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Après le premier point de son histoire en phase de groupes, suivi de sa première victoire en Coupe du monde, le Canada a courbé l’échine contre la Suisse, équipe mieux classée que les Canadiens au classement de la FIFA.
Puis pour son premier match éliminatoire, la troupe de Jesse Marsch n’a pas joué le soccer qu’elle est capable, même ce fût suffisant pour venir à bout d’une Afrique du Sud prenable pour l’Unifolié.
Cette fois, le plus grand test de l’histoire de la sélection est dans la mire. Un huitième de finale contre le Maroc, quart de finaliste en 2022, mais surtout véritable puissance montante du soccer international.
Voici en un coup d’œil des éléments à surveiller concernant les futurs adversaires des Canadiens samedi 13 h sur RDS.
Le 3 juin 2015, le Maroc occupait le 92e rang mondial. Pas de quoi faire peur diront plusieurs, mais 11 ans plus tard, les Lions de l’Atlas ont non seulement percé le top-10, mais sont désormais 6e.
Le Maroc est l’actuel champion de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) et de la Coupe arabe. Toutes deux remportées sur des parcours sans faille.
En fait, depuis sa défaite en huitième de finale de la CAN 2024 contre l’Afrique du Sud, le Maroc n’a perdu qu’un seul match, un duel de phase de groupes du Championnat d’Afrique des Nations (CHAN) en 2025, une compétition incluant seulement les joueurs qui évoluent en club dans leur pays respectif. C’est donc dire que la vraie sélection marocaine n’a pas perdu depuis le 30 janvier 2024.
Cette séquence redoutable de 40 matchs, excluant le CHAN, est donc à l’enjeu contre le Canada. Oui, ils ont affronté plusieurs sélections modestes, mais leur tableau comprend aussi le Sénégal, le Paraguay et la Norvège, avant de s’amener à la Coupe du Monde.
Dans ce tournoi, le Maroc a livré un match nul contre le Brésil (5e au classement de la FIFA) pour amorcer son tournoi. Il a ensuite enchainé deux victoires contre l’Écosse (1-0) et Haïti (4-2) pour terminer 2e du Groupe C.
Les Néerlandais croyaient bien se diriger vers la victoire devant 1-0 à l’amorce des arrêts de jeu. Et bien c’est le défenseur Issa Diop qui s’est faufilé dans la surface avant de rediriger de la tête un centre dans le petit filet.
Puis la magie Yassine Bounou, le gardien né au Canada, a opéré lors de la séance de tirs au but quand il a freiné Crysencio Summerville, 5e tireur des Pays-Bas.
Le coup de pied fatal a été l’œuvre d’Ismaël Saibari, déjà buteur dans les trois matchs de la phase de groupes, le premier Africain à réaliser l’exploit.
La sélection marocaine n’est cependant pas l’affaire d’un ou deux hommes, mais d’un collectif. La 4e plus jeune équipe des 48 à la Coupe du monde est arrivée avec un effectif d’une valeur de 447,7 millions $, la 14e plus haute. Le joueur le mieux évalué est le latéral et capitaine, Achraf Hakimi (80M$).
En plus d’avoir à l’œil Saibari en attaque, le Canada devra se méfier de Brahim Diaz dans le couloir droit et Bilal El Khannouss dans celui de gauche.
Devant la défense, les Canadiens devront contourner le milieu défensif de 18 ans et jeune sensation à Lille, Ayyoub Bouaddi. Une fois le dernier rideau franchi, c’est Bounou qui se dressera devant la cage.
La troupe menée par Mohammed Ouahbi, nouveau sélectionneur depuis à peine quelques mois, dispute une 8e Coupe du Monde, leur meilleur résultat étant la 4e place de 2022.
Avant cette demi-finale perdue contre la France éventuellement championne, le Maroc était sorti de son groupe à une seule occasion, au Mexique, en 1986, avant d’être éliminé en 8e de finale.
En 2022, le Maroc avait d’ailleurs mis un terme à la Coupe du Monde du Canada avec une victoire de 2-1 dans le dernier match de la phase de groupes.
Est-ce donc l’heure de la revanche canadienne? Ou une étape de plus vers les sommets pour le Maroc? La réponse, samedi à 13 h, à Houston.





