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Les relayeuses canadiennes visent gros au Botswana

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Jacqueline Madogo, Audrey Leduc, Sade McCreath et Marie-Éloïse Leclair

Marie-Éloïse Leclair avait marqué l’histoire aux Championnats du monde des relais l’an dernier en faisant partie de la première équipe championne du monde du relais mixte 4 x 100 m. De retour aux mondiaux des relais cette année, la Québécoise voudra répéter l’exploit, tout en visant un podium au relais féminin 4 x 100m.

Les Canadiennes s’étaient classées cinquièmes l’an dernier, établissant au passage un record canadien en 42,46 secondes.

« On est les champions du monde et on veut le demeurer ! On a eu un camp préparatoire, il y a quelques semaines, et c’était vraiment la mentalité de tous mes coéquipiers : on veut conserver ce titre à tout prix », a lancé Marie-Éloïse Leclair, en entrevue avec Sportcom.

En 2025, Leclair avait participé à la finale en compagnie de Sade McCreath, Duan Asemota et Eliezer Adjibi. Gabrielle Cole et Jacqueline Madogo avaient quant à elles couru lors des qualifications.

« C’est encourageant parce que tous les membres de l’équipe semblent aussi s’être améliorés individuellement. Il n’y a pas énormément d’occasions de se retrouver en compétition ensemble en relais pendant une saison, donc c’est extrêmement important pour bâtir encore plus notre chimie et peaufiner nos échanges. Les mondiaux des relais ne sont pas une finalité, mais plutôt un arrêt très important pour la suite de notre parcours », a-t-elle ajouté.

Les mondiaux des relais de Gaborone, au Botswana, serviront cette année de qualification pour les Championnats du monde de 2027. Les 12 meilleures équipes de chacune des épreuves obtiendront leur billet pour ce grand événement.

Leclair visera également une place dans l’équipe canadienne aux Jeux du Commonwealth plus tard cet été afin de s’élancer dans les deux dernières années du cycle menant aux Jeux olympiques de Los Angeles.

« C’est une année plus tranquille, mais c’est une opportunité en or de laisser notre marque aux mondiaux des relais et aux Jeux du Commonwealth où il y aura quand même beaucoup d’adversité, notamment au relais féminin. On est capables de se rendre en finale et de faire un record national, mais le but ultime et de toujours nous améliorer et éventuellement monter sur le podium. On va viser le top pour prouver qu’on à notre place parmi l’élite. »

Contrairement à la majorité de ses coéquipiers qui ont fait le voyage au Botswana au milieu de la semaine dernière, Marie-Éloïse Leclair a quitté l’Amérique du Nord en fin de soirée samedi. Elle avait toutefois une bonne excuse pour retarder son vol : elle participait au Carnaval des relais de l’Université de la Pennsylvanie, où elle a remporté les grands honneurs au relais sprint medley, battant au passage le record du programme.

« Ça s’est vraiment bien passé toute l’année et c’était tellement plaisant le week-end dernier ! J’étais déjà convaincue de mon choix en venant à Penn State avant le début de la saison, mais j’ai la confirmation que j’ai pris la bonne décision tous les jours. C’était un gros saut dans le vide, mais j’ai toujours du plaisir et ça fait toute la différence », a-t-elle conclu.

De nouveaux visages

Si Marie-Éloïse Leclair et Audrey Leduc sont des habituées de la scène internationale, les mondiaux des relais seront le premier rendez-vous international de plusieurs autres athlètes, dont Frédérique Chiasson et Marie-Frédérique Poulin.

Toutes deux membres du Rouge & Or de l’Université Laval, Poulin et Chiasson ne connaissent toujours pas le rôle qu’elles auront au Botswana ce week-end, mais elles sont fébriles à l’idée de représenter le Canada, tout en poursuivant leur apprentissage avec l’élite de leur sport.

« L’équipe canadienne est solide au 4 x 100 m et honnêtement, mon objectif est de prendre le plus d’expérience possible. Je vais contrôler ce que je peux, je ne sais pas si je vais courir ou non, mais je sais que l’environnement sera inspirant avec des filles qui ont connu du succès sur la scène internationale récemment », a indiqué Frédérique Chiasson.

« Je suis extrêmement excitée ! La cohésion d’équipe est déjà super bonne grâce aux récents camps et on passe toute la semaine ensemble avant le début de la compétition, donc c’est super encourageant. J’ai beaucoup observé celles qui ont plus d’expérience pour voir leur routine ou comment elles agissent sur la piste. C’est beau à voir et c’est inspirant », a poursuivi Marie-Frédérique Poulin, championne canadienne au 400 m haies.

Sur les neuf athlètes sélectionnées pour le relais 4 x 100 m féminin, quatre sont des Québécoises. En plus de Chiasson, Leclair et Leduc, Donna Ntambue sera également de la partie au Botswana.

« C’est positif parce que je vais déjà avoir quelques repères. J’ai côtoyé Audrey quand elle était à l’Université Laval aussi, j’ai fait des relais 4 x 200 m dans le passé. C’est encourageant de voir autant d’athlètes du Québec se démarquer à ce niveau, ça promet ! » a raconté Chiasson.

De son côté Poulin participera aux relais 4 x 400 m. Un certain roulement de personnels a eu lieu au sein de l’équipe canadienne féminine depuis les Jeux olympiques de Paris. Deux des quatre finalistes des JO de 2024, Aiyanna Stiverne et Kyra Constantine ne seront pas aux mondiaux des relais, ce qui laisse la porte grande ouverte pour la Québécoise.

« Je crois qu’on a une excellente équipe qui pourrait surprendre cette année ! Ce n’est pas fou de viser un top-5 de notre côté. Peu importe le rôle qu’on va m’attribuer, je serai prête à courir, à tout donner pour l’équipe et à encourager mes coéquipières. On est plusieurs à vouloir faire nos preuves et ça nous pousse toutes à nous dépasser. Je suis prête », a conclu Marie-Frédérique Poulin.

Les qualifications pour toutes les épreuves se tiendront samedi, le 2mai, alors que les finales auront lieu le lendemain.