L’Américaine Coco Gauff (4e) a plié son deuxième tour en deux sets à aux Internationaux des États-Unis jeudi sans jouer son meilleur tennis, face à l’Espagnole Paula Badosa (87e), 6-4, 7-6 (7-5).
Se dresse désormais sur sa route l’Espagnole Cristina Bucsa (40e), qui a mis au pas la Japonaise Himeno Saktsume (144e).
Face à Badosa, ancienne numéro deux mondiale (2022) à l’aise sur surfaces rapides en général et sur dur en particulier, Gauff a parfois été gênée.
Elle n’a dû le gain du premier set qu’à deux fautes directes de l’Espagnole sur son engagement à 4-3, qui lui ont ouvert la voie.
Mais après avoir mené 3-1, puis 4-2 au deuxième set, l’Américaine a traversé quelques turbulences. Gauff s’est mise à forcer, manquant de discernement sur ses attaques, tandis que Badosa était à l’affût.
L’Espagnole signait ainsi, sur cette manche, 17 coups gagnants contre 10 seulement pour la Floridienne.
Remontée à 5-5, Gauff a néanmoins tenu jusqu’au bout du bris d’égalité, lors duquel Badosa a flanché d’elle-même (double faute et faute directe sur les quatres derniers points).
« C’est une joueuse difficile à affronter », a commenté Gauff lors d’une interview sur le court central Arthur-Ashe après son succès. « Je ne pense pas avoir fait beaucoup d’erreurs. »
Badosa, née à Manhattan, a déjà connu les demi-finales aux Internationaux d’Australie et un quart à l’US Open et Roland-Garros.
« Je pense que j’ai besoin de matches comme ça pour gagner de la confiance, a estimé l’Américaine. Je suis satisfaite d’avoir géré aujourd’hui, parce que j’étais un peu nerveuse. »
Gauff reste en course pour la première place mondiale au terme du tournoi new-yorkais, avec Aryna Sabalenka, Elena Rybakina et Jessica Pegula.
Dans son cas, cette hypothèse ne deviendrait réalité que si elle s’imposait, sous réserve que Rybakina s’incline avant les demi-finales.
Rybakina avance sans broncher
Rybakina n’a d’ailleurs laissé aucun espoir à Jessica Bouzas Maneiro (105e) pour rallier le troisième tour avec sa sèche victoire 6-2, 6-4.
La Kazakhstanaise a dominé l’Espagnole dans un match sans réel rythme, où le point se terminait soit par une faute directe soit par un puissant coup gagnant, souvent de Rybakina.
Elle s’est adjugée le service de son adversaire d’un jeu blanc d’entrée (2-0), puis l’a à peine laissée respirer.
Il y a eu ce revers laser à 3-1 dans le premier set et ce super retour dans le court grand ouvert qui lui permettait de mener sur le même score dans la deuxième, levant la tête vers les écrans l’air de dire « il est où le ralenti? ».
Un murmure de révolte de la part de l’Espagnole s’est élevé en fin de deuxième set, quand elle a effacé un bris pour revenir à 5-4, mais Rybakina s’est appliquée à l’étouffer au plus vite, remportant le service adverse et le match au passage.
La double gagnante d’un Grand Chelem finissait le travail en 1 h 08, faisant oublier son abandon en quarts de finale du récent WTA 1000 de Cincinnati à cause de douleurs au pied gauche.
« Ce n’était pas du tout la meilleure préparation et j’étais un peu frustrée de voir que tout le monde se préparait pour le tournoi alors que je faisais tout mon possible pour me soigner », a souligné la Kazakhstanaise après sa victoire, ajoutant être fière de son match.
Elle pourra profiter vendredi d’un jour off avant d’affronter au troisième tour l’Ukrainienne Yuliia Starodubtseva (58e), tombeuse plus tôt dans la journée de la tête de série numéro 32 Maria Sakkari.
Si elle atteint les demi-finales à New York, Rybakina s’installera à 27 ans et pour la première fois de sa carrière au sommet du classement WTA.
Osaka a surmonté une baisse de régime
Naomi Osaka s’est remise d’un passage à vide en cours de match pour se qualifier pour le troisième tour en s’imposant 6-2, 5-7, 6-1 face à Katerina Siniakova.
Iga Swiatek, championne des Internationaux des États-Unis en 2022, a eu la tâche bien plus facile en s’imposant 6-3, 6-2 face à Nadia Podoroska.
Alexandra Eala, tête de série n° 17 originaire des Philippines, s’est bien tirée d’affaire en montrant la porte de sortie à l’Ukrainienne Oleksandra Oliynykova 6-1, 6-4.
Eala a immédiatement ravi ses partisans en remportant les neuf premiers points face à Oliynykova, qui avait pourtant gagné leur unique confrontation précédente.
« Je pense que tout le monde représente quelque chose à sa manière; je suis Philippine et j’en suis fière, a mentionné Eala. Et une grande partie du public présent aujourd’hui est philippin, et je suis sûre qu’ils partagent ce sentiment. »
Nombreuses fautes directes
Tête de série n° 13, Osaka semblait se diriger vers un après-midi sans histoire face à Siniakova, classée n° 1 en double féminin mais moins performante en simple qu’une joueuse comme Osaka, détentrice de quatre titres du Grand Chelem.
Osaka a remporté le premier set en 30 minutes, puis a pris l’avance 4-2 dans le deuxième. Mais elle a ensuite été victime d’un bris de service, et son niveau de jeu a fini par baisser considérablement, avec 20 fautes directes dans ce set contre seulement quatre dans le premier.
La Japonaise a rapidement repris le contrôle, réussissant un bris pour mener 2-0 dans le troisième set avant de conclure un échange de 19 coups par une volée gagnante pour remporter le jeu suivant. Elle a paru plus soulagée qu’enthousiaste face à ce beau coup.
« Le match a vraiment été très difficile et je ne sais pas, j’ai juste senti que je devais me battre », a analysé Osaka.
« J’ai clairement eu quelques occasions dans le deuxième set et je pense que j’ai été un peu trop dure avec moi-même. J’ai donc pris une pause toilettes, je me suis un peu ressaisie, je suis revenue et j’ai simplement essayé de ne rien regretter. »
La gagnante de Roland-Garros fonce au troisième tour
La Russe Mirra Andreeva (5e), lauréate à Roland-Garros, a sèchement écarté l’Allemande Eva Lys (98e) pour accéder au troisième tour.
Elle y a rendez-vous avec la Tchèque Nikola Bartunkova (34e), vainqueure de l’Allemande Tatjana Maria (83e).
Dans un scénario proche de celui du premier tour, Andreeva a joué les rouleaux compresseurs, avec une première manche emballée en 20 minutes, et 24 points gagnés sur 31 joués.
Une petite baisse de régime et quelques fulgurances de Lys ont permis à l’Allemande de sauver l’honneur en brisant au début du deuxième set sur trois fautes directes consécutives de la Russe.
Moins conquérante, Andreeva est néanmoins restée dans son match, même si ses balles n’étaient plus aussi profondes et ses trajectoires aussi parfaites.
« J’étais un peu en difficulté, a-t-elle concédé une fois la partie terminée. « J’ai simplement essayé de rester concentrée et de ne pas la laisser jouer son jeu. »
Malgré ce ralentissement, elle n’aura passé, au total, que 63 minutes sur le terrain.
La joueuse de Sibérie va tenter samedi d’effacer sa meilleure performance à New York, un troisième tour l’an dernier.
Dans un autre match présenté en après-midi, l’Américaine Madison Keys, finaliste en 2017, a dû effacer cinq balles de match avant de venir à bout d’Anna Bondar 5-7, 6-4, 7-6 (10-5).
« C’était quelque chose, hein? Pas de stress, cependant, nous savions tous que tout allait, n’est-ce pas? », a blagué Keys en s’adressant aux spectateurs à son match.





