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Qui peut arrêter Mercedes?

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L’écurie Mercedes arrive à Montréal avec l’étiquette de grande favorite. Que ce soit pour son début de saison exceptionnel, mais aussi pour ses performances lors des dernières années au Circuit Gilles-Villeneuve, il est difficile de parier contre la marque à l’étoile.

Par contre, l’évènement de Miami a démontré que les poursuivants de Mercedes travaillent fort pour combler leur retard et que les écarts sont de plus en plus minces. Alors, qui montera sur le podium ce dimanche?

Au tour de Mercedes d’avoir des améliorations

Pendant que Ferrari, McLaren et Red Bull ont tous amené des améliorations majeures à leurs voitures à Miami, Mercedes jouait le jeu de la patience avec seulement quelques changements mineurs.

Les impacts se sont fait sentir. McLaren a décroché la position de tête lors de la course sprint avant d’inscrire un doublé lors de cette course du samedi. C’était la première fois cette saison qu’on ne voyait pas un pilote Mercedes au haut du classement lors de séances compétitives.

Les choses se sont améliorées pour la course régulière grâce à la position de tête et la victoire de Kimi Antonelli, acquise dans les puits grâce à une bonne stratégie de son écurie.

Cette fin de semaine, cependant, ce sera au tour de l’écurie de Toto Wolff d’amener des améliorations importantes sur ses voitures, et il sera intéressant de voir l’effet qu’elles auront, surtout qu’une seule heure d’essais libres est prévue cette année dans le cadre du week-end sprint.

Ça pourrait permettre à Kimi Antonelli de continuer son excellente séquence. Le jeune pilote de 19 ans impressionne, récoltant la position de tête et la victoire lors des trois dernières épreuves. Il écrit le livre des records chaque fin de semaine, devenant notamment le premier pilote de moins de 20 ans à mener le Championnat du monde de Formule 1.

Sa progression est fulgurante. À Montréal il y a un an, on commençait à entrevoir son potentiel alors qu’il récoltait le premier podium de sa carrière. Il arrive désormais dans la métropole en étant peut-être bien le favori pour remporter le championnat des pilotes.

De l’autre côté du garage, George Russell doit profiter du passage au Canada pour relancer sa saison. Il n’y a pas de raisons de paniquer dans son cas, après tout, il n’y a que 4 épreuves de disputées sur un calendrier qui en compte 22 pour l’instant. Par contre, alors qu’Antonelli est sur une excellente séquence, Russell a été exclu du podium au Japon et lors des deux courses à Miami.

Le Circuit Gilles-Villeneuve est l’endroit parfait pour lui. Il a récolté la position de tête à Montréal lors des deux dernières saisons et était intouchable en course l’an dernier. Pour lui, c’est une opportunité à ne pas laisser filer.

À quand une victoire pour Ferrari?

C’est Ferrari qui arrive au Québec au deuxième rang des constructeurs. La Scuderia a commencé la saison avec trois podiums lors des trois premières courses. Un début qui n’a rien de gênant.

La nouvelle règlementation, qui laisse tomber les voitures à effet de sol des dernières saisons, semble mieux convenir à Lewis Hamilton. De son côté, Charles Leclerc continue de tirer le maximum de ce que la voiture peut lui offrir (si on oublie le dernier tour à Miami).

Les voitures rouges sont particulièrement performantes au départ grâce à un turbo plus petit que le concurrence. On voit souvent Leclerc et Hamilton gagner plusieurs positions dès le lancement. L’envers de la médaille, c’est que le moteur Ferrari souffre aussi d’un déficit de puissance face au Mercedes.

Bref, les performances ne sont pas mauvaises, les podiums sont au rendez-vous, mais ce que les tifosis attendent, c’est une victoire. Pour revoir une Ferrari victorieuse, il faut remonter au Grand Prix du Mexique en 2024… une première place signée Carlos Sainz.

Quoi de mieux qu’un circuit qui porte le nom d’une légende de l’écurie pour y parvenir?

McLaren croit toujours à la défense de ses titres

McLaren s’est imposé l’an dernier en remportant à la fois le championnat des pilotes avec Lando Norris et le championnat des constructeurs.

Après avoir vu l’écurie connaître autant de succès, les deux premières courses de 2026 avaient presque l’air d’une mauvaise blague.

En Australie, Oscar Piastri a frappé le mur avant même le départ de l’épreuve. Puis, la semaine suivante en Chine, les deux pilotes ont dû abandonner avant d’accéder à la grille de départ.

Cependant, ce n’est pas ce qui va décourager Andrea Stella et son équipe, qui a réitéré son désir de défendre les titres de l’écurie.

McLaren a été en mesure de s’améliorer significativement en cours de saison lors des dernières années et tentera de refaire le coup encore une fois. À Miami, l’équipe a fait un bon pas en avant avec ce qu’on qualifiait de la moitié des évolutions sur la voiture. La deuxième vague d’évolutions arrivera à Montréal.

Les attentes seront donc grandes pour la formation britannique qui a eu l’impression de laisser filer des victoires lors des deux dernières épreuves. Au Japon, Oscar Piastri menait l’épreuve avant l’intervention de la voiture de sécurité. À Miami, Norris a perdu les commandes après avoir laissé Antonelli s’arrêter avant lui et réussir l’« undercut ».

Surtout, pour retourner au haut du classement, il faudra éviter à tout prix ce qui s’est passé au Circuit Gilles-Villeneuve l’an dernier, alors que les deux pilotes sont entrés en contact.

En même temps, ce qui représentait un moment difficile pour Lando Norris a maintenant l’allure d’un point tournant dans la saison du Britannique. Il avait ensuite récolté trois victoires en quatre courses, et c’est lui qui abordera fièrement le no 1 sur sa voiture cette fin de semaine.

Pas de repos pour Max Verstappen

Chez Red Bull, c’est le début d’une nouvelle ère avec le départ de Honda et l’arrivée de Ford. Évidemment, ça amène un lot de défi pour l’équipe de Laurent Mekies.

Max Verstappen a connu de la difficulté avec l’équilibre de sa voiture lors des trois premières courses de la saison, mais le travail fait par Red Bull lui a permis d’être beaucoup plus heureux à Miami. Il a d’ailleurs récolté la deuxième place en qualifications, mais un dérapage au premier tour est venu lui compliquer la tâche en course.

Vainqueur à Montréal trois ans de suite entre 2022 et 2024, Verstappen a décroché de la Formule 1 lors de la dernière semaine alors qu’il participait aux 24 Heures du Nurburgring, en Allemagne. Il a été impressionnant par son rythme, et sans un bris mécanique après 21 des 24 heures de l’épreuve, son équipe et lui se dirigeaient tout droit vers la victoire.

Le quadruple champion du monde fait du plus en plus de pige en endurance, ce qui semble lui faire un grand bien. On peut presque dire qu’il arrive reposé dans la métropole même s’il participait à l’une des courses d’endurance les plus exigeantes au monde.

À ses côtés, Isack Hadjar voudra rebondir après son contact contre le mur à Miami. Comme plusieurs autres avant lui, le Français découvre le grand défi que peut représenter le deuxième volant chez Red Bull. Très dur envers lui-même, il ne doit pas se décourager lorsque les obstacles se présentent. Il a le talent pour relever le défi.

RDS sera bien sûr votre destination pour suivre toute l’action cette fin de semaine. Toutes les séances de Formule 1 ainsi que les courses de Formule 2 et de F1 Academy seront diffusées sur nos ondes. Je retrouverai également mes collègues Pierre Houde et Bertrand Houle dans le cadre de nos émissions spéciales du jeudi au dimanche.

Bon Grand Prix!

Horaire du Grand Prix du Canada sur nos ondes

CalendrierÉvénements
Jeudi19 h : Émission spéciale (RDS)
Vendredi12 h 15 : Séance d’essais libres (RDS)
16 h : Qualifications de la course sprint (RDS)
19 h : Émission spéciale (RDS2)
Samedi11 h 30 : Course sprint (RDS)
15 h 30 : Qualifications pour le Grand Prix (RDS)
19 h : Émission spéciale (RDS)
Dimanche11 h 45 : Formule 2 (RDS)
14 h 30 : Émission d’avant-course suivi du GP (RDS)
20 h 30 : Émission spéciale (RDS)