L’athlète de parasurf des neiges Philippe Nadreau a conclu la dernière course de ses premiers Jeux paralympiques, le slalom incliné LL2, en signant le meilleur résultat canadien de l’épreuve, une neuvième place grâce à son temps de 59,18 s. Il finit un rang devant son compatriote Alex Massie (59,85 s), vendredi, aux Jeux paralympiques de Milan-Cortina.
L’Italien Emanuel Perathoner (54,28 s) a remporté sa deuxième médaille d’or des Jeux en devançant de plus de 2 secondes son plus proche rival, le Suisse Fabrice von Gruenigen (56,29 s). L’Australien Ben Tudhope (57,33 s) a complété le podium.
Nadreau, de Terrebonne, s’était classé 10e à son autre épreuve des Jeux, le snowboard cross. Il était monté sur son premier podium de Coupe du monde en janvier, en Suisse, lorsqu’il avait fini troisième au snowboard cross de Lenk.
Sa coéquipière Sandrine Hamel a rappelé que Nadreau s’était blessé à une cheville avant le début des Jeux.
« Je pense qu’il n’a pas eu beaucoup d’occasions de s’entraîner juste avant les Jeux, alors de faire un top-10, c’est quand même bon, je pense », a analysé celle qui était aussi en action vendredi à l’épreuve féminine LL2.
Dans cette course où le meilleur temps des deux descentes était retenu au classement, Hamel a signé son meilleur chrono en deuxième manche (1 min 14,41 s). Kate Delson (1 min 2,99 s), des États-Unis, a remporté la médaille d’or devant la Néerlandaise Lisa Bunschoten-Vos (1 min 3,53 s) et une autre Américaine, Brenna Huckaby (1 min 3,98 s). Delson avait déjà été médaillée d’argent au snowboard cross au début des Jeux.

« En toute honnêteté, je me disais que ce n’était peut-être pas mon plus grand cru, mais j’espérais quand même que ce soit mieux que ça », a reconnu l’athlète de Saint-Sauveur en entrevue avec Sportcom.
Originalement prévues pour samedi, les courses de slalom inclinées ont été devancées à la journée de vendredi, car on annonce de la pluie pour le lendemain.
« Avec la chaleur, ils (les organisateurs) ne voulaient pas que ça devienne trop mou et que le parcours se détériore beaucoup. Ils ont utilisé du sel et ils ont quand même bien entretenu le parcours. »
Vendredi, la planchiste a analysé que sa technique n’avait pas été impeccable dans le parcours, ce qui l’a empêchée de générer un maximum de vitesse.
« Le calibre (de la compétition) est tellement plus relevé maintenant que dans le passé et ce genre d’erreur, tu ne peux pas te les permettre. [...] J’ai dérapé dans quelques virages et ça, c’est mortel. Ça enlève toute ta vitesse, ça s’accumule et puis ça fait en sorte que tu en génères moins », a mentionné l’athlète qui quittera l’Italie plus fatiguée mentalement que physiquement.
Hamel en était à sa troisième présence aux Jeux paralympiques.
« Côté résultats, ce n’était pas ce que j’espérais, mais en même temps, je pense que j’ai eu du plaisir quand même parce que la famille est sur place. [...] C’était le fun de passer du temps avec la famille et ça devient de beaux souvenirs. »






