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Une révolution dans les règles de la Formule 1 signifie que les voitures seront plus légères et plus petites en 2026, et qu’elles miseront davantage sur la puissance électrique.
Après l’adoption de règlements qui auront un impact significatif sur l’avenir de la série reine du sport automobile, les équipes doivent maintenant s’adapter à un tout nouveau style de conduite et tenter de développer des innovations qui respecteront les règlements à la lettre.
À l’approche du Grand Prix d’Australie, qui marque le début de la nouvelle saison, voici un guide des concepts clés qui pourraient déterminer qui remportera la victoire, comment celle-ci se jouera et quel sera l’impact sur la qualité du spectacle en piste.
Taux de compression
La première véritable controverse de la nouvelle ère de la F1. Les règles relatives aux moteurs établissent un taux de compression de 16:1, qui mesure la force avec laquelle les pistons compriment le mélange de carburant et d’air avant qu’il ne s’enflamme. En théorie, un taux plus élevé signifie plus de puissance.
La réglementation prévoit un test pour empêcher les équipes de dépasser 16:1, mais les contrôles sont effectués à « température ambiante ».
Certaines équipes rivales croient que Mercedes a identifié un moyen de modifier le comportement des composantes lorsqu’elles chauffent pendant leur utilisation, ce qui lui permet de passer le test. Mercedes affirme que son moteur est tout à fait légal.
Après le tollé suscité pendant le calendrier préparatoire, les règles mises à jour exigent maintenant que les tests soient effectués à température de fonctionnement, mais seulement à partir du 1er juin. La première course soumise aux nouveaux contrôles est le Grand Prix de Monaco, le 7 juin, qui devrait être la huitième course de l’année.
Mode dépassement
L’ancien système d’aide au dépassement ‘DRS’ a disparu après 15 ans et, bien que les nouvelles composantes «aérodynamiques actives» remplissent une fonction similaire, elles peuvent être utilisées à tout moment. Ferrari propose la solution la plus remarquable à ce jour avec un aileron qui se retourne dans les lignes droites pour gagner en vitesse.
En 2026, l’électricité sera le moyen de dépasser. Le «mode dépassement» permet de libérer toute la puissance du système hybride à batterie pendant une courte période, généralement lorsque la voiture se trouve à moins d’une seconde de la voiture qui la précède.
Le système pourrait être affiné au cours de l’année 2026 s’il ne produit pas un impact suffisant. Certains pilotes se sont plaints lors des essais hivernaux que le mode dépassement avait tendance à trop décharger la batterie, le rendant inefficace dans de nombreuses situations, en plus de limiter leur capacité à se défendre en cas de tentative de dépassement d’un rival.
Lever le pied et glisser
La lenteur et la régularité permettent-elles de gagner une course? Pas en F1. Néanmoins, lever le pied de l’accélérateur est un moyen d’obtenir plus d’énergie par la suite.
Lever le pied et se laisser glisser dans les lignes droites est un moyen de «récolter» de l’énergie pour la batterie de la voiture au-delà de ce que la voiture génère lors du freinage.
Si les courses de 2026 sont trop axées sur les économies d’énergie, alors la FIA pourrait intervenir en vertu d’un engagement en faveur de « l’équilibre concurrentiel et la durabilité» qui a été ajouté aux règlements de 2026.
La FIA a déclaré que les amateurs apprécient la stratégie, mais que la conduite ne doit pas être «comme une partie d’échecs, où il s’agit uniquement de gérer et de déployer l’énergie», comme l’a déclaré le directeur du département des courses de monoplaces à la FIA, Nikolas Tombazis, à l’Associated Press l’année dernière.
L’art de ralentir
L’art de paraître plus lent que l’on ne l’est réellement. En général, les équipes de F1 veulent éviter d’attirer l’attention en réalisant des temps rapides pendant les essais hivernaux, ce qui signifie que ceux-ci sont rarement fiables si tôt dans la saison.
La F1 a souvent vu des équipes rivales exiger des enquêtes réglementaires sur toute technologie dominante.
La dernière fois que les règles relatives aux moteurs ont autant changé, Mercedes avait conçu un turbo hybride quasi imbattable, mais a rarement utilisé toute sa puissance.
Selon les règles de 2014, les équipes pouvaient modifier la puissance du moteur afin d’équilibrer la vitesse et la fiabilité. Mercedes utilisait souvent le «mode veille» au début des qualifications, puis augmentait la puissance juste assez pour obtenir la pole position, a révélé des années plus tard Paddy Lowe, alors directeur exécutif.
« L’idée était que, si Mercedes semblait ridiculement performante, des mesures seraient prises pour y remédier », a-t-il déclaré.
Cette stratégie a fonctionné. Mercedes a remporté le championnat des constructeurs, le premier d’une série de huit triomphes consécutifs.
L’air vicié
Les turbulences créées dans le sillage d’une voiture sont le cauchemar des amateurs de F1 et des législateurs.
Pour les pilotes, l’air vicié signifie moins d’adhérence dans les virages, ce qui complique leur tâche de se rapprocher de la voiture qui les précède. Pour les amateurs, ça transforme les courses en défilé ennuyeux.
Chaque fois que la FIA remanie les règles, elle tente d’interdire les pièces aérodynamiques qui brassent trop l’air. Cette année, elle a ciblé les ailerons avant « outwash » qui poussent l’air sur les côtés de la monoplace.
Chaque fois que la FIA prend des mesures, les ingénieurs trouvent des moyens de contourner les règles. La rapidité avec laquelle cela se produit pourrait déterminer la qualité du spectacle en F1 en 2026.





