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Bivol détrône Beterbiev au bout d'un autre duel enlevant

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Dmitrii Bivol a subtilisé le titre de champion incontesté des poids mi-lourds à Artur Beterbiev, samedi, en Arabie saoudite, en s'adjugeant un verdict majoritaire des juges dans le cadre d'un très attendu combat revanche.

Les juges ont remis des cartes de 114-114, 116-112 et 115-113 à la faveur du nouveau monarque de la division des 175 lbs. Bivol (24-1-0, 12 K.-O.) compte maintenant à son bilan des succès face à Beterbiev et Canelo Alvarez.

Tandis que Bivol a unifié les quatre ceintures WBA, WBC, WBO et IBF, Beterbiev (21-1-0, 20 K.-O.) a encaissé un premier revers en boxe professionnelle, un mois après avoir célébré son 40e anniversaire de naissance.

Le 12 octobre 2024, Beterbiev avait eu le meilleur par décision majoritaire sur Bivol, pour devenir champion incontesté et rester du même coup parfait en 21 combats.

« Je n'avais pas autant de pression que la dernière fois. Je voulais juste bosser du premier round jusqu'à la fin du 12e. J'en ai fait assez », a analysé Bivol.

« J'ai été meilleur, je me suis plus donné, j'ai été plus confiant, plus léger. Je voulais juste tellement gagner aujourd'hui », a-t-il ajouté.

Beterbiev était devenu le premier boxeur à rassembler les quatre principales ceintures mondiales de la catégorie des mi-lourds.

Samedi, les deux premiers rounds se sont avérés difficiles à départager en raison du manque de rythme, les deux pugilistes choisissant la carte de la prudence lors des six premières minutes de la confrontation.

Sans rien accomplir de majeur, Beterbiev a placé de bons coups au corps au premier engagement, tandis qu'au deuxième, Bivol a éparpillé quelques jabs qui ont pu tenter les juges de lui accorder un léger ascendant.

Puis au troisième round, Beterbiev à commencé à traquer Bivol avec plus d'insistance, démontrant sa ferme intention de boxer sur le pied avant pour le reste de la soirée. Cela s'est traduit par des attaques au corps convaincantes que le Montréalais d'adoption souhaitait incorporer davantage à sa stratégie que lors du premier chapitre.

Artur Beterbiev

L'instinct du prédateur du vétéran de 40 ans a été tout aussi observable aux quatrième et cinquième rounds; ainsi, se montrant incisif au centre du ring, les combinaisons rapides mais franches de Beterbiev ont commencé à se multiplier. Pendant ce temps, Bivol tentait de contre-attaquer, mais avec une efficacité très mitigée.

Preuve de l'importance capitale des coups appliqués au corps dans le plan de match élaboré par Beterbiev et son instructeur Marc Ramsay, le champion unifié en totalisait déjà 26 après cinq rounds, après en avoir amassé 31 l'automne dernier.

Touché à répétition comme on l'avait rarement vu durant sa carrière jusque-là, Bivol a paru à court de réponses au moment de regagner son coin à la fin du cinquième assaut, et malgré un effort visible afin d'appliquer de la pression au sixième, l'athlète de 34 ans continuait néanmoins d'encaisser avec régularité.

Important regain de vie pour Bivol

Il a fallu attendre le huitième round pour que Bivol reprenne du poil de la bête et relance de façon franche le suspense, notamment grâce à des déplacements beaucoup mieux calculés et plus rythmés qu'en première moitié de combat.

Les mains rapides et agiles de Bivol lui ont ensuite valu les actions les plus intéressantes de la neuvième reprise, au grand plaisir d'une foule visiblement conquise à sa cause.

Voyant peut-être le moment lui filer entre les doigts, Beterbiev a démontré un sentiment d'urgence en cherchant à s'imposer physiquement tôt au dixième, sans nécessairement arriver à pénétrer la garde de Bivol, devenue plus étanche.

Même si le volume de coups décochés était du côté du monarque, la forte tendance à la hausse de Bivol s'est poursuivie à la onzième et avant-dernière reprise, Beterbiev donnant la nette impression d'être plus fatigué physiquement que son vis-à-vis.

Après une série de rounds éprouvants, Beterbiev y est allé au douzième d'une ultime tentative de repasser à l'offensive, mais le verdict final des juges est allé en faveur de Bivol. Après le combat, les deux boxeurs ont été interrogés sur le ring sur la possiblité d'un troisième affrontement et il faut donc s'attendre à ce que cette rivalité devienne une trilogie avec un vainqueur lors de chacun des deux premiers chapitres.

Stevenson et Parker victorieux sans forcer

Six autres combats avaient des titres de champions à l'enjeu à Riyad.

Shakur Stevenson a a aisément défendu son titre WBC des poids légers contre Josh Padley avec un K.-O. technique obtenu au neuvième round, alors que Carlos Adames n'a pu faire mieux qu'un nul partagé (114-115, 118-110 et 114-114) contre contre Hamzah Sheeraz, gardant néanmoins la ceinture de champion WBC des poids moyens.

Chez les poids lourds, Joseph Parker n'a eu aucun mal à défendre son titre intérimaire WBO contre Martin Bakole, lui passant un K.-O. foudroyant dès la deuxième reprise grâce à une puissante droite à la tempe.

Parker (36-3-0, 24 K.-O.) devait afffronter Daniel Dubois initialement, mais ce dernier a dû se retirer de l'affrontement puisqu'il est malade.

Toujours chez les poids lourds, Agit Kabayel a subtilisé brutalement le titre intérimaire de champion WBC de Zhilei Zhang en le mettant hors de combat au sixième engagement.

Agit, qui demeure invaincu en 26 combats professionnels, avait notamment battu Arslanbek Makhmudov en décembre 2023.

Dans la même catégorie que Beterbiev et Bivol, chez les mi-lourds, Callum Smith a remporté son rendez-vous avec Joshua Buatsi pour s'emparer du titre intérimaire WBO.

L'Anglais Smith, un vétéran de 34 ans, s'est vu décerner la victoire à l'issue d'un verdict unanime des juges.

Finalement, Vergil Ortiz Jr. a vaincu Israil Madrimov par décision unanime pour conserver le titre intérimaire WBC des poids super mi-moyens.