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Les jeunes joueurs tirent de précieuses leçons de ce parcours historique

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On l’appelle « La Machine. »

À 20 ans, Luc de Fougerolles est le plus jeune joueur de la sélection canadienne de 26 joueurs pour la Coupe du monde de soccer masculin de la FIFA.

Pourtant, ce défenseur central est connu pour être l’un des plus assidus du groupe, notamment à l’entraînement, ce qui a incité ses coéquipiers à lui donner ce surnom inspiré de la mécanique.

« Je donne tout à chaque séance d’entraînement. C’est quelque chose que j’ai en quelque sorte appris des plus anciens », a déclaré Luc de Fougerolles, tout sourire, à propos de ce surnom, avant la séance d’entraînement du Canada à Houston jeudi.

« Ils sont là depuis si longtemps, mais à chaque séance d’entraînement, ils se donnent à 100 %, leur GPS (distance totale parcourue) est toujours le plus élevé. Alors, je les vois faire ça, et j’ai envie de faire pareil, de tout donner à l’entraînement pour l’équipe. C’est une source d’inspiration de voir tous ces joueurs plus âgés repousser sans cesse leurs limites, et j’essaie de les égaler, ce qui n’est pas facile. »

Il fait partie des nombreux jeunes joueurs qui travaillent dur pour faire leurs preuves dans ce parcours historique du Canada en Coupe du monde, et ces talents émergents affirment avoir tiré des leçons inestimables de cette expérience.

Ce travail acharné a porté ses fruits pour de Fougerolles.

Il a disputé les quatre matchs du Canada lors du tournoi de cet été, a été titulaire à trois reprises et est devenu un défenseur sur lequel l’entraîneur-chef Jesse Marsch peut compter.

En 17 sélections avec l’équipe du pays, il s’est révélé être un joueur sur lequel on peut compter non seulement pour limiter les occasions de marquer adverses, mais aussi pour faire circuler le ballon vers ses coéquipiers.

« J’adore jouer les grands matchs, et j’ai l’impression que ce tournoi est l’occasion de mûrir, a dit de Fougerolles. C’est difficile quand tout s’enchaîne très vite, donc on apprend aussi au fil du tournoi. Je pense avoir tiré de bonnes leçons de ce tournoi, notamment pendant la phase de groupes, mais aussi lors du dernier match éliminatoire. Et je pense être prêt à continuer d’apprendre et de progresser. »

Parmi ces leçons, il y a une nouvelle compréhension de ce qu’il faut exactement pour entretenir et préparer son corps à des matchs au plus haut niveau. De Fougerolles a déclaré avoir compris à quel point la récupération est importante entre les matchs et les séances d’entraînement.

« La seule chose que nous avons faite, c’est regarder du soccer et récupérer. Il s’agit d’être prêt pour le prochain match », a-t-il évoqué.

« Je pense qu’on apprend différentes techniques pour tenir le coup, et j’apprends aussi des joueurs plus expérimentés qui ont peut-être déjà vécu ça, ici, en jouant sous cette chaleur et en récupérant. J’essaie donc de m’inspirer d’eux pour m’aider à récupérer en vue du prochain match. »

Ce prochain match aura lieu samedi, lorsque le Canada — qui occupait la 30e place du classement FIFA avant le tournoi — affrontera le Maroc, classé septième, lors des huitièmes de finale à Houston.

Toute l’équipe est bien consciente qu’une place en quarts de finale de la Coupe du monde est en jeu, a souligné Niko Sigur.

« Je pense que toute cette pression, c’est notre propre esprit qui la crée, non? Si on considère ça comme un match comme les autres — ce qui est le cas, et c’est ce qu’on a tous fait —, on pratique ce sport depuis toujours, alors on essaie simplement d’en profiter, a déclaré le milieu de terrain âgé de 22 ans. Et la pression, c’est normal, mais c’est bien qu’il y en ait; puis, une fois qu’on est dans le match et qu’on commence à se mettre dans le bain, on se calme. »

Sigur a disputé quelques minutes lors de deux des matchs du pays dans ce tournoi: il est entré en fin de match dans la victoire écrasante de 6-0 contre le Qatar en phase de groupes, et a apporté un regain d’énergie en deuxième demie lors de la victoire de 1-0 contre l’Afrique du Sud — la toute première victoire du pays en phase éliminatoire d’une Coupe du monde de soccer masculin.

Il n’a pas été facile d’aborder ce match nul 0-0, alors qu’une place en huitièmes de finale était en jeu, a-t-il rappelé.

« J’ai appris à essayer de rester calme et à faire ce qu’on me demandait », a déclaré Sigur, qui a disputé 21 matchs avec l’équipe senior, inscrivant deux buts et amassant deux passes.

« Évidemment, dans ce genre de match, c’était un peu chaotique, mouvementé en fin de partie. Mais j’ai simplement essayé de jouer mon jeu, de m’en tenir à ce que Jesse m’avait dit, et d’apporter ce que j’avais à apporter au match, comme essayer de percer les lignes et de jouer vers l’avant. Bien sûr, on voulait y aller à fond et gagner, mais l’essentiel était de rester détendu et de m’en tenir à ce que je sais faire. »

Certaines jeunes étoiles canadiennes pourraient changer de club après leurs excellentes performances en Coupe du monde, notamment Sigur et de Fougerolles.

Né et élevé en Angleterre d’un père originaire de Montréal, de Fougerolles a fait ses classes au centre de formation de Fulham et a passé une grande partie de la saison dernière en prêt au FCV Dender, en Belgique.

Le jeune défenseur a déclaré qu’il n’avait pas encore réfléchi à ce qui pourrait se passer au niveau des clubs après le tournoi de cet été.

« Je pense que ç’a été assez facile, pour être honnête. Il se passe tellement de choses, tout va si vite, qu’il est assez facile d’oublier le soccer de club pour le moment, a-t-il résumé. Et c’est ce que j’ai fait. Je suis sûr qu’après la Coupe du monde, on verra ce qui se passera. »