faudra montrer un autre visage et rendre une tout autre copie pour regagner un peu de sérénité.
Au cours d’une partie notamment marquée par un hommage vibrant de la Beaujoire au sélectionneur, formé à Nantes et qui quittera son poste à l’issue de la Coupe du monde, l’idée du staff était d’effectuer une large revue d’effectif, ce qui a sans doute nui à la cohérence de l’ensemble.
Sans Wiliam Saliba, ménagé en raison de douleurs au dos, la défense a particulièrement tangué. Pour pallier l’absence du Gunner, Deschamps avait décidé de tester Ibrahima Konaté aux côtés de l’indiscutable Dayot Upamecano. Le désormais ex-joueur de Liverpool a connu une soirée délicate et n’a pas vraiment fait oublier Saliba, Upamecano colmatant souvent les brèches derrière. Et sans la vigilance de Mike Maignan, décisif devant Simon Adingra après une perte de balle dangereuse dans l’axe d’Aurélien Tchouaméni(42e), le score aurait pu être encore plus sévère.
Avertissement sans frais
La sortie d’Upamecano à la pause a encore un peu plus compliqué les affaires des Bleus en défense. Après cette prestation en dents de scie, Deschamps doit sans doute espérer un rétablissement rapide de Saliba avant le premier choc contre les Sénégalais.
La seule satisfaction est venue des pieds de Cherki, auteur de l’ouverture du score sur un tir croisé à la suite d’un beau numéro de soliste dans la surface.
Le sélectionneur avait décidé de se passer au coup d’envoi des services des six joueurs ayant participé à la finale de la Ligue des chamions, samedi à Budapest, et arrivés tardivement au stage à Clairefontaine. Pas d’Ousmane Dembéle, de Désiré Doué ou de Bradley Barcola donc dans le onze de départ, l’occasion pour Cherki de se distinguer et de marquer des points précieux.
L’ancien Lyonnais, qui sort d’une première saison aboutie à Manchester City, n’a pas raté cette opportunité en or et a porté son compteur en bleu à deux buts en six sélections. Le joueur de 22 ans se positionne ainsi en candidat pour une place de titulaire au Mondial même si elles seront très chères en attaque.
Celle de Mbappé est bien entendu assurée mais la superstar des Bleus comptait profiter de cette rencontre pour inscrire au moins un but afin d’égaler le record en équipe de France d’Olivier Giroud (57). Le capitaine est toutefois tombé sur un Yahia Fofana impeccable dans la cage ivoirienne (6e). Lancé en profondeur juste avant la pause, l’attaquant du Real Madrid a aussi été victime d’un retour impressionnant de Wilfried Singo (41e) avant de céder sa place à la pause.
Un match à oublier pour Mbappé et un avertissement sans frais pour la France.
L’Espagne accrochée par l’Irak
Avec un onze largement remanié, l’Espagne, championne d’Europe en titre, a été accrochée (1-1) par l’Irak, futur adversaire de l’équipe de France, à sept jours du début du Mondial aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique.
Avant de s’envoler pour les Amériques, où elle disputera mardi prochain une deuxième rencontre amicale face au Pérou, à Puebla (Mexique), la Roja a concédé le match nul à la Corogne face à une valeureuse équipe irakienne.
Les hommes de Luis De la Fuente, qui avait laissé au repos la plupart de ses titulaires (Rodri, Pedri, Lamine Yamal, Nico Williams...), avaient pris les devants en début de rencontre sur une contre-attaque éclair conclue du gauche par le capitaine du soir Ferran Torres (16e, 1-0).
Malgré une nette domination du ballon, ils se sont laissés surprendre par un centre fuyant du latéral gauche Merchas Doski qui a trompé le gardien espagnol Joan Garcia, titularisé pour la première fois de sa carrière (27e, 1-1).
L’attaquant barcelonais Ferran Torres a eu la balle du doublé au bout du pied droit mais il a trouvé la barre transversale (40e), avant de céder sa place à la mi-temps à l’ailier de la Real Sociedad Sergio Gomez.
Le sélectionneur espagnol Luis De la Fuente, qui avait fait appel à neuf joueurs d’appui pour ce match amical, a offert leurs premières capes à sept d’entre eux: Marc Bernal (FC Barcelone), Jon Martin (Real Sociedad), Gonzalo Garcia (Real Madrid), Benat Turrientes (Real Sociedad), Javi Guerra (Valence), Javier Rodriguez (Celta Vigo) et Leo Roman (Majorque).
Il a également relancé le milieu d’Arsenal Mikel Merino, de retour sur les terrains après cinq mois d’absence et une opération d’un pied, après avoir disputé une poignée de minutes en fin de saison en Premier League.
Les flèches espagnoles Lamine Yamal et Nico Williams, qui se remettent tous les deux de blessures aux ischio-jambiers, ont eux regardé le match depuis les tribunes. Ils devraient néanmoins être prêts pour l’entrée en lice de la Roja le 15 juin prochain face au Cap-Vert, à Atlanta, a affirmé leur sélectionneur la veille en conférence de presse.
Tombée dans le groupe H, avec le Cap-Vert, l’Arabie saoudite et l’Uruguay, l’Espagne, invaincue en compétition officielle depuis 2023, fait logiquement partie des favoris du tournoi.
Les champions d’Europe en titre s’envoleront dès vendredi pour leur camp de base à Chattanooga, dans le Tennessee, d’où ils s’élanceront à la poursuite de leur deuxième étoile, avec l’objectif de reproduire le doublé historique Euro-Mondial glané il y a seize ans par les Xavi, Andrés Iniesta ou David Villa.






