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Lewis Hamilton et Ferrari peuvent-ils monter sur la plus haute marche?

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C’est une réalité difficile à accepter pour tous ceux qui ont suivi la Formule 1 ces vingt dernières années : ça fait près de deux ans que Lewis Hamilton n’est pas monté sur la plus haute marche du podium.

Autrefois vainqueur en série qui dominait le plateau, Hamilton, âgé de 41 ans, a connu de grandes difficultés la saison dernière, ne montant pas une seule fois sur le podium lors de sa première campagne chez Ferrari. Il avait rejoint la Scuderia après avoir quitté l’écurie Mercedes, qui lui avait fourni les voitures lui permettant de remporter six de ses sept titres de champion du monde de F1.

Hamilton n’a pas goûté à la victoire depuis le Grand Prix de Belgique en juillet 2024.

Depuis cette victoire, Hamilton a disputé 40 courses — 10 avec Mercedes, et 30 avec Ferrari — sans savourer de victoire. Sa première place lors de la course sprint en Chine l’année dernière n’a été qu’une mince consolation.

Mais cette saison, sa deuxième chez Ferrari, il a montré des signes de renaissance.

Le Britannique a décroché son premier podium avec Ferrari après avoir terminé troisième en Chine lors de la deuxième manche du calendrier. Il a ensuite fait mieux en signant deux deuxièmes places consécutives, à Montréal et à Monaco, avant la course de ce week-end.

Mais certains signes indiquent que Ferrari et lui sont de retour sur la bonne voie et sur le point d’ajouter une nouvelle victoire au palmarès record de 105 victoires de Hamilton.

Ce dernier abordera le Grand Prix de Barcelone-Catalogne en deuxième position au classement général, derrière Kimi Antonelli, qui n’avait que quelques mois lorsque Hamilton a fait ses débuts en F1 en 2007 — et qui l’a remplacé chez Mercedes.

Hamilton a déclaré jeudi sur le circuit de Barcelone qu’il était maintenant dans un meilleur «état d’esprit», après s’être adapté à Ferrari.

« La première partie de la saison a été formidable, a-t-il souligné. Il nous a fallu une bonne année pour apprendre à nous connaître, et je pense que c’est vraiment une bonne base sur laquelle nous pouvons bâtir. »

Il a ajouté que l’équipe avait pu apporter à la voiture les modifications qu’il avait demandées la saison dernière, ce qui, selon lui, lui donnait parfois l’impression de « se cogner la tête contre un mur ». Parmi ces modifications figurait un tout nouveau système de freinage qui a si bien fonctionné que son coéquipier Charles Leclerc a demandé la même mise à niveau pour sa voiture.

« Je suis passé d’une saison dans une voiture dont j’avais hérité et sur laquelle je n’avais pas eu mon mot à dire, à une voiture sur laquelle j’ai pu donner mon avis et qui intègre des éléments que j’avais demandés, a-t-il évoqué. L’équipe m’a écouté, ce qui est formidable. »

Le pilote anglais pourra s’appuyer sur l’expérience de ses six victoires en Espagne, dont cinq consécutives entre 2017 et 2021.

Pourtant, le vétéran joue la carte de la patience et donne l’avantage à Antonelli, au volant de sa Mercedes, réputée plus rapide, pour la course de dimanche.

« Je pense qu’il va être difficile de battre Mercedes, a-t-il reconnu. Nous nous efforçons simplement de nous concentrer sur nous-mêmes et d’essayer de nous améliorer au fur et à mesure. Ce n’est que le début. »