PARIS, France - La Fédération française de tennis n’envisage pas de revoir à la hausse la dotation financière de l’édition 2026 de Roland-Garros, déjà augmentée par rapport à celle de 2025, a indiqué jeudi la directrice du tournoi Amélie Mauresmo sur fond de fronde des stars du circuit.
À la veille d’une réunion avec les représentants des meilleurs joueurs mondiaux, qui réclament une plus grande part des revenus générés par les quatre tournois du Grand Chelem, « on ne va pas bouger » sur les bourses de l’édition 2026 de Roland-Garros qui démarre dimanche, a affirmé la responsable en marge du tirage au sort.
« On a [une dotation] qui a [...] doublé en dix ans, et puis bien augmenté aussi ces derniers temps », a souligné Amélie Mauresmo, « un peu triste » du mouvement d’humeur de certains joueurs qui ont promis d’écourter vendredi leurs obligations médiatiques pour manifester leur mécontentement.
Alors que la no 1 mondiale Aryna Sabalenka n’a pas exclu début mai de boycotter les tournois des Grand Chelem s’ils n’accédaient pas aux revendications financières des joueurs, la directrice du tournoi a assuré qu’elle prenait toutes les menaces « au sérieux ».
« On n’a pas l’habitude de prendre [...] ce qui vient des joueurs et joueuses par-dessus la jambe », a insisté l’ancienne no 1 mondiale, lauréate des Internationaux d’Australie et de Wimbledon.
Avant la réunion de vendredi, organisée à l’initiative de la FFT et sans les représentants des trois autres tournois majeurs selon une source proche des discussions, « on est vraiment dans cette envie d’échanger, d’avancer, de se dire aussi que chacun a un pas à faire vers l’autre ».
« Je suis confiante par rapport aux échanges qui vont avoir lieu et qui ont déjà eu lieu », a poursuivi Amélie Mauresmo alors que le conflit dure depuis plus d’un an désormais.
Dévoilée mi-avril, la dotation totale de Roland-Garros atteindra 61,72 millions d’euros en 2026, en hausse d’un peu plus de cinq millions d’euros sur un an (56,35 millions d’euros en 2025).
Les joueurs revendiquent 22% des revenus dégagés par les quatre tournois phares du tennis, contre environ 15% reversés actuellement aux participants aux Internationaux d’Australie, Roland-Garros, Wimbledon et l’US Open.






