SAN FRANCISCO – Un burger de 3,5 livres à 180$US ! C’est de la pure folie, mais, à tort ou à raison, la NFL voit toujours plus grand. Heureusement, on retiendra davantage la beauté hypnotisante de San Francisco et surtout la région du Golden Gate.
Chaque fois qu’on a le privilège de couvrir le Super Bowl, on le savoure. Pas en mangeant un burger gargantuesque et hors de prix, mais plutôt en se plongeant à fond dans cet événement qui est toujours unique.
Ça ne veut pas dire que tous les journalistes accrédités pour le match connaissent le football.
Vous aurez probablement de la misère à me croire, mais, après la partie, une journaliste a demandé à Drake Maye, « qu’est-ce que ça représente pour toi d’avoir gagné le championnat ? ». Malgré la frustration, Maye a conservé une bonne attitude. Pour sa question, je vous jure que c’est vrai, j’ai conservé l’extrait audio tellement c’était malaisant.
C’était la troisième fois que la NFL optait pour attirer la planète football dans la région de San Francisco. À travers la couverture la plus exhaustive qu’on voulait fournir, à partir de la Californie, avec les collègues Didier Orméjuste, Pierre Vercheval, David Arsenault et notre caméraman Stéphane Hécube, on avait seulement deux exigences : contempler le Golden Gate et visiter Alcatraz.
Ce pont mythique est loin d’avoir déçu, il est à couper le souffle ! Dire que la marine américaine voulait le peinturer en noir avec des lignes jaunes…
Si vous prévoyez admirer le Golden Gate prochainement, n’oubliez surtout pas de prévoir du temps pour visiter les lieux avoisinants du sublime Parc Presidio incluant le Musée de la famille Walt Disney.
Participer aux émissions de RDS et écrire des articles avec le Golden Gate comme décor, ça restera un souvenir précieux.
Samedi matin, avant notre journée de travail, il fallait prendre le temps de se rendre sur l’île d’Alcatraz située à près de deux kilomètres du rivage. Pour la première fois de la semaine, le brouillard était au rendez-vous, mais ça cadrait à merveille avec l’expérience si déstabilisante de visiter cette ancienne prison à sécurité maximale.
Disons que, dans l’immensité des moyens de la NFL, ça nous ramenait sur terre de visiter les suffocantes et rudimentaires cellules de cette prison fermée en 1963.
On aurait aimé prolonger, quand même pas trop, ce retour dans l’histoire, mais il fallait revenir au football. D’ailleurs, à notre départ, on a croisé une femme et un homme qui ont été élus « partisan(e) de l’année » respectivement par les Seahawks de Seattle et les Patriots de la Nouvelle-Angleterre.
Ils avaient reçu ce titre en 2024 ce qui leur a valu une invitation au Super Bowl à La Nouvelle-Orléans l’an dernier. Par une belle coïncidence, leurs deux équipes ont atteint le match ultime cette année si bien qu’ils sont de retour au Super Bowl.
Durant la visite, avec le confrère d’une grande sagesse Nicholas Richard de La Presse, on a aussi eu le bonheur de croiser quelques Québécois.
Outre le match, les rencontres, resteront toujours l’aspect le plus merveilleux du Super Bowl. Au fil des ans, on a pu poser des questions à Tom Brady, Travis Kelce, George Kittle, discuter avec J.J. Watt, Kurt Warner, LaDainian Tomlinson, Rob Gronkowski…
Cette année, on aura grandement apprécié bavarder avec Devin McCourty, Jaxon Smith-Njigba, Cooper Kupp, Christian Gonzalez et Josh McDaniels notamment.
Poursuivons avec une agréable rencontre à saveur locale, qui allie le football et le baseball.
Casquette des Expos sur la tête, on attendait nos collègues au Centre des médias quand un homme, bâti comme un athlète, regarde en notre direction.
-J’aime ta casquette, lance-t-il.
-Merci, c’est gentil, de lui répondre en croyant qu’il a déjà vu un match des Expos.
-J’ai joué pour eux !
-Excusez-moi, vous avez joué pour les Expos, vous devez me raconter votre histoire.
Et c’est là que j’apprends qu’il s’agit de Jerry Goff, le père de Jared Goff, le quart-arrière des Lions de Detroit qui jouait au Pro Bowl cette semaine.
Si sympathique, Goff m’a demandé si on utilisait encore le Stade olympique et il se souvenait à quel point c’était interminable de soulever la toile à son époque (il a joué pour les Expos en 1990 et 1992).
Il a bien ri, et quelque peu soupiré, quand je lui ai raconté les travaux actuels à l’anneau technique qui coûteront une fortune en plus de nécessiter d’autres immenses améliorations.
Goff a terminé sur une note positive en vantant à quel point il avait adoré la culture à Montréal, l’une de ses villes préférées.
« En plus, j’ai eu la chance de jouer avec de grands athlètes comme Tim Wallach, Larry Walker, Tim Raines et Andres Galarraga qui était si gentil », a confié Goff.
Comme quoi, même dans une ville aussi magnifique que San Francisco, on parle toujours un peu de Montréal.








