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Après des années difficiles, Andreescu vise un nouveau départ à Toronto

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ARCHIVES - La Canadienne Bianca Andreescu est en action au premier tour des Internationaux de tennis de Wimbledon, le 29 juin 2026 à Londres, au Royaume-Uni. (ASSOCIATED PRESS/Dave Shopland) (Dave Shopland)

TORONTO — Bianca Andreescu est de retour là où elle avait connu un moment fort. La joueuse de 26 ans se sent également mieux, tant physiquement que mentalement.

Andreescu entamera sous les projecteurs son parcours à l’Omnium Banque Nationale après avoir reçu une invitation, dimanche face à la Tchèque Nikola Bartunkova, alors que le premier tour du tableau féminin débutera.

Originaire de Mississauga, en Ontario, elle est devenue en 2019, à l’âge de 19 ans, la première Canadienne depuis un demi-siècle à remporter le plus gros tournoi de tennis du pays, au terme d’un parcours mémorable couronné par un titre aux Internationaux des États-Unis moins d’un mois plus tard.

Andreescu était au sommet de sa forme, au quatrième rang mondial, lorsqu’une série de blessures et d’autres problèmes ont mis un frein à sa carrière.

Aujourd’hui classée 174e et sur le point d’affronter Bartunkova, qui occupe actuellement la 41e place du circuit de la WTA, elle est revenue sur l’impact de cet été magique sur son parcours, sept ans plus tard.

« Ce qui m’a le plus aidée, c’est de ne pas rester bloquée sur la question: Comment redevenir cette personne ou cette joueuse? », a déclaré Andreescu, samedi lors d’une conférence de presse dans les coulisses du Sobeys Stadium.

« Il s’agit plutôt de se demander: “Comment puis-je tirer les leçons de cette expérience, et qui suis-je aujourd’hui, en 2026?” Il s’est passé beaucoup de choses depuis. C’était ma première année complète sur le circuit. Je n’avais rien d’autre à quoi penser. »

Elle a eu de quoi réfléchir depuis.

Première et unique Canadienne à avoir remporté un titre du Grand Chelem en simple, Andreescu compte trois sacres en WTA 1000 à son palmarès, mais toutes datent de 2019.

Souhaitant prendre un nouveau départ, elle a décidé de disputer des tournois de niveau inférieur cette saison, remportant notamment deux trophées en Floride cet hiver.

« C’était plutôt un retour aux sources », a expliqué Andreescu, dont le dernier match officiel s’est soldé par une défaite au premier tour de Wimbledon après avoir franchi trois tours de qualifications.

« Ça ne m’a pas du tout semblé bizarre. J’étais simplement très reconnaissante de pouvoir disputer ces tournois et d’aller loin dans ces compétitions, car c’était vraiment mon objectif. J’ai obtenu ce que je voulais. J’ai beaucoup appris sur moi-même. Je sais que je peux jouer dans n’importe quel type d’environnement. »

L’Omnium Banque Nationale en est à sa deuxième édition avec un format de 12 jours réunissant 96 joueuses dans le tableau principal.

Le tableau féminin, qui mettra en jeu une cagnotte de 7,4 millions $, compte les cinq meilleures joueuses du circuit, dont la première raquette mondiale et quadruple vainqueuse de Grand Chelem, Aryna Sabalenka.

Elena Rybakina, qui a remporté les Internationaux d’Australie cette année, Jessica Pegula, double championne de l’OBN, Coco Gauff, double championne de Grand Chelem, et Mirra Andreeva, tenante du titre des Internationaux de France, sont également prêtes à s’affronter.

Forte de sa première victoire en Grand Chelem à Wimbledon, Linda Noskova est sixième tête de série et occupe la septième place mondiale.

La Québécoise Leylah Annie Fernandez est la seule Canadienne tête de série, classée 30e, et bénéficie d’un laissez-passer pour le deuxième tour.

« Ce serait sans doute l’un des plus grands titres, l’un de mes meilleurs souvenirs, a déclaré la joueuse de 23 ans à propos d’une éventuelle victoire en sol canadien. C’est un tournoi que je regardais déjà quand j’étais petite… Il figure parmi mes objectifs et mes rêves. »

La jeune prodige canadienne Victoria Mboko, qui avait remporté le titre l’année dernière à Montréal, ne participera pas au tournoi cette année en raison d’une blessure au genou.

Parmi les autres joueuses canadiennes bénéficiant d’une invitation, on retrouve Kayla Cross, Katherine Sebov, Cadence Brace, Rebecca Marino, Ariana Arseneault et Carol Zhao.

Venus Williams, sept fois vainqueuse en Grand Chelem et quadruple médaillée d’or olympique, fera sa 13e apparition au Canada. La joueuse de 46 ans a obtenu son meilleur résultat en 2014, lorsqu’elle a battu sa jeune sœur Serena pour atteindre la finale.

« Je me souviens avoir joué ici pour la première fois quand j’avais environ 15 ou 16 ans, a-t-elle déclaré. J’étais tellement jeune. J’ai disputé le match en soirée et je ne savais pas trop ce qui se passait. Je me souviens d’avoir joué dans cet immense stade et d’avoir été un peu submergée par l’émotion. »

Andreescu sait ce que c’est que de se retrouver sur le court central de Toronto sous la pression.

« J’ai vraiment l’impression de ressentir cette même joie, ce qui, pour moi, a été la plus grande difficulté au fil des années », a déclaré Andreescu en repensant à 2019. Aujourd’hui, grâce à la formidable équipe qui m’entoure, j’arrive vraiment à profiter un peu plus du parcours.

« Et j’espère que cela me permettra de remporter la victoire », a-t-elle conclu.