MONTRÉAL – Le bulletin de mi-saison de Davis Alexander ressemble à celui de votre ami, à l’école primaire, qui était un premier de classe tout en étant le meilleur joueur de ballon-chasseur.
Alexander s’est amusé comme un enfant dans la cour d’école durant la première moitié de la campagne 2026. Mais, malgré une fiche de 8-1 et un différentiel de +74, Alexander et les entraîneurs des Alouettes de Montréal ont assuré qu’ils peuvent encore corriger plusieurs éléments.
Procédons à un tour d’horizon du club qui s’est établi comme le favori pour rafler la coupe Grey, le 15 novembre, à Calgary.
Bulletin des différentes positions
Quart-arrière 9.5/10
À sa deuxième saison comme partant, Alexander s’est déjà hissé comme la référence dans la LCF. En neuf matchs, il n’a pas franchi le plateau des 300 verges une seule fois pour un total de 3140 verges aériennes.
Pour vous donner une idée, en 18 matchs en 2014, les quarts des Alouettes (Jonathan Crompton, Troy Smith, Alex Brink et Tanner Marsh) avaient dû se contenter de 3784 verges et ce n’était guère mieux en 2018 avec 3869 verges pour Johnny Manziel, Antonio Pipkin, Drew Willy, Jeff Matthews, Vernon Adams et Matthew Shiltz.
S’il demeure en santé, Alexander pulvérisera ces statistiques. Cette saison, les Alouettes ont accru leur efficacité à marquer des touchés et ils dominent la LCF pour les jeux explosifs. Leur différentiel de +74 est fascinant en comparaison avec celui de -103 du Rouge et Noir d’Ottawa.
Et c’était amusant de voir la vidéo des réseaux sociaux la LCF dans laquelle plusieurs joueurs ont identifié Alexander comme un expert pour taquiner ses adversaires.
Dustin Crum est un bon réserviste, mais il n’était pas assez efficace pour les faufilades et il a été remplacé par Terry Wilson.
Receveurs 9/10
Tyson Philpot pourrait réussir la saison la plus productive de l’histoire de la LCF, c’est tout dire. Mais il faut ajouter que Philpot joue de manière si divertissante qu’il ajoute sa renommée à celles des Jamel Richardson, S.J. Green et Ben Cahoon.
Quant à Tyler Snead, il s’est établi parmi l’élite du circuit en dépit de sa petite taille. Cet athlète a tout pour inspirer de nombreux jeunes sportifs.
Les Cole Spieker, Alexander Hollins, Kaseem Ferdinand et Jerreth Sterns sont tous assez fiables pour les compléter avec brio.
Porteurs de ballon 9/10
En quelques jeux, en 2025, Travis Theis avait démontré qu’il était taillé sur mesure pour la LCF. Cette saison, il ne lui restait qu’à prouver sa durabilité et sa constance. Theis a poussé le tout à un autre niveau en malmenant ses opposants avec ses courses et ses blocs.
Si Stevie Scott pouvait éviter les blessures, il aurait eu raison de dire que les Alouettes détiennent le meilleur duo de la LCF.
Ligne offensive 9.5/10
Outre quelques minuscules défaillances en début de saison, la ligne offensive des Alouettes a été sublime. Peu expérimentés, le garde à droite Donald Ventrelli et le bloqueur à droite Tiger Shanks ont rapidement élevé leur niveau de jeu. Cyrille Hogan-Saindon a brillé depuis qu’il a remplacé le centre Justin Lawrence.

En défense
Ligne défensive 8/10
Cette unité est parvenue à répartir la contribution. Pendant qu’Isaac Adeyemi-Berglund attire beaucoup d’attention, les Daniel Wise, Josh Archibald, Kylan Guidry, T.J. Guy et David Perales ont réussi des jeux déterminants. Mustafa Johnson demeure le joueur le plus redoutable du lot, mais il doit s’éloigner des blessures. Quant à Lwal Uguak, il veut retrouver du lustre dans son jeu.
Secondeurs 8.5/10
À sa première saison comme secondeur intérieur partant, Geoffrey Cantin-Arku a démontré sa très grande valeur avec sa mobilité et sa robustesse. Tyrice Beverette n’a pas été aussi productif que par le passé, mais on le sent retrouver ses ailes. Najee Murray demeure très fiable, mais souvent fragile.
Comme prévu par les dirigeants, Micah Awe s’est avéré un excellent ajout pour contribuer de différentes manières.

Demis défensifs 8.5/10
Cette unité n’a pas été épargnée par les blessures, mais elle a maintenu un très bon rendement. Faion Hicks et Gemon Green ont notamment démontré de beaux atouts en relève. Lorenzo Burns et Wesley Sutton n’ont pas ralenti du tout comme partants tandis que Robert Kennedy a poursuivi son éclosion.
Maraudeur 8/10
La fiabilité de Nate Beauchemin pour plaquer n’était pas amplifiée. Il a ravi le poste à Arthur Hamlin et Jonathan Sutherland n’a pas démontré qu’il pouvait le surpasser. Parfois, Beauchemin arrive un peu trop tardivement sur certaines actions, mais ce n’est rien de majeur alors que la vitesse de Marc-Antoine Dequoy, son prédécesseur, ne court pas les rues.
Unités spéciales 7/10
Voilà la plus basse note du bilan et elle s’explique surtout par deux facteurs. Des plaqués bousillés ont amoindri l’efficacité dans les six ou sept premiers matchs, les spécialistes des retours étaient décevants avant l’entrée en scène de Devonte Dedmon qui a exercé un impact immédiat.
Botteurs 9/10
Jose Maltos-Diaz et Joseph Zema ont développé une constance fascinante. Sans être parfaits dans leur art difficile à maîtriser, ils ont aidé, à plusieurs reprises, leurs coéquipiers qui ont une immense confiance envers eux.
Dirigeants 9.5/10
On inclut dans ce groupe l’entraîneur-chef Jason Maas, ses nombreux adjoints, le directeur général Danny Maciocia et son équipe de recrutement.
Nettement moins connu que Martin St-Louis dans le paysage montréalais, Maas s’est établi comme l’un des meneurs les plus efficaces et appréciés à diriger une équipe à Montréal. Lui et ses adjoints ont raffiné l’art d’élaborer des plans de matchs adéquats et de préparer les réservistes.

Pour que le succès soit au rendez-vous, il fallait dénicher les bons athlètes; mission relevée.
En 2024, les Alouettes avaient entamé l’année avec un dossier de 10-1 avant de cafouiller en finale de l’Est. Un scénario rappelant que la prudence est de mise.



