RDS et RDS Direct vont présenter la carte préliminaire de l'UFC 260 : Miocic-Ngannou dès 19 h 30 h samedi. Le combat de Marc-André Barriault sera le premier de la soirée.

La carte du gala

Marc-André Barriault admet avoir vécu des montagnes russes au cours de la dernière année. Après avoir obtenu sa première victoire en quatre combats dans l’UFC contre Oskar Piechota le 20 juin, le Québécois a été suspendu neuf mois et mis à l’amende pour avoir échoué à un test antidopage à l’issue de ce combat. Sa victoire a ainsi été transformée en verdict sans décision. La substance détectée, l’Ostarine, serait la cause d’une contamination croisée, a-t-il avancé il y a plusieurs mois.

« Ça m’a juste permis de travailler plus sur ma personne, la situation fait en sorte que j’ai évolué là-dedans et je me compte chanceux d’avoir une autre chance de faire valoir l’humain que je suis », a expliqué Barriault à RDS à quelques jours de son prochain combat.

« Ça m'a juste rendu plus fort »

« Le 20 juin dernier, quand je suis finalement allé chercher ma victoire contre Oskar, ç’a vraiment été le combat dont j’avais besoin à ce moment-là. J’ai livré la performance que je devais livrer pour montrer à mes patrons que j’avais ce qu’il fallait pour continuer dans l’organisation. Suite à ça j’ai eu un nouveau contrat de quatre combats. Oui il y a eu la malheureuse nouvelle suite au test, mais je ne me suis pas laissé abattre par ça parce que la victoire je suis allé la chercher par moi-même, avec tout ce que j’avais en dedans de moi. Ç’a vraiment été un des plus beaux jours de ma vie. Ensuite j’ai juste dû rouler avec les coups qui sont venus, ça m’a juste rendu plus fort. »

Mais tout ça est maintenant derrière lui puisqu’il est admissible à reprendre la compétition, ce qu’il fera le 27 mars contre Abu Azaitar, qui ne s’est pas battu depuis 2018.

« Je vois ça comme un très bon matchup pour moi. C’est un gars qui aime être explosif, qui est assez wild, qui aime lancer des coups. Mon style, c’est que je ne recule pas, j’aime aussi aller échanger. Ça va être l’adversaire idéal pour montrer tout l’arsenal que j’ai. Je me suis parfois retenu avant, mais là j’ai l’intention de laisser sortir tout ce qu’il y a en dedans de moi. »

Barriault a déménagé temporairement en Floride pour s’entraîner avec Sanford MMA, où il a notamment pu s’entraîner avec de gros noms comme Derek Brunson, qui vient de vaincre Kevin Holland par décision unanime lors de la finale du dernier gala UFC Fight Night, en fin de semaine.

« Malgré toutes les restrictions au Québec, j’ai quand même réussi à me maintenir tout l’hiver avec mon équipe à Gatineau, mais ça m’en prenait un peu plus pour aller mettre en application tout ce que j’ai appris. J’ai fait des sacrifices et je suis ici depuis un mois. C’est vraiment l’encadrement optimal pour bien performer. Ça faisait longtemps que je les suivais sur les médias sociaux, et dès que je suis rentré, j’ai vraiment senti que j’étais inclus dans la grande famille même si je ne suis pas un permanent. Il y a énormément de poids moyens sous le même toit, que ce soit de l’UFC, Bellator ou ONE Championship. J’ai fait des rounds avec des gars comme Anthony Johnson et Derek Brunson, j’ai vraiment vu la crème de la crème. Ç’a été quatre semaines bien remplies, bien dirigé par Henri Hooft, l’entraîneur principal. C’est une formule que j’ai bien appréciée et que j’ai l’intention de répéter. »

Habitué d’être sur la carte principale, cette fois Barriault disputera le tout premier combat de la soirée. Il compte bien montrer qu’il comprend le message.

« Quand je parle de hauts et de bas… J’ai déjà combattu en finale dans un amphithéâtre rempli dans mes combats TKO et sur la carte principale dans mes autres combats à l’UFC, là je me retrouve un pied dans la porte et un pied à l’extérieur. C’est à moi d’aller montrer que j’ai encore ma place là. Plus que jamais je veux le faire, mais pour moi-même. Mais peu importe, foule ou pas, premier ou dernier combat, je m’en vais là pour gagner et j’ai faim. »